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Bureau des Moeurs, Le scalpel japonais [Enquête Lisbeth]
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Gemini


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MessagePosté le: Mar 27 Nov 2012 - 20:48    Sujet du message: Bureau des Moeurs, Le scalpel japonais [Enquête Lisbeth] Répondre en citant

Jour 6
Soir




Quartier des loisirs, une ruelle en périphérique du Wendigo


La nuit sur Metropolis, à la fois grise et remplit de couleur, ça dépend l’endroit où vous errez. Ce soir là, Vendel Genovese était dans une des ruelles du quartier des loisirs. Il avait sous les yeux un de ses gars les moins fidèle et plutôt à la botte de son père, mort, un scalpel à travers la gorge. Sur le manche, il était gravé les symboles suivant : 敵に死.

Si ça ne semblait rien signifier aux premiers abords, une personne habilité à lire le japonais pouvait déchiffrer la phrase suivante : "mort a l’ennemi". Le manche était drôlement décoré pour un scalpel, une sorte de filigrane de nacre synthétique, blanc comme la neige. Cette marque commençait à se répéter, quelques agents du Gouvernement étaient également mort de manière tout aussi systématique : cette lame dans la jugulaire. On avait fini par appelé le dit meurtrier la « mort blanche ». Chose qui était parfaitement pertinente dans une culture japonaise où le blanc était lié à un message de mort, de mauvais augure parfois.

Vendel attendait donc avec deux de ses gorilles, son air de tueur blasé ne le quittant jamais. Un cigare à la main, il laissait parfois échapper un cercle de fumé alors que son regard bleu glacier examinait de manière détaché le corps à ses pieds. Bientôt, il entendit une voiture approcher, puis plusieurs. Le périmètre était bouclé, la brigade des mœurs était là. Qui était-ce cette fois? Ce gentil serpent à talon aiguille peut-être? À moins qu’elle opte pour les guenilles cette fois. Lisbteh, Liz, Lisbon ou peut importe le nom qu’ils voulaient bien lui donner, n’était pas sa femme favorite, ça non. Il restait néanmoins complètement irréprochable, une vrai machine. Lorsqu’il entendu un bruit de pied trop léger pour être masculin, il laissa tomber dos à la nouvelle venu une salutation très sobre.


-Si ce n’est pas la charmante Main Noire qui vient me rendre visite. Je crains que vous trouviez là un adversaire à votre opposé : la Mort Blanche fait contraste avec vous, sur plusieurs aspects.

Le ton froid, un peu mélancolique et monotone de Vendel créer un silence lourd parmi ses hommes de main. D’une manière peu pressé, il tourna sa tête vaguement vers elle pour la regarder d’un œil, le visage entouré des fumées de son cigare et partiellement dans l’ombre grâce à son fedora. Pourtant, il n’y avait que Vendel Genovese pour être aussi bien soigné, impeccablement bien soigné, pour une sortie concernant un meurtre. Après, il était Toujours parfaitement approprié dans son allure : un vrai professionnel.

-Nous n'avons rien touché, mon homme est tout à vous, preuve, fouille, dissection...
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MessagePosté le: Mar 27 Nov 2012 - 20:48    Sujet du message: Publicité

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Siana
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MessagePosté le: Mar 27 Nov 2012 - 21:58    Sujet du message: Bureau des Moeurs, Le scalpel japonais [Enquête Lisbeth] Répondre en citant


Complexe gouvernemental, bureau de Lisbeth Bonhoeffer et parking en sous-sol
   


Après mon entretien avec Ebenezer, la visite du Président et ma prise de décision quant à mon action prochaine, j'avais passé ma journée à élaborer un plan d'attaque. Un plan pour approcher de Sean O'Grady. Je m'étais constituée une parfaite petite professeur en éducation civique, coincée, timide, intello, prude. Tout était prêt. J'avais ma fausse identité, mon faux visage, ma fausse histoire. Il ne me restait plus qu'à apporter tout ceci au service permettant de créer les faux papiers, faux dossiers, faux dossier médical et faux diplômes. Tout était prêt à être utilisé. Tout... sauf que je n'avais pas prévu de me voir confier une enquête.

