Imaginarium Index du Forum

[Secrets et Châtiments - Chapitre 2] Les terriers de la logeuse
Aller à la page: 1, 2, 3  >
 
Ce forum est verrouillé; vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Imaginarium Index du Forum -> Archives de nos anciens RPG -> Secrets et Châtiments
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Siana
Fondatrice


Hors ligne


Inscrit le: 09 Déc 2011
Messages: 2 641
Mon rythme pour mes posts RP est: fort à très moyen selon IRL

MessagePosté le: Dim 30 Déc 2012 - 20:34    Sujet du message: [Secrets et Châtiments - Chapitre 2] Les terriers de la logeuse Répondre en citant


Chapitre 1
La Faucheuse



Contexte du chapitre


(c) CREDITS - Code : Siana - Bannière : Siana - Texte :Siana



_________________________________________________________________
Laure Dubois
Clémence Destrées


Dernière édition par Siana le Mar 9 Juil 2013 - 17:43; édité 1 fois
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: Dim 30 Déc 2012 - 20:34    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Siana
Fondatrice


Hors ligne


Inscrit le: 09 Déc 2011
Messages: 2 641
Mon rythme pour mes posts RP est: fort à très moyen selon IRL

MessagePosté le: Mar 1 Jan 2013 - 12:19    Sujet du message: [Secrets et Châtiments - Chapitre 2] Les terriers de la logeuse Répondre en citant


Chapitre 2
Les terriers de la logeuse



Contexte du chapitre
Les membres du cercle très privé du Locke Club s'étaient enfuis grâce à la logeuse. Les voilà dispersés un peu partout dans le monde. Albert n'eut malheureusement pas la chance de se terrer dans le logement mis à sa disposition. Lors de l'enterrement de Zooey Maeli, Diane Montgomerry était là, avec ses hommes. Ava, qui s'était retrouvée enfermée dans le Grand Salon, se retrouva piégée par le cercle. Malgré le fait que Chad la libéra, Albert put prouver qu'elle avait tué ses premiers maris. Ava fut emprisonnée et jugée pour ses crimes.
Albert est accusé d'avoir participé aux meurtres de La Faucheuse. Il se retrouva hors jeu après avoir déclaré que lui et son groupe n'étaient que des arnaqueurs, que le seul vrai tueur était Frédéric Blackwood.
Les membres du cercle ne remirent plus jamais les pieds au Locke Club. Hellen Manning et sa famille ne furent pas portés disparu, tout comme les autres membres, accusés des crimes eux aussi. Elle fut mise hors de tous soupçons et fut reconnue comme une victime de Blackwood.
Chad Gordon fut retrouvé par ses amis, pendu dans le logement qu'ils occupaient. Tout montrait au suicide. Tout le monde y pensait. Il était devenu faible après les évènements au Locke Club. Tout le monde sauf le médecin légiste et Diane.

Après les révélations d'Albert, 6 mois s'écoulèrent tranquillement. Puis, du jour au lendemain, quelque chose se produisit au Locke Club. Un squelette fut retrouvé dans une des armures médiévales décoratives par l'un des membres du club. Il lui manquait, à lui aussi, un doigt. Tout comme pour Frédéric Blackwood.

(c) CREDITS - Code : Siana - Bannière : Siana - Texte :Siana

_________________________________________________________________
Laure Dubois
Clémence Destrées
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Maître de Jeu


Hors ligne





MessagePosté le: Jeu 14 Mar 2013 - 20:06    Sujet du message: [Secrets et Châtiments - Chapitre 2] Les terriers de la logeuse Répondre en citant

Carte actualisée au rythme de l'intrigue du chapitre 2
Annexe de ce chapitre

"Folle" mais rigolote… nul ne sait ce qu'en vrai, elle traficote.
Reine des terriers, la logeuse sait où et comment cacher ses précieux associés. Avec elle, un petit tour et puis s'en vont, les vilains touchés de toutes suspicions. Et la police se trouve embêtée, car les bandits se font bien cacher.
Détentrice du livre terrier, elle gère soigneusement le business qui lui a été confié. Chambres d'hôtel, propriétés, location… tout est bon pour leur servir de maison.
Si un des siens est en danger, il suffit de lui quémander un lieu sûr pour s'y réfugier ! Un simple "s'il te plait merci" à mamie, et celle-ci protège ses petits.


