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Naître pour être sacrifié? Inacceptable. [Mission J-1997]

 
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Gemini


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MessagePosté le: Jeu 15 Aoû 2013 - 02:57    Sujet du message: Naître pour être sacrifié? Inacceptable. [Mission J-1997] Répondre en citant


Jour 1


Elle était debout parmi les cendres de ce qui avait été des clones. Son regard pair observait avec une désolation bien dissimulé la perte de vie innocente. Comment en était-elle arrivée là?



Eleonor Saurel avait de la misère à le tracer dans son esprit tant le cheminement s'était avéré forcé par une main invisible, la main despotique de la haute. Née dans le niveau 6, elle avait grandit avec son père. L'homme en question l'avait gardé après que sa mère se soit fait tuer bêtement dans une explosion terroriste au 5. Son père n'était pas un modèle de bienséance ou de bon exemple, il était un homme tout juste assez fortuné pour se laisser aller à l’oisiveté. Son petit commerce au 5 lui permettait de vivre assez rondement pour ramener une fille ou deux chaque soir, différente. Il n'avait jamais repris d'épouse, "Parce qu'il ne voulait pas une nouvelle chaine à son cou et que sa gosse suffisait déjà". Il comptait sur elle pour pourvoir à ses besoins dans ses vieux jours. Une fille connu, une tonne de bâtard, ça devait être l'approximation à peu-près exacte de "l'héritage Saurel".

Elle avait donc grandit, on l'avait poussé à des études supérieures. Eleonor avait du talent? On l'avait enrôlé dans le Complexe Clonique. Pourtant, elle était de ces gens qui échappaient un peu à l'ambiance générale. Adolescente, elle avait retrouvé un de ses frères bâtards, un voyous, une tête brûlé et un type un peu violent. Malgré sa mauvaise nature, il avait sut défouler son énergie agressive dans une vocation autre qu'être un prédateur de femme comme leur père commun l'était probablement: il était devenue un anarchiste. Il se battait "pour la juste cause". Mademoiselle Saurel était alors encore loin de la vérité, de Savoir ce qui se passait dans ces complexes blancs, lointain, la tour d'ivoire du Gouvernement. Ce n'est que plus tard, lorsqu'elle fut engagée dans le Complexe Clonique, qu'elle compris toute l'étendu de l'horreur. Des vies et des vies sacrifiées, torturées. Elle allait participer à Ça? Elle ne pouvait pas accepter ça. Pourtant, un évènement changea la donne. Une autre nouvelle scientifique eu le cran de s'exclamer contre l'horreur et de quitter son poste. Qu'est-ce qui lui arriva? Le lendemain, aux nouvelles, on l'avait retrouvé morte. Rien de bien précis à identifier, juste un tas de chaire. La pauvre s'était supposément jetée du niveau 6 pour aller s'écraser comme un tas de bouillie rouge sur une rue du 5. Seulement son ADN avait su l'identifier.

La peur au ventre, Eleornor Saurel s'était soumis. La peur avait été si grande qu'elle en avait même coupé les ponts avec son demi-frère rebelle, un.. Pitch Black? La réalité la rattrapa d'un coup de fouet, elle se tenait encore dans cette rue délabrée, ruinée par des feux chimiques, quand des ambulanciers passèrent avec un corps calciné. Le col de la veste lui fit un haut le coeur, elle la reconnaissait: C'étais la veste qu'elle avait offert à son demi-frère il y a 4 ans. Aucune personne de la basse comme eux ne pouvaient s'offrir cette marque et ce modèle. C'étais lui, très certainement. Repoussant un autre généticien sur le coté, elle se rua à une poubelle pour vomir. Son visage frêle avait les lèvres tremblantes, la mine blême comme un drap. On évalua que l'endroit était au dessus des moyens de la jeune femme, elle fût ramenée au Complexe Clonique. Un autre généticien allait devoir prendre son chiffre sur le terrain. Ce jour là, un clone de première importance, un Lieutenant des forces spéciale "J" fût apporté à sa table d'opération. Remise partiellement de son expérience troublante du matin, elle se pencha sur le cas du malheureux. La nuit allait être longue.