Un papier, pas plus gros qu'une carte de visite, sortit d'un petit fax, pas plus gros qu'une boite de conserve. Parfois, le papier était plus long. Fin et long. Sa longueur dépendait de la teneur des informations. Quand je vis la taille de la fiche de mission, je me mis à grimacer. Petite fiche, petites infos, grosse enquête en perspective. J'allais devoir mettre ma mission d'initiative personnelle de côté. Pour combien de temps ? Je l'ignorais. Mais les enquêtes et missions ordonnées par le bureau étaient prioritaires sur les initiatives personnelles de recherches de criminels, de traque d'ennemis. Je devais mettre de côté Sean O'Grady.

La fiche de mission "enquête" en main, fiche pas plus grosse carte de visite, je lisais la teneur de mon travail :

"Quartier des loisirs, homme des Genovese, "mort à l'ennemi", jugulaire, scalpel japonais".

Les sourcils froncés, je chiffonnais la carte d'une seule main.

- La Mort Blanche, grognai-je en jetant la fiche mission à côté du mini fax avant d'appuyer sur le bouton vert du mini fax, indiquant ainsi que la mission d'enquête était reçue, acceptée et donc commencée.

Je fermai mon dossier "filature O'Grady" et le rangeai dans un tiroir. Je décrochai le téléphone et appuyai sur la touche 6.

- Ici Bonhoeffer. Prépare-toi immédiatement, j'arrive et on décolle.

Sans un mot de plus, je raccrochai et quittai mon bureau en trombe pour me rendre dans le sous-sol servant de parking. Dans ce parking, un homme en costume attendait auprès d'une berline noire, blindée et étincelante. Derrière, d'autres voitures patientaient.


- Aller ! on se bouge !

Je montais à l'arrière de la berline. Puis le pingouin prit le volant. La voiture démarra et quitta le bâtiment, suivie par d'autres véhicules, plus gros, destinés au transport de policier. De petites mains prêtes à m'obéir et me servir. Les véhicules nous dépassèrent et prirent de l'avance.


Quartier des loisirs, une ruelle en périphérique du Wendigo
   


Une fois sur place, les véhicules précédent le mien faisaient déjà leur travail de quadrillage, formant une barrière de policier autour de la scène de crime. Vu l'heure, il pouvait y avoir peu de badaud. Mais il s'agissait du quartier des loisirs. Les fêtards pouvaient venir fouiner.

Je descendis de voiture et m'avançai doucement vers le mort, suivie de près par mon "chauffeur" en costume. Vendel Genovese était là. Je ne pus m'empêcher d'afficher un petit sourire amusé. Ironie du sort, j'avais prévu d'aller le voir pour lui parler de sa petite mutante.


- Genovese Junior, pourquoi serais-je étonnée de votre présence ici, dis-je d'un ton monocorde. Je sais que vous êtes... au courant des méthodes. Je ne crains rien pour mes preuves, néanmoins...

Quand je fus près de lui, je secouai la main pour faire partir la fumée.

- Je crains pour mon enquête. Rangez ce cigare, il me dérange et vous savoir combien je n'aime pas être dérangée lorsque je travaille. Quant à votre homme... que vous soyez d'accord ou non, il est à moi et j'en ferai ce que je voudrais. De toute façon, il n'a plus le choix, lui.

Je m'accroupis à côté du cadavre et lâchai un petit rire aiguë. Je relevai la tête et regardai Vendel Genovese.

- C'est votre homme ? ou celui de votre père ?

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MessagePosté le: Mer 28 Nov 2012 - 23:34    Sujet du message: Bureau des Moeurs, Le scalpel japonais [Enquête Lisbeth] Répondre en citant

Étouffant un sourire narquois à l’intérieur de lui-même, le visage balafré de celui-ci n’exprimant rien de précis depuis des années quand il le désire (ce que l’on appelle souvent la « poker face »), il acquiesça en silence à la demande de la 3L.