D'ordinaire, un petit-déjeuner à la table de la famille Montgomery lorsque le fils était présent se construisait toujours sur le même schéma. Afin de nourrir deux ventres mâles, Maman Montgomery, portant son tablier à fleur, préparait une tonne de gaufre, de bacon grillé, d’œufs à la coque, dur ou brouillé et de café. Montgomery père et fils lisaient chacun leur journal. The Daily Sport pour le junior et The Sun pour sénior.
Sauf que depuis six mois, les habitudes avaient changé. Si maman Montgomery s'affairait toujours devant la gazinière, les menus du matin avaient varié avec les exigences de Montgomery fille, qui était revenu au foyer, pour le plus grand bonheur de maman. Celle-ci retrouvait son bébé et avait une aide pour changer le régime alimentaire de la maison, passant du bacon gras aux jus de fruits colorés et aux galettes de riz soufflé.
Sur la table, le Daily Mirror avait rejoins le Sun et le Daily sport.

Cela faisait six mois que Diane avait quitté Londres et que son frère rentrait tous les week-end. Pendant six mois, maman Montgomery avait pu profiter de sa fille. Il était cependant temps pour elle et son mari de reprendre leurs habitudes et vie de retraité. Et puis il était donc hors de question pour eux de laisser tomber le voyage en Italie qu'ils avaient programmé bien avant que la Faucheuse ne fit son apparition et que Diane ait hérité du dossier. Maintenant que maman était rassurée, que sa fille allait mieux, elle se sentait d'attaque pour partir sillonner les routes romaines.

Ce matin-là, alors que maman pressait les oranges, que papa s'amusait devant la page 3 du Sun et que Thomas bavait devant les photos de l'équipe féminine de polo, une assiette de fruit et des toast attendaient sagement Diane là où elle s'asseyait.


Dernière édition par Maître de Jeu le Mar 26 Mar 2013 - 15:57; édité 1 fois
Revenir en haut
Gemini


Hors ligne





MessagePosté le: Jeu 21 Mar 2013 - 19:45    Sujet du message: [Secrets et Châtiments - Chapitre 2] Les terriers de la logeuse Répondre en citant

Six mois avaient passé, six long mois… d’inactivité. À vrai dire, pas du tout, Diane avait passé ces six mois dehors au grand air. Sa moto avait été troquée provisoirement pour un étalon d’une étable voisine et ses journées consistaient souvent à de grandes balades. Elle partait tôt, revenait tard. Silencieuse mais souriante à sa famille, elle semblait en introspection, les sourcils généralement froncé et la mine songeuse. Bien entendu, son caractère avait fait un peu de progrès dont maman Montgomery pouvait se gratifier la majorité du mérite. Pourtant, Diane se sentait terriblement inutile.

Si l’attitude très « au jour le jour » de Diane semblait nier toute implication avec ses anciennes activités policières (voir: Diane Sauvage d’Oxford, animal rare et nomade), il y avait quelque chose dans le fond de son regard qui n’avait pas changé. Après tout, lorsque l’on endosse le rôle de surintendante de la police, on ne peut pas perdre si facilement la discipline imbriqué.

Diane faisait encore peur aux hommes, d’ailleurs. Son caractère trop planté, (sans parler qu’elle peut probablement transporter en poche de patate la plupart des hommes ou les jeter à terre pour les menotter) rebute la majorité des petits campagnard de son enfance. Elle est loin la petite Diane en robe vert pâle, ça oui!

Bref la nuit avait été affreuse, comme le trois quart des nuits de Diane depuis l’évènement de la faucheuse. L’ex policière tentait désespérément d’y croire, de croire ce qui avait été dis et jugé… De croire que la faucheuse était derrière les barreaux… Mais c’étais impossible, son esprit s’accrochait si farouchement au doute que ses songes tournoyaient inlassablement autour du sujet comme une spirale infernale. Pour remédier aux problèmes de cernes, (chose qui aurait pu démontrer son malaise caché) Diane dormait beaucoup. Si elle dormait une somme raisonnable de 6 à 7 heures par jours précédemment, elle dormait maintenant entre 10 et 11 heures.

Hors donc, après une nuit plus que généreuse en terme de temps, troublé par des cauchemars d’étranglements et divers aspects tout aussi déplaisant, Montgomery fille était descendu manger ses fruits et ses toasts tranquillement. Après une gorgée de thé, elle leva un sourcil et glissa sa première pointe de la journée à son cadet :


-Cher frère, vous avez un coulis de bave au coin des lèvres. Je peux comprendre que les repas de maman sont délicieux, mais c’est un peu poussé non?