Jour 2


La jeune femme s'était assoupit dans un des sièges de sa salle opératoire. Après avoir stabilisé le clone, elle avait eu besoin de repos et quitter cette pièce ne lui disait rien de bon. Elle n'avait pas su être à la hauteur sur le terrain, elle était probablement une des scientifiques de l'endroit les moins riches: elle devait réussir. Un clone passa lui donner son déjeuner sur un plateau, rien de bien élégant, du nutrilide et une barre nutritive. À peine mieux nourrit qu'une clone, elle se pencha sur l'être qu'elle avait sommairement réparé. Brûlure, un bras cassé, plusieurs balles... Il était presque miraculeux qu'il ait survécu. En même temps, les Lieutenant étaient souvent les scions de leur propre catégorie, ce "J" devait être un spécimen particulièrement capable.

Pourtant... Le clone démontrait clairement des anomalies. Son collier avait été gravement endommagé, l'anneau de métal s'était refermé sur sa gorge comme un étaux et c'est probablement ce qui avait fait perdre conscience à cette machine de guerre plus que les blessures subit. Lorsqu'elle avait sectionné le collier, elle avait remarqué qu'une part de la puce avait traversé la peau pour que le recoin de celle-ci soit visible. Sur le coup, elle avait été embêtée de la situation. Normalement, elle aurait dût ouvrir le cou directement et tout replacer et remplacer... Au lieu de cela, elle retira la puce complètement ce matin-là et paralysa l'être simplement par soluté. Un acte du genre était une trahison au premier degré, un acte qui se mérite le châtiment de mort. Sans parler que si elle dosait mal ses solutés et que l'être reprenait complètement ses moyens, il pouvait la tuer en un claquement de doigt. C'était du déjà-vue. Au lieu de s'effrayer, elle épongea longuement le visage absolument identique à tous les "J", celui de 1997, et commença à lui parler tout bas. Avait-elle perdu la raison en voyant la veste de son frère mort? Peut-être. Pour sa part, elle ne s'était jamais sentit aussi légère de sa vie. Il ne fut pas capable de comprendre ce qu'elle lui dit cette journée là, et elle le comprit. Elle attendit donc que le clone soit apte à être Conscient. Par mesure de sécurité, elle le garda quand même dans une sorte de coma contrôlé où ils pouvaient entendre ses mots à travers les rêves.


Jour 3


"Je suis Eleonor Saurel et j'ai choisis de te sauver la vie J-1997. Plus encore, j'ai choisi de sauver ton âme."

Voici les premiers mots qui arrivèrent au subconscient de celui-ci. La guérison allait de bon train, Eleonor continua ses soins alors qu'elle lui murmurait patiemment la même phrase. Une machine branché à la tête de celui-ci lui démontrait ses activités nerveuses. Quand il y avait une réaction, elle changeait de phrase et continuait de répéter afin qu'il obtient ses messages lointain.

"Je suis une scientifique, mais je n'ai pas voulu ma vie. Je n'ai pas voulue être un monstre, on a fait de moi un monstre. Néanmoins, je le suis, un monstre."

Des mains douces pouvaient être ressentit, des mains attentives changeait les pansements, déliait les muscles avec attention, elle préparait cet être à la plus grande aventure de sa vie: le retour dans la réalité. Jamais elle n'avait autant aimer son travail, jamais elle n'avait ressentit cette impression aussi limpide de faire quelque chose de juste, de bon. Ce jour là, elle remit une "puce" au clone, mais une fausse. Cette attrape allait peut-être lui servir dans sa vie prochaine afin de se faire passer pour un clone dominé. L'adrénaline de insubordination l'électrisait. Elle honorait son frère perdu, elle était maintenant une rebelle au coeur même de la machine infernale, elle allait libérer un de leur meilleur clone.

"Lorsque tu te réveilleras, nous serons peut-être loin. Je ne veux plus de cette vie, je vais donner ma vie à la liberté. Je vais descendre et t'amener avec moi. En bas, je demanderai pardon à tous les clones car je suis une généticienne et les gens comme moi sont ceux qui vous esclavage pour le Gouvernement. Peut-être que tu me tueras, peut-être bien que je le mérites aussi."

Jour 4


La réalité se faisait déjà plus proche, plus claire. Pratiquement guérit, Eleonor Saurel continuait de lui parler et ses paroles n'avaient plus besoin d'être inlassablement répété afin que J-1997 soit capable de l'entendre. C'était tout comme s'il était simplement paralysé les yeux fermé alors qu'il pouvait sentir le parfum de celle-ci, entendre ses paroles clairement et ressentir les mains de la jeune femme le soigner inlassablement.

