Imaginarium Index du Forum

Bureau des Moeurs, Un détestable café
Aller à la page: 1, 2  >
 
Ce forum est verrouillé; vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Imaginarium Index du Forum -> Archives de nos anciens RPG -> Metropolis Everest
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Gemini


Hors ligne





MessagePosté le: Mar 9 Oct 2012 - 17:05    Sujet du message: Bureau des Moeurs, Un détestable café Répondre en citant

Jour 6
Matin



Nous étions le matin, Ebenezer était assit au bureau et opérait ses entrés journalière. Le dos pansé, il grimaçait de temps à autre de mécontentement, pas que la douleur le dérangeait particulière, mais ça le déconcentrait: Il ne se sentait pas 200% optimal. Son café goûtait la merde, il avait viré sa dernière assistante clone après qu'elle a renversé son café sur des papiers il y une semaine et il l'avait fait abattre. Le problème, maintenant, c’est qu’il devait en dresser une nouvelle, la poisse! En plus, il avait constamment ce goût de sang dans la bouche, ces chirurgiens pouvaient se compter chanceux qu’ils étaient protégé, il avait l’impression d’avoir été bâclé. Bien entendu, il ne l’était pas, mais il était terriblement intransigeant. Il voulait la perfection.

Parlant de perfection, il avait une vilaine note à son dossier. Mademoiselle Nest lui avait échappé, cette mariée en cavale, il lui arracherait sa petite tête du corps. Pourtant, il y avait à son dossiers la note suivante : de préférence en vie. Son goût pour le perfectionnisme le reprenait. Il l’avait abandonné momentanément dans la poursuite, mais là, il avait envie de nouveau de la piger en vie. Il ignorait parfaitement de quelle manière le président voulait mumuse avec cette femme, il s’en fichait un peu. Si c’étais comme les autres, elle allait ne jamais s’en remettre, voir se faire manger tout crue.

Il rit, oh qu’il rit à cette pensée, il venait de se faire une blague doublé d’une réalité si proche qu’il la trouvait délicieuse! D’ailleurs, songeant à tout ça, il avait faim. Claquant des doigts, il se fit commander un bon steak saignant à sa nouvelle assistante, il avait besoin de protéine pour guérir mieux. Pendant son attente, il entendit des talons claquer le sol élégamment dans sa direction. Mhh des talons de marque « Brecks » probablement au son, ce pas il le reconnaissait si bien : La Veuve s’amenait. Tiens tiens, après s’être barrée avec la limousine, voilà qu’elle revenait.


-Délicieux bonjour à toi Lisbeth, comment va mon araignée préféré? Dit-il en faisant allusion à la veuve noire.

Toujours aussi mielleux, il n’y avait dans ses pas la moindre once de chaleur. Pas qu’il n’appréciait pas Lisbeth, il n’avait pas tellement de gentillesse en lui.


Dernière édition par Gemini le Mar 9 Oct 2012 - 22:40; édité 1 fois
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mar 9 Oct 2012 - 17:05    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Siana
Fondatrice


Hors ligne


Inscrit le: 09 Déc 2011
Messages: 2 641
Mon rythme pour mes posts RP est: fort à très moyen selon IRL

MessagePosté le: Mar 9 Oct 2012 - 21:02    Sujet du message: Bureau des Moeurs, Un détestable café Répondre en citant

Me voila au bureau. J'aurai aimé m'en passer. J'avais d'autres projets. Seulement, Ebenezer avait besoin de sa flasque, si je pouvais dire. Je traversai donc le couloir bordé de portes à une vitesse étonnante. Mes talons tapaient frénétiquement le sol. Sur mon passage, les regards se baissaient. Les bruits de couloir montaient. J'entendais déjà les "3L est là", La Veuve Bonhoeffer débarque". Oui. La Veuve Bonhoeffer était arrivée ! Cachez-vous ô faible fonctionnaires du Bureau des Mœurs.
Je m'arrêtai devant le bureau d'une secrétaire clone. C'était celle de Ebenezer.


- Est-il là ? Demandai-je sèchement.

Celle-ci me répondit que oui et qu'il ne fallait pas le déranger, qu'il attendait son repas.


- Idiote, retiens une chose, quand Ebenezer ne veut pas être déranger, cela ne me concerne pas. Je ne lui suis pas dérangeante. Mémorise ceci, pauvre gourde.

Je repris ma course vers le bureau de mon collègue préféré. Je tournai les talons quand je fus devant ma destination et me retrouvai face à un homme impressionnant, imposant et au visage antipathique. Ebenezer y était. Je lui offris mon plus beau sourire courtois quand il m'appela son araignée préféré.

- Mon très cher Eb, ton araignée tisse sa toile pour mieux manger.

Je m'assis dans un fauteuil face au bureau de Ebenezer.