D’une main habille, elle empoigna le papier pour lui chamailler un peu son journal.

-Alors quelle petites sportives regardes-tu mhh? Montres-donc!

Ah les histoires de cœur, un terrain glissant pour se chamailler quand nous sommes une célibataire endurcie comme Diane Montgomery!
Revenir en haut
Siana
Fondatrice


Hors ligne


Inscrit le: 09 Déc 2011
Messages: 2 641
Mon rythme pour mes posts RP est: fort à très moyen selon IRL

MessagePosté le: Lun 25 Mar 2013 - 15:47    Sujet du message: [Secrets et Châtiments - Chapitre 2] Les terriers de la logeuse Répondre en citant

Malgré la protection policière qu'il bénéficiait depuis que Scotland Yard l'avait étiqueté comme potentielle victime de la Faucheuse , Arthur sortait peu de son manoir et s'éloignait peu de ses terres. Il n'avait pas remis les pieds à Londres depuis 6 mois. Depuis que son éditrice avait disparu, au même moment que les membres du groupe criminel que Albert Eriksen avait refusé de dénoncer. Le revoilà sans éditeur. Ce qui, pour une fois, n'était pas contre sa volonté. S'il n'avait plus d'éditeur, c'était parce qu'il n'en cherchait plus. C'étaient les éditeurs eux-mêmes qui se jetaient sur lui, prêt à lui arracher le manuscrit de son livre : Secrets et Châtiments. Livre qui reprenait largement l'histoire son histoire, celle du Locke Club et de sa Faucheuse. Le syndrome de la page blanche s'était envolée. Il n'avait plus aucun problème pour écrire. Mais l'envie d'être publié s'était volatilisée. Il avait grandement besoin de respirer. De se retrouver. Alors il ne quittait presque plus la propriété. Ses seules sorties étaient dans le parc et la forêt qui lui appartenaient.
Il fuyait tout ce qui lui rappelait Londres et le Locke Club. Il avait bien croisé la surintendante, un jour, au détour d'une clairière, alors qu'elle se promenait à cheval. Quel hasard ! Elle habitait près d'Oxford maintenant. Mais ce jour-là, dans leur brève conversation, La Faucheuse n'avait pas été mentionnée, ni par l'un, ni par l'autre. Volonté mutuelle de tourner la page.

Une page qui finalement, ne se tournera peut-être jamais. Alors qu'il allait être enfin libéré de sa protection policière, les choses évoluèrent dans un sens plutôt néfaste pour lui et sa sécurité. Chad Gordon, fiancé d'une des victime de La Faucheuse et témoin dans le procès d'Ava Volkov et de Albert Eriksen, avait été retrouvé mort. Pendu dans sa salle de bain. Sa mort n'avait malheureusement rien de suicidaire. Le groupe avait peut-être encore frappé. Six mois après l'arrestation de l'un des leurs, voilà un mort lié à l'affaire de La Faucheuse. Chad Gordon était témoin, tout comme Arthur avait été victime. Et le voilà mort. Un meurtre. Arthur garda sa garde rapprochée et pas seulement sa garde. Il héritait aussi d'une locataire : Nina Keller, la colocataire de Chad. Elle avait besoin de protection, lui aussi. Scotland Yard fut ravi qu'Arthur ait accepté de loger la jeune femme chez lui. Cela arrangeait la police. Cela agitait la routine ennuyeuse d'Arthur.

Cela faisait maintenant une semaine que la jeune femme logeait chez lui. Elle semblait s'être mise à son aise dans le manoir. Arthur lui avait laissé le droit de vagabonder où bon lui semblait. Cependant, il lui interdisait l'accès à ses appartements et à son bureau. Ce qui ne représentait qu'un quart du manoir. Arthur espérait ainsi qu'il ne serait pas trop dérangé. S'il avait su que Nina était une véritable tornade ! Si l'interdiction était respectée, les pièces communes étaient devenues bien plus vivantes que lorsque Arthur vivait seul. Le petit-déjeuner silencieux n'étaient plus. Au plus grand plaisir de Suzanne, la femme de ménage, et de Nathan, le jardinier, qui étaient ravis de voir leur patron se faire un peu bousculer par un brin de vivacité.