-Évidemment Madame Bonhoeffer, un gentleman de ce monde ne voudrait pas importuner une dame.

Le cigare quitta le coin du bec pour se faire éteindre dans la paume de Vendel Genovese, il était toujours, ou presque, ganté de cuir synthétique. Une habitude qu’il avait prise quand il avait un horaire particulièrement abondant en homicide. Avant d’être lui-même un petit baron de la mafia, n’avait-il pas été le chien de chasse préféré de son père? Il ne fallait pas laisser de trace et qui sait quand le besoin de décapiter une personne de plus s’ajouterait à son horraire?

-Il est à moi et lui, un homme que je lui avais emprunté le temps de mettre en relation certaines mise à jour avec les clans japonais. Nos clans ont souvent des face à face, comme vous le savez déjà de toute manière. Alors, voilà. C’est un homme de mon père qui m’a été légué. Je crains ne jamais pouvoir lui rendre son petit soldat de plomb. De plus, je ne faisais qu’une forme de politesse en vous confiant le cadavre, je suis bien conscient que je n’ai aucun mot à dire là-dessus, évidemment.

Il s’éloigna de celle-ci pour la laisser travailler, un de ses gorilles dissipa le nuage de fumée paresseuse après qu’il s’est déplacé.

Le cadavre en question semblait avoir beaucoup saigné mais son sang avait une consistance étrange, comme une gélatine encore fraîche. En plus du scalpel dans la jugulaire, l’assassin semblait avoir jugé bon de mettre un plan B et ajouter un poison à la lame. Des études d’échantillon permettraient d’identifier et peut-être même spéculer le fabriquant… ou non. La mine de l’homme était une grimace de douleur. La nature du venin serait donnée par les charmants laboratoires du Gouvernement. Bref, le tueur avait doublé son plan, il était bien déterminer à tuer ses proies, pas de place à la demi mesure.
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MessagePosté le: Jeu 29 Nov 2012 - 00:06    Sujet du message: Bureau des Moeurs, Le scalpel japonais [Enquête Lisbeth] Répondre en citant

Je reportai mon attention sur le cadavre. L'homme qui m'avait servi de chauffeur me tendit une paire de gant en latex bleu et épais. Accroupie au-dessus du mort, les genoux serrés pour plus de confort dans mon tailleur noir, j'enfilai les gants et joignis les mains, tout en appuyant mes avants-bras sur mes cuisses.

- Ne vous éloignez pas trop Monsieur Genovese,
dis-je en relevant la tête vers lui. Et détendez-vous, je ne faisais que vous taquiner... je sais que votre clan est un brave clan.

J'aurai pu dire "bon clan". Mais brave montrait bien le fait que je les sous-estimais, les méprisait presque. Que je les considérais tout simplement comme de bons outils du Gouvernement.

Je détournai mon regard sur le cadavre et pris une pochette façon pochette manucure dans la poche intérieur de mon trench. Je l'ouvris, dévoilant une tige métallique, un scalpel, une pince à épiler (ou quelque chose y ressemblant) et divers crochets, outils et petits trucs pour travailler.

Avec une spatule métallique, je prélevai un peu de sang. Il était épais et visqueux.
Mais pas comme si il avait coagulé. Il était frais. Sur la spatule, un morceau de sang gélatineux faisait "blop" et ondulait comme... une cuillérée de gelée. Je portai le sang à mon nez et le reniflai. Il avait cette odeur ferreuse. Sa couleur était rouge carmin. Je reposai le morceau de sang gélatineux sur le mort.

Je tendis ma spatule vide à mon assistant et lui dis :

- Nettoie et donne un tube à prélèvement.