-Tes plaies sont très belle, à vrai dire, je ne vois pratiquement plus rien. Je te fais un traitement spécial aujourd'hui et demain tu seras complètement remis sur pied. Je m'arrangerai pour m'enfuir avec toi... J’imagine que tu te demandes pourquoi je fais ça, au fond. Même que, il y a de fortes chance que tu as tué mon frère, il était un Pitch Black. Pourtant, vois-tu, je sais que tout comme moi, tu n'avais pas exactement le choix. Moi je ne suis pas dominée par une puce, mais je suis prisonnière d'ici quand même. Ils pourraient me tuer pour n'importe quel prétexte. Le Gouvernement m'a pris ma vie comme il prend la votre et je ne peux plus l'endurer. Je... J'aimerais tant demander pardon à chaque clone qui ont un jour passé sur ma table d'opération. Hier, dans la nuit, je suis allée voir d'autres clones blessés pour les soigner de leur domination. Nous serons plusieurs à nous évader.


Une heure ou deux passa dans lequel la jeune femme fredonnait tout en soignant le clone. Le fredonnement mélancolique de celle-ci était la musique du fond du monde onirique dans lequel le clone devait être le prisonnier temporaire alors que sa conscience se reprennait des forces. Les bruits changèrent drastiquement lorsque la porte claqua et que des gens se ruèrent dans la pièce. Un cri de surprise d'Eleonor Saurel retentit alors que la vois masculine d'un capitaine humain résonna.

-Eleonor Saurel! Vous êtes arrêtée pour sabotage de matériel, nous avons des preuves comme quoi vous avez saboté 4 clones J la nuit dernière! Menottez-là!

Le scientifique vérifia que la puce de J-1997 était toujours en place.

-Celui-là est toujours intacte, c'est déjà ça... Emmenez-là!

Un autre cri retentit ainsi que le son d'une personne qui se débat. La source du son disparu, laissant J-1997 incapable de mouvement, seul, dans le silence.


Jour 5
Matin


Il était maintenant le milieu du matin quand le corps de J-1997 commença à complètement lui obéir et que les derniers fragments de soluté donné par Eleonor se dispersaient. À l'intercome, une annonce passa brièvement invitant tous les membres à aller voir la chaîne 5 de la télévision interne. Cet outil était un des outils de soumission pour les employés. Ce n'était pas tous les gens ici qui s'y plaisait, même très bien, il fallait être un sociopathe pour voir la situation des clones sans se sentir bouleversé. Ici il était clair que les clones n'étaient pas si loin de l'homme, tous les membres étaient au courant des puces.

Sur la chaîne 5 on présenta l'exécution d'Eleonor Saurel. Relâchée dans les couloirs rouges, les couloirs pour les clones défectueux, la jeune femme était sur le sol. Sa mine semblait affaiblit, probablement avait-elle été battue. Incapable de se lever, elle se fit submerger par une fumée blanche toxique. Son corps se débattit, se convulsa frénétiquement jusqu'à ce qu'elle ne bougea plus, inerte. Eleonor Saurel était morte... Mais elle avait laissé derrière elle un héritage: J-1997. Le clone en question avait tout le pouvoir d'ouvrir la télévision et d'observer la fin de sa "bienfaitrice". La chambre était, pour le moment, complètement vide. Un clone dominé alla ensuite cueillir la dépouille, c'est à ce moment précis que la vidéo arrêta et qu'une note rappelant aux employer de ne pas sympathiser avec les clones passa à l'écran. Bon matin?


[HRP: Cette vidéo n'est pas exactement la situation mais elle colle très bien certains élément et l'ambiance maladive, inquiétante, de certaines part du Complexe Clonique. tu auras éventuellement la carte de ta mission lorsque ton personnage en aura de besoin! Pour l'instant il est dans une pièce à la porte fermée dont il ne connait pas l'emplacement exact.]
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MessagePosté le: Jeu 15 Aoû 2013 - 02:57    Sujet du message: Publicité

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Jo'


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MessagePosté le: Sam 17 Aoû 2013 - 17:14    Sujet du message: Naître pour être sacrifié? Inacceptable. [Mission J-1997] Répondre en citant

Jour 1

La douleur. Elle était là partout, autour de moi, à l'intérieur même de mon corps, assombrissant une fois de plus ma conscience. Au moins le même gouffre me sépares maintenant du Gouvernement, et peut-être même pour de bon, me disais-je amèrement, alors qu'une douleur déchirante me traversa une dernière fois et que l'obscurité, monstre affamé et mortel, m'avala.