Assis à sa place habituelle, devant un copieux petit-déjeuner, Arthur somnolait. Suzanne, qui s'occupait aussi des repas du manoir, lui tapota l'épaule et lui demanda s'il allait bien, s'il était fatigué. Arthur sursauta.


- Non... non je vais bien. Je profitais du calme de ce matin. Je n'avais pas eu un petit-déjeuner silencieux depuis longtemps. Depuis que notre jeune invité était là. Enfin le calme sera court, je crois entendre des bruits dans l'escalier. Suzanne, dites à Nathan que je travaillerai dans le kiosque du parc cet après-midi, j'aimerai qu'il n'use pas de la tondeuse ou autre outil bruyant dans les alentours.

Suzanne secoua la tête de haut en bas, en signe d'acceptation et elle repartit à ses tâches quotidiennes, croisant Nina au passage et la saluant.

_________________________________________________________________
Laure Dubois
Clémence Destrées


Dernière édition par Siana le Jeu 4 Juil 2013 - 09:32; édité 2 fois
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Maître de Jeu


Hors ligne





MessagePosté le: Mar 26 Mar 2013 - 16:08    Sujet du message: [Secrets et Châtiments - Chapitre 2] Les terriers de la logeuse Répondre en citant

Thomas se laissa arracher son journal sans protester. Il préférait voir sa sœur le chambrer avec l'équipe féminine de polo plutôt que la voir regarder la Une du journal de leur père. Une sur laquelle figurait un petit titre parlant de La Faucheuse, du meurtre de Chad Gordon et du corps retrouvé dans une armure du Locke Club. Diane n'avait pas besoin de voir ce petit titre, alors Thomas essaya de garder l'attention de sa soeur sur le filet de bave et sa source.

- Faut avouer qu'elles sont plutôt bien foutues ces nanas, dit-il en se redressant pour voir la page où se trouvait la photo qu'il lorgnait depuis plusieurs minutes.

Leur mère lui donna un coup de torchon sur la tête en lui sommant de surveiller son langage.


- Et toi Dianette, à quand le filet de bave ? Lors de tes longues virées à cheval, tu as bien dû rencontrer des fermiers du coin, non ? Y en a pas un qui entre dans tes critères ? Aller, je parie que tu es comme toutes les filles, que tu as une liste de critère pour ton homme idéal. Vois-tu, les filles de cette équipe de polo entrent toutes dans mes critères... mais j'ai besoin de vérifier, laisse-moi vérifier en regardant de plus près...

Il lui reprit le journal des mains.

-... MON journal. Vilaine, je suis certain que tu as rencontré un gars du coin et que c'est la raison de tes virés équestres. Tu sais que tu peux tout me dire, hein, Diane... Et l'écrivain qui habite le grand manoir de l'autre côté du domaine des Millers ? Il parait qu'il est célibataire et riche. Je me trompe maman ?

Thomas chercha l'appui de leur mère. Qui de mieux qu'elle pour engager la conversation au sujet principal "casons Diane avec un type du coin pour ne plus jamais la voir quitter Oxford".

Je ne sais plus si je t'en ai parlé lors de notre dernier croisement, mais j'ai dit que Arthur avait croisé Diane (histoire de rétablir les liens entre PJ pour ce nouveau chapitre). Voici le passage :
Citation:
Il fuyait tout ce qui lui rappelait Londres et le Locke Club. Il avait bien croisé la surintendante, un jour, au détour d'une clairière, alors qu'elle se promenait à cheval. Quel hasard ! Elle habitait près d'Oxford maintenant. Mais ce jour-là, dans leur brève conversation, La Faucheuse n'avait pas été mentionnée, ni par l'un, ni par l'autre. Volonté mutuelle de tourner la page.
Revenir en haut
Yonyon


Hors ligne





MessagePosté le: Lun 1 Avr 2013 - 01:17    Sujet du message: [Secrets et Châtiments - Chapitre 2] Les terriers de la logeuse Répondre en citant

Vu de dessus, on aurait pu croire à un pantin désarticulé, sur le ventre, bras et jambes en étoile dans le lit, tête dans l’oreiller et cheveux décoiffés. Le grognement émis enleva tout doute, il s’agissait bien de Nina qui se réveillait. Une semaine qu’elle était ici, mais elle avait encore du mal à savoir où elle était.
Après le suicide qui se révéla être un homicide de feu son colocataire, elle avait été envoyée dans cette grande maison. Il s’agissait de la maison d’un écrivain, lui aussi sous protection, un homme plus très jeune, et un peu trop casanier selon Nina. Toujours est-il que ce nouveau toit lui permettrait de faire des économies. Elle pourrait enfin s’acheter cette fameuse robe aperçue dans une vitrine quelques jours plus tôt !