L'homme en costume s'exécuta. Il posa une boite à outil noire qu'il portait depuis sa sortie de voiture et l'ouvrit. Il en sortit un tube à prélèvement et un tube où il glissa ma spatule dedans. A la place, il en prit une autre dans la boite à outil, exactement la même, et me la donna. Je la rangeai dans ma pochette et m'emparai du tube à prélèvement. Généreusement, je prélevais du sang avec la mini cuillère attachée au bouchon du tube. Je récupérai le morceau déjà analysé et en pris même un peu plus. Puis, je rangeai le précieux bout ondulant dans le tube protecteur que je refermai avec le bouchon-cuillère. Tube que je rendis à mon assistant.

- Sachet.

Un sachet me fut donné. Il me suffisait d'ordonner pour recevoir. Je pris le scalpel de la Mort Blanche et le mit dans le sachet en plastique se fermant par un zip. Sachet que je donnai à mon assistant.

- Regarde si ses mains et bras ont des traces quelconques.

Pendant ce temps, avec une tige métallique, j'ouvris la bouche du mort pour voir si il y avait quelque chose dedans.

- Dites-moi Monsieur Genovese, où en sont vos actions de nettoyage ? Nettoyage de personnel. Voyez-vous ce que je veux dire ? Je comptais venir m'assurer que votre oiseau piailleur avait bien été plumée... Mais comme l'occasion s'y prête actuellement, je vous pose la question : avez-vous fait votre travail ?

Du coin de l’œil, je l'observai furtivement avant de me concentrer de nouveau sur le mort.


- Ouvre son costume et sa chemise, ordonnai-je à mon assistant, pendant que je regardai ses chevilles et que je lui retirai ses chaussures. As-tu vu quelque chose sur les mains et bras ?

L'homme était maintenant nu pied. Je cherchai toutes sortes de marques, de blessures, de traces de piqures... ou de message de la Mort Blanche.

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MessagePosté le: Jeu 29 Nov 2012 - 03:58    Sujet du message: Bureau des Moeurs, Le scalpel japonais [Enquête Lisbeth] Répondre en citant

Imperturbable, Vendel endura “la routine” qu’il endurait depuis plusieurs années : être considéré comme un chien féroce, un objet bon à faire la salle besogne. Il ne s’en souciait guère, sa double vie apaisait la tempête inaccessible à l’œil. De toute manière, il n’avait jamais eu d’émotion publiquement hormis sa colère, son impulsivité, sa froideur, sa grossièreté calculé et cinglante toute faite pour blesser… on en passe.

-Pour rien au monde je m’éloignerais trop, je ne fais que vous laisser de l’air, madame Bonhoeffer. Comme vous l’avez si bien dis, vous n’aimez pas être dérangée.

Genovese était comme ça aussi, toujours attentif et charmant aux femmes de bon goût. Mais ce miel était vide, c’était une manière d’être, une sorte de politesse et de jugement à la fois. Elle était une femme de la haute et il la traitait comme une femme de la haute, point final. Les filles du Wendigo étaient soumises au patron et n’avaient pas le droit aux jolis mots jusqu’à preuve du contraire. Ça faisait de son image celle d’un demi-connard, une sorte de pimp particulièrement venimeux. Au moins, ses filles étaient propre, ça c’était une chose de bien : pas de drogue, pas de MTS et même peu de véritable prostitution. Il gardait son commerce en santé en gardant ses filles en santé et les riches, ils savaient qu’ils pouvaient aller se réjouir chez Vendel : pas de risque d’infection là-bas même si on se fait cajoler un brin contre un très généreux pourboire.

Il s’était tenu dans le silence le plus complet après sa réponse courtoise jusqu’à ce qu’elle s’adresse à lui de nouveau.