Jour 2 et 3

Un rêve est un monde à part, qui accueille votre esprit en attendant des temps meilleurs - quand vous serez moins fatigués, ou complètement guéris. Il ne laisse, pour seul souvenir, qu'un goût vague en bouche, ou une odeur légère sur la peau.
Le sommeil artificiel n'est guère différent; mais au lieu de vous protéger, il vous enferme et vous étouffe, se joue de vos sens en cachant des parcelles de réalité derrière un fourmillement de rêves mensongers, ne laissant apparaître la vérité qu'à la lisière de votre conscience, pour la faire disparaître dès que vous vous concentrez dessus.
Mes rêves m'avaient toujours promis la liberté, dès le premier jour où Ils m'avaient volés mon corps et m'avaient enfermés dans ce monde volatile. J'avais appris à ne pas les croire, ces voix m'annonçant une Libération prochaine, ces pseudos-souffles de vent sur ma peau, ces mirages (où sont-ils des bribes de souvenirs ?) de temps meilleurs à venir ou passés.
Depuis peu (ou est-ce depuis toujours ? Je n'arrive plus à le savoir) une autre Voix, plus féminine, insistante, me hante. J'ai tenté de m'en cacher, dans chaque recoin de ma conscience; j'ai tenté d'ignorer ce murmure persistant, de le chasser, même de l'abattre, par peur de ce qu'il pourrait m'annoncer; mais la Voix a fini par gagner et me submerger.
Elle m'a annoncé qu'elle ne me voulait pas de mal, mais me sauver - et qu'elle s'appelle Eleonor Saurel.
Elle est très différente des autres Voix - ni rocailleuse et imposante comme celle qui me donne des ordres, ni implorantes et désespérés comme celles qui pensent qu'elles peuvent encore être sauvés. Elle est mélodieuse, mais sonne tout de même triste. J'ai appris qu'elle avait perdu son frère il y a peu, et qu'elle voulait donc nous aider. Elle est un peu folle, cette Voix-là, mais contrairement aux autres je l'aime bien. Je la laisse m'accompagner, parfois me bercer. Maintenant, c'est son absence et le silence qui me sont insupportables.


Jour 4

La Voix sonne maintenant de plus en plus excité - elle veut s'enfuir avec moi. Je commence à m'inquiéter pour elle : quelque part au fond de moi, je suis convaincu qu'elle court un danger très grave, que je devrai la prévenir. Mais je n'y arrive pas, même si je me fait de mon mieux. Pourtant, je persévère, je tente de briser la glace qui m'empêche de communiquer avec la Voix. Au début, malgré mes coups mentaux, rien ne semble changer - mais, après de nombreux efforts, je sent enfin des brèches s'ouvrir dans ce mur. Ma pensée s'éclaire - je devines que la Voix est une personne, et qu'elle souhaite réellement s'enfuir. Ma détermination se renforce encore, pour la dissuader de cette folie. Je tente d'ouvrir les yeux, de retrouver le contrôle de mon corps... De ma langue, surtout. Maintenant, même Elle semble remarquer mes efforts. Elle veut me calmer - il faut que j'attendes demain, selon elle. Elle me chuchotes des mots pour tenter de me tranquilliser, en vain. Rien ne saura me tranquilliser tant que le danger n'est pas écarté. Les brèches grandissent, de plus en plus, et je suis sur le point de bouger mes lèvres quand... Un bruit. Une porte qui claque. Et la voix rocailleuse, celle que je crains par-dessus tout, qui résonne. Pris d'une peur incontrôlable, je plonge à nouveau dans l'inconscience, alors que j'entends la Voix féminine crier.

Jour 5

Je sent maintenant le mur devant moi s'évaporer lentement. Non plus comme hier, quand il se fissurait devant mon assaut mental (je n'en ai plus la force, depuis l'irruption du Capitaine et la disparition d'Elle), mais de façon douce. Petit à petit, je me sent sortir du monde de l'inconscience pour revenir dans le monde physique.