Ouvrant un œil puis l’autre, sortant de ses pensées, elle se releva péniblement et prit conscience de son environnement. Le chant joyeux et matinal des oiseaux, le rayon de soleil qui s’immisçait dans la chambre et la légère brise qui soulevait les rideaux blancs… Pas de voitures agglutinées, d’ambulances rugissantes, de gens pressés et aliénés à leur téléphone au bas de la fenêtre.


- Quel silence, non mais c’est incroyable cet ennui ici…grommela-t-elle. Bon, hop hop hop, debout!

Et Nina sauta du lit, pleine d’entrain, se dirigeant vers son poste radio, tout droit venu de son ancien appartement. Encore un souvenir dont il lui faudrait se débarrasser… Mais le plus important maintenant était de se préparer pour sortir de sa chambre, elle ne pouvait décemment pas sortir comme cela ! Elle mit en marche la radio d’un geste sur, que l’on sentait habituel, cherchant la bonne station. Elle jeta son dévolu sur une chanson bien rythmée, déjà entendue certes, mais elle adorait ce genre de musique.

D’un pas dansant elle rejoignit sa salle de bain privée, ouvrit avec vigueur le rideau de douche et entreprit de se doucher, prenant le pommeau de douche pour un micro, telle une diva sur scène ! La sortie de scène fut digne des plus grandes stars, mais Nina n’en avait pas fini. Fond de teint, blush, multiples crayons, parfums et peignes furent utilisés avec habilité et rapidité, les vêtements préparés enfilés promptement, et Nina fut enfin prête pour le monde !

La faim commençant à la tenailler, elle prit la direction des escaliers et les descendit telle une célébrité sous les flashs des paparazzis, sûre d’elle et toujours de son pas dansant. La dernière marche passée, elle pu entendre des voix dans la cuisine. Elle s’y dirigea donc de façon affirmée et croisa Suzanne qui sortait de la pièce :


- Bonjour Suzanne ! s’exclama Nina, vous allez bien ? Mmmmh, mais ça sent super bon par ici !

Et elle s’engouffra pleine d’entrain dans la cuisine tel un diablotin sorti de sa boite, faisant sursauter Arthur.

- Bonjour mon cher colocataire ! clama Nina de sa voix de castafiore, envoyant un baiser à la volée à l’écrivain, telle Marilyn Monroe à Georges Pompidou.

- Oh lala, quelle ambiance morte ici, vous n’auriez pas un peu de musique? Pas étonnant que vous ayez cette tête de déterré de bon matin ! Vous avez pris un bon thé histoire de vous réveiller ? Moi c’est ce que je vais faire ! Y’a du sucre roux ? Parce que je dé-tes-te le sucre blanc, c’est sans goût ! enchaina-t-elle, tournoyant dans la cuisine à la recherche de quelques mets à se mettre sous la dent.
Elle trouva enfin ce qui lui convint, et se posa sur sa chaise dans un soupir de contentement et commença à engloutir son petit déjeuner.


- Alors, vous avez bien dormi ? demanda-t-elle entre deux bouchées, laissant enfin à Arthur le temps de répondre.
Revenir en haut
Siana
Fondatrice


Hors ligne


Inscrit le: 09 Déc 2011
Messages: 2 641
Mon rythme pour mes posts RP est: fort à très moyen selon IRL

MessagePosté le: Sam 6 Avr 2013 - 14:29    Sujet du message: [Secrets et Châtiments - Chapitre 2] Les terriers de la logeuse Répondre en citant

Depuis qu'il n'habitait plus seul, Arthur avait dû revoir quelques unes de ses habitudes. Il ne prenait plus ses repas dans la grande salle à manger mais dans la cuisine, en compagnie de Suzanne et de Nina. Il ne vivait plus au rythme de son inspiration, pouvant veiller tard le soir pour écrire et se lever tard le lendemain. Il avait dû prendre une routine plus normale. Il n'avait pas changé pour se conformer aux habitudes de Nina mais plutôt parce que la jeune femme faisait tellement de bruit qu'il lui était devenu impossible de dormir le lendemain de veillée. Il entrait dans sa 46ième année. Elle avait la moitié de son âge et le double de sa vitalité.

