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Livre, poussière et rédemption

 
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Gemini


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MessagePosté le: Mar 27 Nov 2012 - 17:33    Sujet du message: Livre, poussière et rédemption Répondre en citant

Jours 7
Après Midi



Dans la lumière diffuse de l'endroit, une jeune femme plante errait entre les rayons oubliés, les livres remplit de savoir interdit. Ses doigts fins trainaient contre certaines couvertures, prenaient certains ouvrages pour les reposer à l'endroit même où elle les avait pris. Aujourd'hui, c'était une bonne journée. Loin de Metropolis et avec une réserve acceptable d'eau, elle n'avait pas à remonter avant un moment dans la ville hideuse un peu plus haut. Son regard impénétrable, opaque comme des gemmes opalescentes, regardait les détails ici et là.

Les ruines d'Acropolis était pour elle un endroit sans crainte, une place où ni mutant et même les rats ne lui portaient la moindre attention. Pourquoi? Parce qu'elle ne sentait pas l'animal, la chaire, le mammifère ou encore l'oiseau, voir le poisson. Elle n'avait besoin que de rester immobile pour être souverainement ignoré par les créatures immondes. Si cette tactique n'allait pas, alors elle pouvait dégager sa neurotoxine et les tuer. Les monstres n'étaient pas une inquiétude, tout le danger de son existence résidait plutôt dans des êtres qu'elle aimait et pardonnait naturellement: les humains.

C'était d'ailleurs un humain qui occupait cet endroit et dans lequel elle préservait une forme d'ordre et de sécurité. Là-bas, bien plus loin dans la bibliothèque, il y avait l'endroit où Sean O'Grady jardinait, cultivait, quelques plantes rarissime. Cet endroit, elle n'y allait pas lorsqu'elle était seule: c'est le jardin secret à celui-ci, elle respecte son intimité. Il lui arrivait d'admirer de loin ces êtres verts qu'elle respectait, un peu comme des aînées. Ces êtres illustre, disparu de la surface de la ville depuis très longtemps, étaient les véritables représentant de la végétation. Elle n'était que pour sa part un concept à cheval entre la plante et l'homme.

La mine sérieuse elle portait une de ces fameuses robes religieuse blanche que le clan avait trouvé dans les tréfonds de Terra Sancti. Pour homme, de tissu lourd et trop grand pour elle, Perséphone le portait malgré tout avec une certaine dignité. Si la religion était un fait oublié par l'homme, il était un sujet mystérieux que les mutants semblaient murmurer dans Terra Sancti. Après tout, leur vie n'était-elle pas le fond de l'abîme? L'idée qu'il existe un Dieu sauveur en avait conquis quelques uns. Ce n'étais pas spécialement connu à Sean, mais Perséphone allait sous peu le faire plonger dans le véritable univers des mutants, leur hiérarchie, leur "société" et toute l'organisation dont le monde ne se doute pas.

Un instant plus tard, toujours plongée dans sa méditation du haut d'une bibliothèque, elle entendit des bruits de pas au loin.


-Sean? dit-elle avec son éternel air d'ingénue.

Descendant de son perchoir, elle traversa les allées de livre à la recherche de la source du bruit.
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MessagePosté le: Mar 27 Nov 2012 - 17:33    Sujet du message: Publicité

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Krakapsu


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MessagePosté le: Mar 1 Jan 2013 - 17:39    Sujet du message: Livre, poussière et rédemption Répondre en citant

J'avais eu beaucoup de mal à laisser repartir Perséphone vers les niveaux inférieurs de la Cité après les révélations qu'elle m'avait fait sur les derniers assauts subis par son groupe et ses atteintes qui avaient failli lui coûter la vie. Aussi ma hâte était grande de la retrouver au plus vite dans les tréfonds d'Acropolis, à cet endroit si particulier et protégé qu'était la bibliothèque Esperanza. C'était son nom, comme l'attestait un vieux fronton qui penchait dangereusement et menaçait de se décrocher. J'avais lu dans un livre que cela venait d'espoir en espagnol, une langue parlée à une époque par une part considérable de l'humanité et aujourd'hui réduite à l'état d'un dialecte mort.Je trouvais le nom très approprié à ce qui m'animait en venant dans ce lieu et en lui redonnant son activité d'antan, plus une autre qui consistait à faire pousser de petites plantules vert fluo.