-J’ai fait tout ce que j’ai pu. Je songe faire une plainte au département Gouvernementale des identités, j’ai été relativement scandalisé qu’une de mes employées soit ainsi passé sous le nez de l’Organisation. Elle était fichée dans tout ce qu’il y a de plus légal, des papiers authentiques. Je n’accepte aucun clandestin à mon service, je fais toujours attester par l’Organisation et voilà que l’on m’approuve une poire pourrie. Nous l’avons cherché, nous avons passé au peigne fin son appartement avec certains de vos enquêteurs les plus performant, rien. Je me suis repayé mon désagrément à l’aide de son compte de banque et de la majorité de ses biens en revente sur le marché noir… Pour ce qui est de la femme elle-même, l’histoire est assez curieuse voyez-vous. D’après mes sources et ce que l’on m’a dit, un de vos chasseurs étoile, Ebenezer, pourchassait une criminelle qui emportait avec elle mon ancienne chanteuse. Selon quelques témoins grassement payé, vous savez comment les pauvres n’aiment pas se cracher dans le dos sans un peu de motivation monétaire, votre collègue aurait été tiré dans le dos avec un gros calibre par une femme bizarre portant les cheveux en une sorte de crête rouge. Il paraitrait que cette femme les a conduit à quelque part, je ne sais où, et voilà que celle-ci n’a plus été revue depuis. Si elle refait surface un jour, c’est un oiseau mort, outre ça madame Bonhoeffer, vous m’excuserez de ne pas descendre faire le ménage dans les proies de la brigade des mœurs : les rebelles et les mutants, c’est votre affaire. De plus, si le département de passeport et identité ne sont pas assez compétent pour m’obtenir des fiches complètes, j’accepterai volontiers une machine pour vérifier par échantillon sanguin que mes filles sont propres. J’accepterais également un spécialiste si ça convient mieux. Voilà tout ce que je peux faire pour cette situation, je m’en remets à l’excellent jugement du Gouvernement.

Tout ça avait été dit avec un monocorde lourd : c’est dans ces moments que Genovese Junior ressemblait le plus à son père.


Pendant ce temps, l’assistant de Lisbeth avait fait ses petites recherches. Le prélèvement avait été envoyé par une petite machine au laboratoire, les premières informations fusèrent rapidement.


-C’est un poison de type « hemotoxin ».
[avant de continuer je t'invite à regarder le vidéo sur cette page web, ce sera un bon visuel]
http://www.thesun.co.uk/sol/homepage/news/4426069/Venom-from-deadly-Russells-viper-snake-turns-blood-solid.html

-L’effet de gélatine dense que nous observons est une coagulation rapide et violente qui fait un choc très violent au corps. Le cerveau et le système sanguin met peu de temps à dysfonctionner. La blessure étant dans le cou, la jugulaire même, l’impact du poison, même s’il était infime, a dû être fulgurant pour le système cérébral. Notre homme doit être mort sous le coup et la grimace de douleur est très typique d’un tel poison. Je n’ai rien trouvé de particulier sur son corps malheureusement, du moins seulement quelques ecchymoses et éraflures sur les jointures. Il a dût essayer de se défendre puis a été frappé. Nous pouvons considérer l’option qu’il a peut-être surpris notre assassin puisque dans un cas où l’assassin aurait voulu le tuer, il aurait été mort avant de pouvoir réagir non? Mais ce n’est qu’une supposition madame, vous êtes le cerveau ici.


Le reste du corps n’offrait rien de particulier, malheureusement.
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MessagePosté le: Jeu 29 Nov 2012 - 11:16    Sujet du message: Bureau des Moeurs, Le scalpel japonais [Enquête Lisbeth] Répondre en citant

- Je n'ai trouvé aucune arme sur le corps. Cherchez autour de la scène du crime pour voir si il n'y en a pas une. Regardez partout, ordonnai-je aux policiers cloniques les plus proches.

J'écoutai Vendel Genovese répondre à ma question. Toujours aussi froide mais courtoise. Ma main à couper que cela le perdra un jour.


- En effet, Mademoiselle Song a pris la poudre d'escampette avec une criminelle de haut rang. Je sais que nous pouvons compter sur les Genovese pour faire le nécessaire au cas où elle pointe le bout de son nez. Sachez que la savoir morte sera une grande satisfaction pour nous. L'excellent Gouvernement se satisfait de vos services. Continuez ainsi.