Il terminait son café quand il la vit arriver en trombe dans la cuisine. Comme chaque matin depuis son arrivée, elle brisait le silence de ses repas.

- Hôte, rectifia Arthur quand Nina le salua en lui donnant le titre de colocataire.

Il gardait le nez baissé et les yeux rivés sur le fond de sa tasse vide. Ce premier café n'allait pas être suffisant pour tenir la journée. L'agitation de Nina laissait pressentir que ce café allait être le premier d'une très longue série de caféine.

- J'aime commencer la journée doucement, dans le calme et le silence. Cela m'aide à réfléchir, à mettre mes idées nocturnes en place et à commencer mon travail, dit-il quand elle fit remarquer l'ambiance morose.

Pendant que Nina fouillait dans les placards, il attrapa la cafetière préparée par Suzanne et se servit une deuxième tasse de café.


- Je dors comme je peux, répondit Arthur quand Nina vint s'asseoir à table avec son sucre roux, sucre que Suzanne s'était mise à acheter depuis l'arrivée de la jeune femme.

Arthur suivait un régime très strict. Sans sucre ajouté, sans graisse, sans sel. Si le stress pouvait l'empêcher de prendre du poids, et du stress, il en avait eu à revendre ces derniers mois avec l'affaire de la Faucheuse, sa vie de romancier casanier ne le faisait pas suffisamment bouger. Elle ne lui laissait que peu d’occasion, ou de motivation, pour une quelconque activité sportive. Il lui fallait donc une alimentation saine et équilibrée. Régime alimentaire qu'il s'était imposé de lui-même. Après tout, s'il ne voulait pas ressembler à son père au même âge, il devait faire des efforts.

Il regarda donc du coin de l’œil le sucre roux. Entre tentation d'y goûter et dégoût d'être tenté, Arthur but d'un trait son deuxième café.


- Et vous ? Vos nuits ici vous sont-elles profitables ? Cela doit vous changer de Londres. Absence de bruit, éloignement de l'agitation due à l'affaire de la Faucheuse...

_________________________________________________________________
Laure Dubois
Clémence Destrées
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Gemini


Hors ligne





MessagePosté le: Mer 10 Avr 2013 - 15:23    Sujet du message: [Secrets et Châtiments - Chapitre 2] Les terriers de la logeuse Répondre en citant

Buvant son café avec un air sarcastique, elle toisa son frère de manière relativement amusée quand il mentionna les fermiers. Ces fermiers, et quoi encore? De petite brebis qui ont peur de la première femme musclée venu? Seulement savoir que elle, Diane Montgomery, a échangé des baffes avec des criminels suffisait à les éloigner comme la citronnelle le ferait avec des mouches. Non, ces pauvres garçons n’étaient pas son genre, ils n’étaient pas taillé pour une femme de caractère, ils voulaient leur petite ménagère tranquille, adorablement assise à leur fourneau ou prête à faire le pain. Diane n’allait certainement pas faire le pain et question gastronomie, elle savait qu’elle en avait bien plus pour son argent dans les restaurants que cuisiner elle-même.

-Mon seul critère c’est que le mec n’ai pas la frousse en sachant que je peux le maîtriser deux temps, trois mouvement. Ces fermiers sont moue de la tête Thomas, ils sont bon pour leur ferme, pas pour une fille comme moi.

Quand son frère lui repris le journal des mains, elle ne put retenir un rire retentissant, bien caractériel. Les critères de son frère? Ahhh les critères de Thomas sont si simple…

-Tes critères? Mon cher frère, parlons-nous de la musculation bien ferme de leur fess..

Le mot ne se termina pas que Montgomery mère envoya un coup de torchon à sa fille qui n’était pas plus délicate que ses compères masculin à la table. À savoir qui avait influencé qui sur ce point là entre frère et sœur. Elle était l’aînée après tout, non? Mais le cadet ne lâchait pas l’affaire sur les prétendants, pratiquement aussi terrible que la mère. Il osa parler d’Arthur Ziegler, homme qui, inévitablement, ramenait Diane à son obsession pas tout à fait guérit de la faucheuse. Pourtant, elle avait bien berné toute sa famille. Elle était actuellement le modèle exemplaire de la policière qui se retire de tout et retourne aux sources de la natures. Pourtant… Pourtant cette rencontre avait eu lieu il y a un petit moment, elle avait croisé l’écrivain pendant une balade. L’échange avait été bref, la conversation en surface. Pas de parole à propos de la faucheuse, rien, comme un tabou. Diane fut dans la lune un petit moment, son regard se fit taciturne puis retourna à sa jovialité si caractéristique.