- J'ai un menu de choix qui m'attend. Une entrée, un plat principal et un dessert. Un très gros dessert. Je te laisse deviner le nom du dessert. Son nom n'a pas changé. Pour l'entrée, c'est la petite River. Je suis étonnée que les Genovese n'aient pas vu que leur chanteuse avait de telles fréquentations. Je pense aller au Wendigo pour m'assurer que le Rossignol chante sous une couche de béton. Il me semble avoir vu sur le panneau dans l'entrée que personne ne s'était réservé cette tâche. J'ai grand hâte de remettre les pieds au Wendigo. Je ne l'avais pas fait depuis longtemps. Enfin comme quoi, il faut se méfier des apparences, cette fille les a bien dupé !

Je me mis à rire. C'était moi qui disait cela ! Moi, qui me cachait sous des apparats pour faire mon job. Je cessai de rire. Face à Ebenezer, je posai délicatement un trousseau de clé sur le bureau entre nous deux.

- Je vais mieux que toi en tout cas, du moins à ce qu'il parait. Voici les clés de ta limousine. Tu m'excuseras, j'ai dû prendre la poudre d'escampette avec. C'était ça ou prendre le risque de perdre une de mes nouvelles proies. Il s'agit de mon plat principal. Je te parle du professeur O'Grady. Je l'ai à l'oeil. Quelque chose me dit qu'il faut le garder en vue. Il dit avoir croisé Rosamunde. Si tel est le cas, que ferait un professeur de pacotille dans les rues sombres fréquentées par Rosamunde ? J'ai fui avec ta limousine car si le professeur m'avait vu t'attendre, j'aurai été démasquée. C'est suspect que la dame ayant droit aux galanteries du grand méchant Eb attende ledit méchant à la sortie de sa tuerie. Et puis après, j'ai appris pour ton bobo alors je ne me suis pas pressée pour te rapporter tes clés. Tu ne m'en veux pas hein ? Tu as été remis à neuf ?
demandai-je avec un brin d'amusement.

Je m'enfonçai dans le fauteuil et croisai les jambes. Je plongeai une main dans mon sac et en sortis la flasque. Petite attention que j'avais après toutes les (rares) blessures de guerres de mon collègue. Parfois, c'était du whisky, à d'autre moment du vin, de la vodka ou une autre petite chose alcoolisée.


- Je n'ai pas oublié ton breuvage "bon rétablissement". Ce sera mieux que le jus de chaussette de la crétine qui te sert de secrétaire. Un bon vin. Un cru très agréable que j'ai découvert lors du dernier Grand Cocktail.

Je regardai Ebenezer et retenus un petit rire. Je lui devais bien ça, après qu'il m'ait sauvé la vie dans l'entrepôt des japonais. Je débutai dans le métier. J'inspirai profondément et expirai lentement. Ce bureau sentait bon le travail bien fait. Il sentait bon l'Organisation.

- Eb... quand Rosamunde a débarqué pour te tirer dessus, d'où venait-elle ? De quelle rue ? L'autre soir, au club, elle est partie en coup de vent, alors que nous étions en plein affrontement visuel. Je l'ai jamais vu fuir ainsi un de nos affrontements. Cela veut dire qu'elle était sur un gros truc. Un très gros truc. Il n'y a que ça qui puisse la détourner de moi. Si on trouve ce truc, on aura sûrement une nouvelle chose à mettre sur notre étagère à trophée.

_________________________________________________________________
Laure Dubois
Clémence Destrées
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Gemini


Hors ligne





MessagePosté le: Mer 10 Oct 2012 - 04:15    Sujet du message: Bureau des Moeurs, Un détestable café Répondre en citant

La bouteille de vin en main, il répondit avec un de ses fameux sourires absolument parfait. Ebenezer était synthétique, tout de lui respirait l’ordre et le synthétique, il ne s’en défiait pas, au contraire : Il peaufinait longuement cette allure jusqu’à atteindre le surréel, l’impression d’abstraction, comme si derrière ces yeux il n’y avait pas lui, simplement une « idée » de lui. Mhhh, là une bonne question, son dossier avait dans le bas en tout petit un commentaire comme quoi il avait des prédispositions merveilleux à être un sociopathe qui endosse l’autorité : le meilleur des mondes.

-Merci ma chère Lisbeth, c’est toujours apprécié. L’alcool est bien mon unique gourmandise, avec modération, évidemment. La violence est mon seul excès acceptable lorsque je tue pour le Président.


Il est un rire soudain qui arrêta tout aussi net qu’il avait commencé. Reprenant son sérieux, d’une main, il farfouilla ses dossiers pour en sortir 3. Suite à ça, il sortie une coupe et se versa un verre du bon cru que sa camarade lui avait amené, ah cette charmante collègue! Une perle noire!