La petite machine s'était volatilisée avec mon échantillon. Il ne fallut que quelques minutes pour que la tablette de mon assistant ne reçut les résultats, qu'il s'empressa de m'énoncer.

- Hmm... contacte le centre des analyses afin qu'ils déterminent si le poison est synthétique, de fabrication artisanale ou si il peut-être organique, donc issu d'un mutant. Les ecchymoses peuvent être antérieures à l'assassinat. Une autopsie déterminera cela. Fais venir les légistes, qu'ils embarquent le cadavre et que nous ayons une réponse rapide. Des éraflures sur les jointures dis-tu ? Hmm... Soit notre homme a été surpris par la Mort Blanche et il a tenté de se défendre, dans ce cas, il était la cible. Soit les éraflures datent d'avant l'attaque et dans ce cas il ne s'est pas défendu, il a été pris par surprise et était aussi la cible. Soit, dernière possibilité, il a surpris la Mort Blanche dans ses exactions, il n'était pas la cible, la Mort Blanche l'a vu, il s'est défendu et en est mort.

Je me relevai après avoir inspecté les pieds.

- Dites-moi Monsieur Genovese, de quelle constitution était cet homme ? Fort ? Un peu mou ? Capable de se défendre seul face à des hommes forts ? Avait-il une arme ?
demandai-je tout en regardant les environs.

Le nez levé vers les immeubles, leurs murs, recoins, dessous de fenêtres. Je cherchai quelque chose.

-
Je veux savoir si il y a des caméras de surveillance ici. Je veux les vidéos de toutes celles que tu pourras trouver sur toute la zone et dans un périmètre assez large. Je veux que tu trouves notre victime sur des caméras. Nous devons retracer son parcours afin de voir s'il avait l'attitude d'une personne se sentant suivie et menacée ou si il vagabondait tranquillement. Peut-être pourrons-nous voir une trace de la Mort Blanche sur ces vidéos. Tu me trouves toutes les vidéos : celles de la surveillance des rues, des commerces, de tout, ordonnai-je à mon assistant.


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MessagePosté le: Dim 16 Déc 2012 - 16:23    Sujet du message: Bureau des Moeurs, Le scalpel japonais [Enquête Lisbeth] Répondre en citant

Les policiers cloniques s’activaient efficacement sans poser de question ni rien, ils n’étaient pas « programmés » après tout. L’un d’eux trouva un révolver dont le canon avait souffert une immense pression, il était légèrement tordu. L’arme n’avait pas implosé donc il était à parier que la victime ou l’agresseur qui détenait l’arme n’avait pas tiré pendant que son arme se fait saboter ni après. Le chargeur, pour sa part, manquait deux balles. Les policiers cloniques se mirent à la recherche des douilles vides, ce qui arriva après un moment.

Un autre policier trouva des tâches de sang subtiles contre un mur de brique rouge synthétique. Le sang fût ramassé et analysé, c’était le sang d’une femme eurasienne qui était mêlé aux histoires de la prostitution du clan japonais : Yuko Satori. Non loin de cette tâche, il y avait aussi des cheveux et des morceaux de peau appartenant à la victime de l’homicide, le mafieux. On fit le lien entre les blessures de ses jointures et le mur où la peau avait été écorchée. On trouva des lambeaux de vêtement féminin, des fragments de sperme sur les lambeaux, du sang des deux personnes. Vendel prit parole sans s’émouvoir pour décrire l’homme.


-Plutôt fort physiquement, bon au corps à corps, il est une brute difficile à dresser. Le tenir loin de mes filles était un essentiel, c’est un délinquant sexuel qui ne s’en cache pas. Il avait normalement un révolver, mais il ne le trainait pas toujours. Il était plutôt excité par le fait de tuer à main nue ses adversaires en général. Imbu de lui-même, un peu avare… Mhh, je crois avoir fait le tour de l’être en question. Il se nomme Pablo Santini.