-L’écrivain? Grand comique, je l’effraie probablement tout autant.

Elle n’alla pas plus loin sur le sujet, cela pouvait effleurer l’histoire de la faucheuse et c’étais une chose que Thomas n’appréciait pas trop, son papa non-plu.

-Allons Diane, dit maman Montgomery, si tu n’arrêtes pas de songer que tu fais peur aux hommes, tu n’iras pas très loin avec cette idée. De plus, au lieu de t’habiller comme une sauvage pour aller dans le bois, tu pourrais aller faire des emplettes et circuler dans des endroits civilisé non? Pas besoin de vivre comme une ermite, tu…

Mais alors que le discours de sa mère avait commencé, le regard de Diane avait accroché sur la surface du journal de son père. Jusque quelques instants, à peine, en prenant un pot de confiture. Son sang s’était glacé, intérieure, son œil avait capté le mot : faucheuse. Quoi d’autre? Rien, elle ne voulait pas arracher le journal des mains de son père et le plaquer violemment sur la table pour le lire, mais elle en avait l’envie. Rien ne parut si ce n’est que le discours de sa mère l’ennuyait profondément. Mais était-ce ça? Le moment avait été si bref que son entourage n’aurait pu remarquer que difficilement sa découverte du mot. Elle utilisa l’excuse du sermon maternelle pour se mettre à engouffrer rapidement le reste du repas, elle devait partir.

-Mamannnnnnnnnn…….. gémit-elle, très ennuyée avec un air rebuté. J’ai l’air d’une petite princesse? Non! Je ne suis pas faite de ce bois.


-Mais de quel bois es-tu faite ma chérie?

-De chêne, un bois dur. D’ailleurs, la forêt m’appelle. Je me sauve de toute vos commérages de marieuse!

Sur ces mots, elle se leva, alla porter ses plats à l’évier, donna un baiser sur la joue de sa mère pour faire la « paix » et pris la porte vers l’extérieure en attrapant son portefeuille. Libre elle huma l’air.

* La faucheuse… *

Le regard de Diane se dégrada tranquillement vers une expression plus terne, plus dure, alors qu’elle se dirigeait vers l’écurie où son cheval était logé. Elle laissait là-bas un grand coupe-vent noir qui lui arrivait aux cuisses et dont la capuche généreuse lui donnait un relatif anonymat. La jeune femme avait fait la une dans les journaux et elle ne souhaitait pas être approchée à propos de ça, encore moins si le fautif était toujours libre. Tout avait été si simple, cet Albert avait trop bien craché le morceau. Non… Non… Depuis tout ce temps elle n’avait jamais été capable de se reposer complètement, elle se sentait comme un chien de chasse auquel on dit d’arrêter alors que la piste sanglante s’étend encore devant elle. À l’écurie, Diane avait une armoire renforcée où elle gardait sa carabine de chasse. Mais pas uniquement une carabine… Il y avait dans ce lieu ses armes de flic qu’elle avait planqué. Il y avait en fait beaucoup de matériel de sa précédente carrière. Capuche sur la tête, elle chargeait sa carabine, posait son cran de sureté et sellait son cheval alors qu’une fille de l’écurie passa journal à la main. Si l’ex surintendante avait pensé passer en ville pour aller s’en chercher un, l’occasion rêvé était-là.

-Dis, Lily, tu as besoin du journal? Je te le rachète si tu veux.

-Ah, bonjour Diane! Hum, je n’en ai plus besoin en fait, je voulais seulement les gros titres. Pas besoin de me l’acheter.

La Montgomery fit tous les efforts du monde pour ne pas s’emparer trop avidement du bout de papier, celui-ci presque déchiré sous ses doigts à la lecture du petit titre. Lily s’était éloigné, Diane pouvait être seule dans le box de son cheval avec on obsession : La faucheuse. Son rythme respiration accéléra un peu, du sang lui montait à la tête. Diane serrait les dents, ses joues étaient rouge : la colère l’enivrait. Ces salauds! Ces salauds étaient toujours en liberté! Pendant un instant, elle aurait presque cru se mettre à écumer tellement elle bouillait de l’intérieur. De manière sec, la jeune femme plaça le journal dans la sacoche de cuir sur le flanc de la selle et grimpa sur le dos. Le puissant animal ressentait l’était explosif de sa maîtresse, ce qui le rendait lui-même nerveux. Les animaux sont très sensibles à la condition de leur maître. Quelque coup de talon vif, la bride bien en main, Diane n’était plus qu’un éclair qui s’éloignait vers l’ombre des bois. Une fois sous la pénombre des feuilles, des mots traversèrent ses lèvres de manière fugace, comme si sa bouche s’était exclamée avant son esprit :

-Arthur!