J'ouvre les yeux. La lumière est blanche. Trop éclatante. Elle me fait mal. Peu importe : je suis trop heureux d'avoir repris le contrôle de mon corps. La satisfaction ne dure malheureusement pas longtemps : alors que je me réveille, je prends conscience de ma situation périlleuse. Je sent les souvenirs de ce rêve - ce cauchemar de presque 10 ans - s'effriter entre mes doigts, sans que je ne puisse retenir que des fragments. Et un nom : Eleonor Saurel. Je suis convaincue que, si je suis Eveillé, c'est grâce à elle - et je suis certain qu'elle est en danger. Je prends la décision d'aller la sauver, de faire ce que je peut, quand l'écran au mur s'allume, sur le Canal 5. Je ne peut m'empêcher d'écouter quand une voix, froide et lointaine, annonce l'exécution d'un traître pour avoir saboté plusieurs clones. Je ferme les yeux pour éviter de regarder la scène - mais rien ne saurait me protéger du cri déchirant qu'elle lance avant de mourir.

Quelque part en moi, je sent quelque chose casser en réponse à ce cri ultime. Je détruirai ceux qui en sont responsables, un par un. Et plus jamais je ne laisserai quelqu'un mourir pour moi. À cause de moi.
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Gemini


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MessagePosté le: Mar 20 Aoû 2013 - 03:06    Sujet du message: Naître pour être sacrifié? Inacceptable. [Mission J-1997] Répondre en citant

La dépouille d'Eleonor Saurel était disparu de l'écran avec le message d'avertissement bien sobre, bien léger, après un meurtre en directe. Pourtant, c'était les manières de l'endroit. Les dirigeants n'avaient rien à craindre, ni les anciens. Blasé ou aliéné par l'environnement sadique de leur travail, plusieurs avait perdu la notion de l'humanité ou de la compassion. Il y avait gros à parier que le corps d'Eleonor Saurel serait incinérée avec le reste des clones cobayes morts du jour.

Le temps et la pensée du clone s'était arrêté sur ce moment fatidique qui avait été présenté à l'écran. Pourtant, les aiguilles tournaient, la machine infernale continuait à torturer ses créations et ses esclaves. Des gens passèrent dans le couloir sans s'attarder à la chambre de J-1997, une chance temporaire. Tôt ou tard, on passerait venir voir l'état de la "marchandise". Il devait songer à sa stratégie.

La chambre avait plusieurs fenêtres renforcée qui laissaient entrevoir la ville dystopique et ses haut niveaux principalement. Le lit était auprès de la fenêtre(1), la télévision au devant de celui-ci(2). Au centre de la pièce, il y avait la table où Élonor Saurel avait soigné le clone dans les derniers jours(3). Un classeur était placé dans la pièce, tout proche de la table, certains tirroir encore ouvert (6). à quelques pas de là, en direction de la porte actuellement barrée, il y avait une chute à déchet(7). Le reste de la pièce se contentait d'un coin de remise pour du matériel médical (4) et puis la porte... Auprès de celle-ci était quelques crochet auquel les employés pouvaient accrocher leur effet. Il y avait encore le sac à main et le sarrau d'Éléonor Saurel, son odeur imprégné à celui-ci (5). Le parfum de la défunte scientifique pouvait être familier à J-1997, celui-ci étant l'odeur principale qui l'a hanté ces derniers jours de convalescence
.



[HRP: Les chiffres correspondent à ceux dans la carte, lorsque je vais considérer nécessaire, j'appliquerai des règles de jeu. La carte est actuellement noirci pour les parts actuellement inconnu. Si ton personnage navigue à certains endroit et trouve des points de repère, il est possible que de grandes parts de la carte apparaît. (Mais il est actuellement embarré dans la dite salle). Ton personnage peut fouiller, je lui donnerai le résultat de ses fouilles. Si tu as des questions, me mp.]
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Jo'


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MessagePosté le: Mer 21 Aoû 2013 - 17:06    Sujet du message: Naître pour être sacrifié? Inacceptable. [Mission J-1997] Répondre en citant

Une fois la dépouille sortie, J prit conscience qu'il fallait agir, et rapidement. Lentement, la vague de rage reflua, jusqu'à ce qu'il sentit prêt à agir. Sa situation était pour le moins délicate : une fois sortie de la sécurité relative de la chambre, la moindre erreur pourrait signifier sa mort. Ou pire. Il fallait être prêt, et utiliser tout ce qui pouvait être utilisable avant de sortir s'exposer au monde extérieur.