J'étais en train de compulser un livre sur la pollinisation des plantes à fleurs lorsque j'entendis la porte du rez-de- de chaussée grincer. Mais ce ne devait être que le vent car plus un bruit ne vint prolonger mon alerte. Le battant fermait si mal que j'étais obligé de le barrer d'une planche pour le maintenir clos. Je repris donc ma recherche. Mais je n'étais plus aussi attentif. Je sentais comme une présence. Je descendis de mon escabeau de libraire sur lequel je m'étais accoudé pour lire et me mit à arpenter les allées de la bibliothèque tout en tâtant dans ma poche l'arme que j'avais acheté à prix d'or au marché noir. Je m'efforçais de ne pas faire de bruit mais les lattes du plancher fatigué grinçaient traîtreusement sous mes pas. J'entendis enfin sa voix avec soulagement et sortit ma main de ma poche pour m'avancer en direction de mon amie.

- Perséphone ! Te voilà enfin ! Dis-je en me précipitant vers elle et en ouvrant mes bras pour la serrer contre moi. Comment vas-tu ?

Je reculai pour considérer le visage céladon avec tendresse et inquiétude. Elle semblait toujours un peu fatiguée.
Un petit sourire naquit sur mes lèvres.


- Perséphone, quelque chose est arrivé dans la cave, il faut que je te montre ...

Je saisis sa main et l'entraînai au sous sol avec l'impatience fébrile d'un enfant. Sur l'épaisse couche de terre que j'avais rapportée difficilement sur la dalle de la cave, puis enrichi durant des mois de terreau que j'avais peiné à réunir en collectant des déchets triés, les plantules avaient poussé puis grandi et ce soir-là, alors que je retournais pour un séjour peut-être plus définitif à Acropolis, elles m'avaient accueillies avec une surprise. Les plus grandes avaient fleuri et tout autour d'elles, poussant anarchiquement dans les petites allées que j'avais dessiné, d'autres bébés plantes avaient poussé.

- Elles ont entamé un cycle de reproduction naturel. Vois ! Elles ont fleuri, se sont pollinisées et d'autres sont nées. Comprends-tu Perséphone, ce que cela signifie ? Elles sont indépendantes maintenant. Il nous suffit juste de les protéger, de les nourrir et de ... d'agrandir la culture. Dis-je en pressant les mains de mon amie entre les miennes.

Les yeux pleins de ferveur, j'ajoutai:

- C'est une nouvelle ère qui commence, tu sais. Un message d'espoir... Un signe.

Perséphone et moi nous penchions avec amour sur les pousses fragiles et nous extasions sur la beauté des couleurs arborées par les fleurs mères. Des couleurs que Metropolis avait oublié depuis longtemps. Je crus voir une larme glisser sur la joue de mon amie dans la pénombre, mais peut-être n'était ce qu'une illusion bien que je sentis une émotion palpable dans les doigts qui enlaçaient les miens.

- La vie revient, mon amie, la vie renait... Et avec elle, l'espoir.


Dernière édition par Krakapsu le Jeu 10 Jan 2013 - 17:16; édité 1 fois
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Gemini


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MessagePosté le: Lun 7 Jan 2013 - 03:22    Sujet du message: Livre, poussière et rédemption Répondre en citant

La frêle créature ressentit avec une forme de joie et de soulagement les bras de son ami se refermer sur elle. Les yeux à demi clos, elle savourait le contact tiède que donnait un humain, ils avaient le sang chaud, leur température était apaisante. Sortie de sa transe, elle ressentit son protéger se reculer pour l’observer ainsi que s’adresser à elle. Son visage de porcelaine végétale affichait toujours cette ombre de fatigue, comme la trace du quotidien tumultueux des derniers jours. Pourtant, les traits paisibles de celle-ci invitait au calme, au bien être. Loin de Metropolis, elle se sentait en sûreté et maîtresse de son environnement.

-Je vais bien, mon ami. Je porte maintenant des bandages humains, mes blessures en sont plus que grafignes et peau fragile. Ne t’en fait pas, je suis bien et j’ai assez d’eau pour rester en bas une semaine ou plus si mes amis sont apte à récupérer de l’eau dans leurs escapades.

Quelque chose était arrivé, mais quoi? Sa main fragile dans celle de Sean, elle dévala avec légèreté les marches à sa suite, ses petits pas jumelé à la large étoffe qui l’entourait soulevant un nuage de poussière à leur passage. La mine incrédule, puis ravie, elle vit les fleurs et les plantes. Sa main libre se porta à bouche alors qu’elle approchait, elle frissonnait comme une feuille au vent et il pouvait le sentir en pressant ses mains. Il parlait d’espoir et elle, elle restait sans mot, muette par la félicité de cette vision. Perséphone dégagea une main de nouveau alors qu’elle se penchait en la compagnie de son cher Irlandais vers les merveilles colorées. Ses doigts fins effleurèrent une fleur avec dévotion pour ensuite se déposer contre ses lèvres, ce genre d’expression d’une personne qui n’arrive pas à croire ce qui arrive. Puis, quittant sa bouche, sa main se referma fébrilement tout en appuyant très fort devant son cœur. Cœur qui, étrangement, était à droite pour elle au lieu de la gauche. Une larme spontané roula contre sa pommette puis sa joue, terminant sa course le long de son menton fin afin de tomber sur une feuille juste en dessous.