Ses mains freinant l’animal, l’ancienne policière piqua vers l’Est afin de rendre une visite de courtoisie à son voisin éloigné. Il y avait fort à parier qu’Arthur Ziegler ne serait pas rassuré par le retour du monstre. Il était une sorte de rescapé de la première manche du combat. Si Diane n’était plus policière, cela ne l’empêchait pas d’être bien décidée à mettre une volée à ces bandits… Quitte à utiliser des méthodes moins judiciaire. Pour les grands maux les grands moyens non? Les prédateurs avaient-ils un prédateur eux-mêmes à leur trousse maintenant?

Pendant ce temps, la maison Montgomery avait atteint un certain calme, la tempête Diane avait quitté la zone en laissant derrière elle un lit désordonné et des somnifères sur sa commode. Habituellement, elle prenait le temps de cacher l’utilisation de ces petits cachets. Mais avec le journal du matin…
Revenir en haut
Yonyon


Hors ligne





MessagePosté le: Lun 15 Avr 2013 - 15:17    Sujet du message: [Secrets et Châtiments - Chapitre 2] Les terriers de la logeuse Répondre en citant

- Ah, Londres ! Cette belle ville me manque vous savez ! Ce n’est pas que je n’aime pas Oxford, hein ! s’empressa de rajouter Nina ne voulant vexer son ‘hôte’ comme il l’avait si bien corrigée tout à l’heure. Mais ce calme et cette inactivité ici sont… un peu oppressants !


Nina parlait avec de grands gestes, ce qui eu pour effet de faire tomber ses cheveux devant ses yeux bleus. Elle passa donc sa main dans ses cheveux nouvellement teintés en noir. Du noir. Quelle couleur sombre et neutre… Ses mèches bleu électriques lui manquaient. Mais par mesure de discrétion pour son transfert chez Arthur, on lui avait demandé des les effacer.

- Quant à l’affaire de la faucheuse, cela ne me fait pas plus peur que cela. Elle aurait voulu me tuer elle y serait déjà arrivée je pense. Elle s’est quand même introduite chez moi pour, pour… Un frisson la parcouru, l’image de son ancien colocataire pendu resterait à tout jamais gravée en elle. Bref, il me tarde juste que cette affaire soit le plus rapidement finie.


Un air las était apparu sur le visage de la jeune femme. Elle regarda par la fenêtre, peut être dans l’espoir de voir un peu d’action dehors. Mais Nina se reprit vite :

- Quitte à ce que j’aide la police d’ailleurs ! Imaginez… Elle se lève, le regard fixé au loin, les épaules fières, se voyant déjà en haut de l’affiche. Imaginez, moi, Nina, jeune londonienne future star des podiums, qui aide à l’arrestation de la Faucheuse ! Imaginez un peu les gros titres à la une des journaux !


Ses yeux brillaient maintenant et son regard se porta sur Arthur et sa tasse de café vide. Un déclic se fit en elle. Elle claqua des doigts, pointant son hôte de l’index :

- D’ailleurs, vous êtes écrivain, non ? Vous croyez que vous pourriez écrire un bouquin sur moi ? Oh non, mieux ! Une pièce de théâtre, mon rêve !


Ses mains se rejoignirent sous son menton, un sourire illumina son visage, ses paupières papillonnèrent. Elle se rassit sur sa chaise, ses mains sur ses genoux, bras tendus, regardant avec une insistance enfantine Arthur.
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:57    Sujet du message: [Secrets et Châtiments - Chapitre 2] Les terriers de la logeuse

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Ce forum est verrouillé; vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Imaginarium Index du Forum -> Archives de nos anciens RPG -> Secrets et Châtiments Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: 1, 2, 3  >
Page 1 sur 3

 
Sauter vers:  

Index | creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
darkages Template © larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
© Design et Contexte général : Siana - crédits
Toutes reproductions (intégrales ou en partie) du contenu et du code sont interdites.