Quand il examina en détail l'espace où il se trouvait, il remarqua tout d'abord la sacoche. Il avait envie de l'emmener avec lui, mais il se rendit bien vite compte que ce serait suspect, et qu'il faudrait absolument éviter de se faire remarquer. Il se contenta donc de la fouiller, cherchant de l'argent, et éventuellement un souvenir d'Elle. Quand il releva la tête, il remarqua le sarrau de la femme; l'idée lui vint qu'il pourrait éventuellement se déguiser, pais il la rejeta, se disant qu'il,passerait tout à fait inaperçu en tant que clone dans le Complexe. Il verrait bien ce qu'il ferait une fois dehors, une fois le moment venu !

Une fois qu'il eut fini avec les affaires d'Eleonor, il se tourna vers le classeur, laissant la remise de côté dans un souci d'aller vite : il fallait rattraper le temps perdu à la regarder mourir. Il ne lut pas non plus les différents papiers se trouvant à l'intérieur, cherchant uniquement une carte. Si Elle avait voulu s'échapper, elle avait bien due mettre un plan quelque part, non ? Peut-être bien ici... L'espoir était permis. Il espérait juste que personne n'entrerait pendant qu'il fouillait, quoi qu'il avait pris soin de mettre le sarrau sous la porte, rendant l'ouverture (peut-être) plus difficile. Avec un peu de chance, il aurait le temps de réagir si on tentait d'entrer...


HRP : voilà, j'attends de savoir ce qu'il a trouvé avant de voir s'il réussit à sortir de sa cage ! La carte est très lisible (mais un peu vide pour le moment ^^), c'est impressionnant de voir le travail fourni... Je me demandais juste ce que représentait un carré : un mètre carré ?
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MessagePosté le: Jeu 22 Aoû 2013 - 03:05    Sujet du message: Naître pour être sacrifié? Inacceptable. [Mission J-1997] Répondre en citant

La jeune généticienne avait effectivement eu un plan. Si elle n'avait pas eu moindrement une tête sur les épaules, elle ne serait pas devenue une généticienne après tout! Mais avant cela... le sac à main de celle-ci.

Eleonor était probablement une femme simple, hormis sa vie partiellement captive et l'étrangeté de son travail. Bricole de femme: un rouge à lèvre bien léger, peut-être une femme timide ou renfermée? Comment ne pas l'être dans un tel environnement? Il y avait aussi dans son sac à main le fameux flacon contenant l'odeur qui avait marqué son passage, un parfum. Il n'avait pas de marque, ni d'inscription. Était-ce une création maison de la scientifique? C'était possible, va savoir quel passe-temps cette jeune femme avait de son vivant. Son portefeuille comporta quelques cartes magnétiques, mais il était probablement impossible d'en user sans les codes d'accès. Cependant, la chance lui sourit: il y avait une carte cadeau d'une magasin de surface du 5e niveau, une sorte de magasin général qui vendait de vêtement à nourriture. La carte avait inscrit sur celle-ci: 50 crédits. Dans son porte-feuille était glissé la photographie d'un voyous. Son visage, son sourire sauvage, put donner à J-1997 une légère migraine.

Cet homme, il l'avait vue récemment. Un flash bref d'un corps brûlant au sol effleura l'esprit du clone une fraction de seconde pour ensuite disparaître tout aussi rapidement. Une autre photographie démontrait Eleonor Saural serrant le dit voyous avec un grand sourire. Ce n'était pas là une accolade romantique, non, plutôt fraternelle.

Le sac à main ne contenait pas grand chose de plus si ce n'est des menthes artificielles, 3 cachets nutritifs sous vide, une bouteille de nutrilide à moitié bu et des mouchoirs.

Le classeur, lui, se montra assez généreux. Derrière les piles de dossiers que J-1997 ne pris pas le temps de lire se trouvait un sac plastique remplit à bloc de matériel caché tout juste là: Uniforme milliataire basique propre à la taille d'un "J", un nouveau collier de métal pour remplacé lui sectionné (un clone sans collier c'est louche après tout), une carte magnétique pour ouvrir et fermer des portes ainsi qu'un révolver 9mm remplit d'un chargeur de 17 balles et d'un autre chargeur de rechange également remplis de 17 balles. Considérant la dangerosité de l'endroit, Eleonor ne comptait probablement pas user de cette arme sauf si la situation se détériorait de manière alarmante.