-Sean…

La femme plante ne trouvait rien d’autre à dire pour le moment, dire le prénom de son camarade, la voix étranglé d’émotion, était suffisant pour exprimer tout ce qu’elle avait en elle. En premier, son visage semblait presque afficher de la détresse, elle ne savait pas comment gérer une émotion aussi puissante. Puis, comme un éclat de soleil, son regard mouillé fût accompagné d’un sourire si heureux, si transit de bonheur, qu’il transformait ces yeux mouillé de larme en expression de ravissement complet. Perséphone regarda Sean un moment, se tournant ensuite vivement vers les plantes, comme si elle réalisait pour de bon le miracle sous ses yeux, se retourna à nouveau vers lui. Le manège de regard dura un certain moment après quoi elle serra subitement son ami dans ses bras, sa tête enfoui contre le cou. La peau de celle-ci exultait tout à coup une odeur sucré et capiteuse, c’étais le genre de manifestation odorante sentimentale qu’elle démontrait rarement. Elle ne faisait pas de bruit alors qu’elle le serrait de toutes ses forces, mais ses petites épaules tressautaient comme si elle sanglotait. Après un bref instant, elle recula le visage pour le regarder, les joues mouillés de larme et un sourire éclatant étirant ses traits. La femme plante pleurait littéralement de bonheur.

-Je suis si heureuse! Sean! Les plantes pourront exister à nouveau!

Tentant de se modérer un peu, sa main contre sa bouche, elle reprit relativement rapidement sur elle-même si son visage était encore baigné du liquide parfumé de ses larmes.

-Peut-être as-tu découvert notre espoir? Peut-être… Peut-être que nous pourrions tous partir de Metropolis si nous trouvons une manière de faire pousser des légumes et des fruits.

La femme plante retourna un moment dans une sorte de silence contemplatif, elle termina en soupirant.

-C’est magnifique, tu as beaucoup de talent avec mes sœurs, Sean.
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Gemini


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MessagePosté le: Mar 15 Jan 2013 - 04:00    Sujet du message: Livre, poussière et rédemption Répondre en citant

Les retrouvailles des deux amis à peine commencé, une présence se manifesta en haut des marches de l’établissement. La voix de Lollie retentissait dans les marches, appelant sa camarade.

-Perséphone? Perséphone? Nous avons besoin de toi au conseil, Amanita dit que c’est urgent. Nous sommes venus pour te raccompagner. Ton ami humain doit rester ici pour le moment, mais ta demande a été accepté par la chef, il aura son audience demain matin.

La femme plante regarda avec un certain regret son ami, elle aurait bien voulu partager ce moment plus longtemps, mais il fallait ce qu’il fallait. Son regard embrassant une dernière fois le spectacle des fleurs, elle sourit un peu à Sean et reprit pleinement contenance, se séchant le visage.

-Je serai là demain, pour toi, Sean. Je viendrai te chercher et je te conduirai au cœur de notre univers. Demain, nous pourrons choisir que sera le futur pour toi. C’est un choix que toi et nous, le Conseil, pourrons élucider au mieux, je l'espère. Sur ce, prends soin de toi mon cher ami.


Baissant ses yeux irréels un instant, avec une expression difficile à lire, elle releva le regard pour lui sourire avant de s’esquiver. Elle repartie tout aussi subrepticement qu’elle était venue, ses pieds ne faisant qu’un son feutré au sol. La petite fée verte avait quitté l’endroit, elle et l’ivresse odorante qu’elle dégageait aussi.


==========================================================

[Début de la pause de Metropolis, fin de la première partie pour Sean]

Survol de l'évolution:
De: Professeur de petite envergure, explorateur clandestin des mystères d'Acropolis
À: Future rebelle ou espion des mutants? Tout est encore possible

Petite note du MJ: Bien que Sean est le genre d'homme de qui personne ne se doute de rien, il est remplit de surprise, il est à l'image de sa vie. Aujourd'hui professeur dragueur qui n'a pas eu un succès fou avec la Main Noire, demain sera-t-il un atout majeur à la condition mutante? Le destin de Sean O'Grady est encore mystère complet. Avec un peu de chance et de la créativité, l'Irlandais de descendance aura peut-être un avenir plus coloré que nous ne puissions imaginer. Ne sont-ils pas sous le bon signe du trèfle à quatre feuille? En a-t-il dans son jardin?
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:09    Sujet du message: Livre, poussière et rédemption

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