Le jeune Genovese ayant terminé, l’analyse du poison arriva via un des clones.

-Le venin est organique, madame. Le sujet qui a donné le venin est de type femelle. Le code génétique dénote la portée du sujet. Cette portée avait subit des disparitions il y a environ 15 ans. La mutante en question correspond à deux profils d’enfant qui avait été pris au marché noir pour en faire les tests. Nous avions eu une petite fille caucasienne et une petite fille de racine asiatique.

Le clone, ayant terminé son rapport, se recula un peu. Suite à celui-ci, un autre approcha avec un moniteur. L’investigatrice put apercevoir la situation du meurtre dans son entièreté : Le tout commença par une femme asiatique trainée par les cheveux, battue et violé par la victime du meurtre : Pablo Santini. L’homme se fit plaisir un moment pour ensuite recommencer à battre la femme au sol. La prostituée, en question, ne se débattait plus et semblait molle comme du chiffon. C’est alors que, au bout de la rue, surgit de l’ombre une sorte de ninja moderne, silhouette ambiguë, androgyne. Le carnage du viol devait avoir duré une bonne heure et demi, la scène avait d’ailleurs été présenté à madame Bonhoeffer en vitesse augmenté pour ne pas l’ennuyer mais tout de même la mettre au parfum de la situation complète engageant la mafia japonaise. Le ninja était tout de blanc vêtu et attaqua d’un bref coup de scalpel dans la gorge l’agresseur. Le poison et la blessure eu un effet immédiat, l’homme tomba à terre et la mort blanche souleva la prostitué pour partir avec son corps mutilé, à pied. Il avait définitivement du cran. Le chemin qu’il prit échappa cependant aux caméras de la ville, le dernier tournant visible était vers une ruelle cul-de-sac qui menait nulle part jusqu’à preuve du contraire, à 5 coins de ruelle de là.


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MessagePosté le: Jeu 27 Déc 2012 - 19:45    Sujet du message: Bureau des Moeurs, Le scalpel japonais [Enquête Lisbeth] Répondre en citant

Un mutant. Une intuition qui se révélait exacte. Si il n'y avait pas eu les résultats pour le poison, j'aurais pensé, en regardant les vidéos, que la Mort Blanche aurait pu être Rosamunde. Une femme qui défend les femmes. Un homme prédateur sexuel. Rosamunde pouvait être mon criminel. Malheureusement pour moi, heureusement pour elle, le tueur était un mutant femelle. J'avais deux choix de mutant. Deux potentielles assassins. Ou deux potentielles donneuses de venin. Rien n'assurait que le tueur était mutant.

Au vu de la vidéo, le ninja blanc avait suffisamment de force pour s'en prendre sans souci à l'homme des Genovese, pour endommager le canon de l'arme, pour soulever la femme et partir à pied. J'écartai aussitôt la possibilité d'une femme normale.


- Cela ne peut être qu'un homme, une humaine +, un clone ou un mutant, mâle comme femelle. Qui d'autre pourrait faire tant de dégât au canon d'une arme. Je veux que vous me trouviez tout ce que vous avez sur les deux petites mutantes qui sont susceptibles d'avoir fourni ou utilisé le poison. Rien nous assure que le poison provient du tueur. Il ne faut pas écarter la possibilité que le tueur se fournit en poison.

Je réclamai à visionner une dernière fois la vidéo, sans le viol ne fut ralenti. Je voulais la voir en temps réel, afin de m'assurer qu'aucun détail ne m'avait échappé sur cette scène. Mes hommes avaient eu la délicatesse de vouloir m'épargner une telle vision d'horreur, car même pour moi, cela restait une horreur. Leur délicatesse ne me toucha pas. Au contraire, je n'en avais que faire et elle me gênait dans mon travail.

- Ne remets pas le ralenti, ordonnai-je à l'homme qui tenait le moniteur, lorsque le viol commença. Je ne veux pas passer à côté d'un détail non visible en accéléré.