Personne n'entra encore dans la chambre, le Lieutenant s'étant secoué les puces, son zèle pour faire les choses rapidement et efficacement lui rendait service à l'instant.



Citation:

Inventaire Possible:
-Le sac à main d'Eleonor Saurel
-Rouge à lèvre d'Eleonor Saurel
-Parfum d'Eleonor Saurel
-Porte feuille d'Eleonor Saurel
-Photographie souvenir d'Eleonor Saurel et son frère
-Cartes magnétiques diverses de celle-ci
-Carte cadeau de 50 crédits chez "Allaen", le magasin grande surface
-Menthe artificielle
-3 cachets nutritifs (équivalent d'un repas chaque)
-1/2 bouteille de nutrilide
- 1 paquet de mouchoir

-Le sac de plastique noir contenant le matériel
-L'uniforme simple d'unité "J" (à savoir un haut militaire, une camisole blanche anti-sueur et un pantalon militaire)
-Collier métallique clonique
-carte magnétique mystère
-Révoler 9mm K500 plein (17 balles)
-1 chargeur de K500 (17 balles/u)




Pour l'inventaire, tu prends ce que tu veux et je consière le reste laissé sur place, tu n'as qu'à énumérer dans ton prochain poste quels objets tu prends et comment tu t'arranges pour les transporter. (genre les mettre dans un sac :p) Sinon pour la carte, tu verras, elle est bien remplit, le tout est simplement caché! Je dédis beaucoup de temps car c'est mon plaisir d'animer ainsi. Je veux de la qualité dans le divertissement et je veux de l'immersion, laisser le joueur une part de contrôle et lui donner les outils pour! Je suis un Mj qui s'amuse quand le joueur s'amuse et se laisse emporter par l'univers.

Les carrées de la grande carte (pas zoom) sont l'équivalent de 2m carré. Cette de la carte zoom, qui fait le double, 1m carré. Je ne me rends pas malade non-plus avec l'échelle mais j'y porte attention, oui. Content que tu apprécie si c'est le cas :)
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Jo'


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MessagePosté le: Dim 25 Aoû 2013 - 11:40    Sujet du message: Naître pour être sacrifié? Inacceptable. [Mission J-1997] Répondre en citant

J-1997 fut plutôt satisfait des trouvailles qu'il avait faites. Le sac de plastique noir avait été une excellente surprise, qui l'avait fait penser à peut-être fouiller la remise. Mais après une brève réflexion, il était arrivé à la conclusion qu'il n'y avait aucune raison pour la généticienne d'éparpiller ce qu'elle avait à cacher. Au contraire, cela ne ferai qu'accroître la chance d'être découvert.

Il enfila les vêtements militaires, y accrocha l'arme à feu, et mit les recharges supplémentaires dans une poche arrière. Il ne voulait pas emmener de sacs, qui ne feraient que le gêner et à attirer l'attention inutilement - mais cela limitait forcément le nombre de choses qu'il pouvait emmener. Le porte-feuille, dans lequel il mit les différentes cartes magnétiques, le bon d'achat et la photo, trouva sa place dans une autre poche du pantalon. Cette photo... Il était sur que l'homme n'était plus. L'image du corps brûlant flottait encore devant ses yeux, mais il s'était obligé à ne pas s'arrêter. Il fallait être efficace, ne pas se laisser distraire par des sentiments.

Enfin, il mit les cachets dans une poche sur sa poitrine, et se donna quelques instants pour résoudre les deux seuls problèmes qui se posaient à lui - il avait rapidement identifié chaque objet comme nécessaire ou superflu, sauf deux. Premièrement, la bouteille : on lui avait appris que avoir à boire était bien plus important qu'avoir à manger, mais il ne pouvait emmener la bouteille qu'en la prenant dans une main, ou en la mettant dans un sac. De plus, elle était à moitié vide. Il résolut le dilemme en buvant la bouteille en entier.
Le second problème concernait le collier : il se doutait que c'était eux qui permettaient au Gouvernement de contrôler les clones. Après tout, n'avait-il pas été libéré que quand son collier avait été retiré ? Cependant, les humains se poseraient des questions s'il n'en portait pas, et celui-ci était entreposé avec le reste de l'équipement. La généticienne l'avait sans doute modifié pour qu'il soit inoffensif.
Il estima les chances qu'il aurait de survivre s'il n'en portait pas : elles étaient proche de zéro. Il attrapa doucement le collier métallique, pria intérieurement que la généticienne avait bien fait son travail, ferma les yeux et le mit...

Il les rouvrit immédiatement, et bougea sa main. Elle lui obéit ! Il laissa échapper un soupir de soulagement, remercia intérieurement une fois de plus Eleonor et commença à explorer sa prison. La porte était barré, mais son instinct lui souffla qu'il y avait deux autres issues possibles. Avant de chercher un moyen pour déverrouiller la porte, il vérifia s'il pouvait éventuellement passer par la chute à déchet, ainsi que, même s'il n'avait guère d'espoir de ce côté-là, la hauteur de la fenêtre.


Citation:
Objets pris :

-Uniforme standard d'unité J
-Revolver 9mm plein et chargeur
-Porte-feuille, contenant la carte cadeau, la photo, la carte magnétique mystère et les cartes magnétiques d'Eleonor
-3 cachets nutritifs
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MessagePosté le: Mar 10 Sep 2013 - 10:59    Sujet du message: Naître pour être sacrifié? Inacceptable. [Mission J-1997] Répondre en citant

Le clone avait de la suie dans les idées et les opportunités qui se présentaient à son esprit était diverses avenues avec chacune leur particularité. Si on prenait celle de la fenêtre, rn observant celle-ci il pouvait remarquer que la fenêtre était fortement solidifié, une "vitre" de verre blindé qui était faite pour résister aux déflagrations, explosions et aux armes à feu.

Après tout, les complexes cloniques étaient installé dans d'anciens complexes qui avaient appartenu à d'autre usage. Dans les premier siècle des villes, avant que Decapolis, Cosmopolis et Acropolis soient engloutit dans l'oxytoxine, l'établissement appartenait au gouvernement démocratique et aux forces de l'ordre internationale qui régissaient les villes de manière bien plus humanitaire. À vrai dire, les bâtiments étaient si ancien et les connaissances qui les a construit si perdu qu'il y avait des chances que le clones découvre des structures inconnus.

Bref, la fenêtre en elle-même était actuellement infranchissable, il faudrait du matériel spécialisé pour briser celle-ci. De plus, il pu remarquer qu'il était au 2e étages du complexe clonique et sachant que les bâtiments du 10e niveau sont souvent exagérément perché haut, descendre par la façade lisse s'annonce un défi mortel sans équipement adéquat. Cette structure est également une prévention pour empêcher les criminels d'y grimper.

Hors, il restait ensuite la chute à déchet. La chute à déchet était une autre alternative qui s'avérait avoir ses défis, mais moins que la fenêtre. Le clone, de carrure assez athlétique, pouvait prétendre pouvoir s'y glisser, bien que terriblement coincé. L'odeur de la chute s'avérait pour l'instant très chimique avec un fond d'odeur de pourriture. Le panneau qui fermait celle-ci contenait le symbole de "biohazard". Il y a une tonne de chose qui pouvait être jeté là-dedans: des produits chimiques, des parts de clones et bien pire. La descente elle serait une prouesse auquel J-1997 est relativement habitué, ou plutôt son corps: se tenir à la serre contre des rebord circulaire pour possiblement descendre au niveau inférieur. Il fallait espérer deux choses: que la porte de la chute à déchet soit ouverte en dessous et que personne ne jette d'élément dangereux pendant qu'il descend. Il y avait aussi l'option de descendre en bas complètement. Mais ce choix, il était plus difficile. J-1997 pouvait facilement se souvenir que le Gouvernement sont très friand d'incinérer tout ce qui ne convient plus. Était-ce un chariot à ordure qui l'attendait en bas ou un incinérateur? Pour l'instant, il ne ressentait pas de chaleur remonter. Il fallait aussi considérer que si un chariot l'attendait en bas, il serait peut-être remplit de matière peu recommandable ou de bout d'être vivant pourrissant. Le chemin était possible mais comportait ses risques.

L'autre alternative était la porte et la clé magnétique qui s'offrait à lui. Bien entendu, sortir ainsi de sa chambre au grand jour comportait ses risques pour toutes les raisons évidentes qui ensuit ce geste.


[ Tu m'excuseras s'il y a des confusions, le MJ est plutôt fatigué de son déménagement :p]
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:31    Sujet du message: Naître pour être sacrifié? Inacceptable. [Mission J-1997]

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