Tout en regardant une deuxième fois la vidéo, je demandai à Vendel Genovese :

- Dites-moi, avez-vous connaissance du nom des victimes de votre Pablo Santini ? Connaissez-vous des noms de femme qui aurait agressé ? Que ce soit véridique ou de simple supposition basés sur de potentielles vantardise de votre homme.

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MessagePosté le: Ven 4 Jan 2013 - 16:14    Sujet du message: Bureau des Moeurs, Le scalpel japonais [Enquête Lisbeth] Répondre en citant

Le clone, pas programmé pour avoir peur (bien qu’il le devrait) répondit en toute transparence pour les informations à propos des mutantes.

-Je suis désolé madame, nous n’avons que ça. Les sujets ont été porté disparue après une intrusion criminelle non-identifié, l’affaire a été ensuite oublié et nos dossiers ne comportent pas d’avantage.

La vidéo lui fut présenté, le viol en soit ne comportait rien de majeur ou de différent qu’en visionnement rapidement hormis les cris de la victime et les grognements de satisfaction du prédateur. Vendel lui-même était franchement écoeuré, c’étais le genre d’homme qu’il appréciait égorger gratuitement. Fort heureusement pour lui, il était bien plus loin dans la ruelle. Une limousine noire arriva éventuellement en périphérique, le jeune baron du crime ne pouvait rester indéfiniment pour faire beau paysage.

-Il ne m’en parlait pas, je ne conduis pas de relation amicale au travail. Mes employées restent mes chiens, pas mes amis. S’ils entrent dans mon bureau me parler, c’est pour une bonne raison s’ils ne veulent pas que j’utilise leur cervelle pour ajouter de la couleur à mon mur. Je sais cependant qu’il se saoulait avec un certain Alfeo Giunta. Cet homme est un des Caporegime de mon père, il pourrait vous en dire plus.

Prenant une pause et se servant une petite gorgé d’une flasque d’acier travaillé, il dit ensuite.

-Puis-je vous êtes utile en une autre façon ou mon service auprès de vous n’est plus utile?
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MessagePosté le: Ven 18 Jan 2013 - 15:12    Sujet du message: Bureau des Moeurs, Le scalpel japonais [Enquête Lisbeth] Répondre en citant

Je rendis le moniteur avec la vidéo au clone policier qui me l'avait apporté. Je me tus, ne répondant pas aussitôt à la question de Vendel Genovese.

- Une dernière question avant de vous laisser partir, comment sont vos relations avec les japonais actuellement ?

Je tournai en rond autour du cadavre sans le quitter des yeux. Puis je donnai de nouveaux ordres à deux clones policiers.

- Je veux que vous analysiez les fichiers que vous avez sur le clan japonais. Je veux savoir qui sont les femmes humain+ chez eux. Voyez aussi s'ils ont des clones à leur service. Pendant ce temps, nous allons faire un petit tour chez les japonais. Histoire de voir qui faisait quoi hier à l'heure du crime.

Je me tournai vers le jeune Genovese et lui dit :

- Vous voilà libéré. Vous pouvez reprendre vos activités. A bientôt, Monsieur Genovese. Mes amitiés à votre père.

Je tournai le dos à Vendel et repris l'énonciation de mes ordres.

- Quand vous aurez épluché les dossiers du clan pour chercher les clones, voyez en même temps s'il y a des mutants signalés.

Je frappai dans mes mains pour activer tout ce monde.

- Aller on se bouge ! Apportez-moi cette viande froide au légiste. Toi, fais chauffer le moteur, ordonnai-je à mon clone chauffeur. Vous autres, dans les véhicules ! Nous allons rendre une petite visite à ces très chers Japonais. J'ai hâte d'aller les voir et leur rappeler mon bon souvenir, conclus-je en montant en voiture et en songeant à ma cicatrice.

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Laure Dubois
Clémence Destrées
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:58    Sujet du message: Bureau des Moeurs, Le scalpel japonais [Enquête Lisbeth]

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