-J’ai fait ma recherche sur River Song, son identité était bel et bien enregistré dans le Gouvernement, même son ADN et tout le reste… En évitant bien entendu de mettre une ADN mutante. La petite devait avoir tout le matériel pour se glisser dans la société, elle y est depuis… Sa création peut-être? Nous n’avons pas de piste ma Lisbeth, ce qui signifie que l’échappatoire de ce moineau vient de l’interne. Nos bons Genovese ne pouvaient pas répudier une femme avec sur ses papiers tous les bons mots du Gouvernement. Ce que je me demande, alors, c’est Qui qui l’a fait sortir? Je vois en option un des scientifiques de son projet. Le problème c’est que la plupart ont été tué après qu’un de leur sujet dans la même porté s’est sauvé plusieurs années plus tard. Ce modèle masculin a disparu avec un modèle féminin et ils peuvent être n’importe où. La seule chose que nous avons de lui est l’identification d’une plume sur un cadavre il y a trois ans. Nous savons le spécimen probablement encore vivant si les différentes purges ne l’ont pas tué depuis. C’est tout ce que nous avons comme information pour le petite River Song, pour le moment. Aux dernières informations que nous avons eues, elle démontrait une attitude suspecte au travail, a supposément été kidnappée puis récupérée de force par son patron. Elle a demandé congé pour une blessure au pied et évitait possiblement le travail. Il serait à considérer qu’elle élaborait son plan pour descendre parmi la vermine si elle était si évasive de son emploie. Si tu vas au Wendigo, tu auras peut-être le plaisir de croiser le jeune Genovese. Son père en a fait tout un outil. Je ne compte plus le nombre de meurtre sous sa main, je serais presque envieux si je n’en avais pas le double. Quoique, je te conseille de visiter en après-midi, il doit actuellement être à la chasse avec quelques-uns de ses meilleurs gorilles puisque River ne se montrait plus depuis un moment, elle a dût fuir. Ils n’aiment pas laisser trainer les affaires. Voici l’évaluation que nous avons fait chez la mutante avec le clan Genovese.


Il lui tendit un papier puis passa au cas suivant.

-Bien entendu que je ne t’en veux pas, je ne serais pas raisonnable de t’en vouloir pour si peu. Tu as eu la bonne attitude, je n’ai pas spécialement été gentil avec toi, j’ai voulue te donner un air incriminant. Mais bon, après, c’est toi qui aura à lui faire avaler la salade que je t’ai fais interroger.


Il ouvrit le dossier de Sean, prenant une gorgée avec un grognement d’approbation pour le vin.

-Sinon, pour ton beau professeur. Mhhh il semblait médusé par la femme de mystère que tu es. Un type anodin, il n’a jamais rien fait de remarquable jusqu’à date. C’est ton genre de travail ça Lisbeth. Après, il faut savoir s’il te bluffait en voyant que tu dévorais Rosamunde des yeux. Tu as le tic de le faire, les hommes pourraient prendre ça d’une drôle de manière tu sais, ils ne gèrent pas toujours le centre-bas de leur corps. Bref, il faut que tu vois s’il te bluffait ou non, ton canari rouge ne traine pas tant avec les garçons à ce que je sache. Quand je l’ai vue, elle avait un gros calibre en main et tuait probablement du mutant. Mais quand elle m’a vue suivre Françoise Nest, mon sujet 17, elle en a profité pour tenter de m’éliminer. Je ne pense pas qu’elle adore les gens du Bureau de la Brigade. Elle fiché le camp ensuite, je ne l’ai pas revue et quand j’ai recroisé mon sujet 17, mademoiselle Song était toujours avec mademoiselle Nest, mais la Rose Rouge n’était plus. La rouge m’a tiré à partir d’un demi toit, elle devait se tenir là pour prendre en mire des mutants sans être à leur porté. Tu sais comment les rebelles sont, ils tentent de sauver les autres poids de la société comme eux. Sinon… mh. Je ne sais pas pour quelle raison elle est partie, elle n’avait rien de plus particulier quand elle a tenté de me faire la peau, relativement fidèle à ses habitudes.
Revenir en haut
Siana
Fondatrice


Hors ligne


Inscrit le: 09 Déc 2011
Messages: 2 641
Mon rythme pour mes posts RP est: fort à très moyen selon IRL

MessagePosté le: Mer 10 Oct 2012 - 12:17    Sujet du message: Bureau des Moeurs, Un détestable café Répondre en citant

- Ho oui très cher, pas de limite sur la violence, c'est une nécessité de nos jours.

Je sortis une lime de mon sac à main et me fis les ongles tout en regardant Ebenezer se servir un verre de mon précieux liquide alcoolisé. A mon tour, je me mis à ricaner, j'accompagnais Ebenezer dans son bref rire.

- Quand on voit toutes ces raclures, ces dégénérés, ces moins que rien, ces larves, grognais-je en forçant un peu trop sur un ongle, me coupant ainsi le bout du doigt.

Cela me fit grimacer. Je portai mon doigt à mes lèvres et suçai le faible filet de sang.


- La mélodie des cris quand tu as nettoyé le club clandestin était très agréable. Tu es un excellent chef d'orchestre Eb. Tu as un don pour la musique funeste.

Ebenezer sortit trois dossiers qu'il ouvrit devant lui. Je l'écoutai me parler de leur contenu. Alors comme ça, elle avait su duper les Genovese. Fascinant. Surtout quand on connaissait le Parrain. Elle n'avait pas seulement leurré le clan maffieux. Mais aussi l'Organisation puisque sa nature mutante était inconnue et que son dossier de surveillance était visiblement blanc comme neige. Mon collègue préféré avait raison, cela ne pouvait être l’œuvre que d'un scientifique. Encore un scientifique traitre et mort. Il ne pourra pas nous éclairer sur la question, puisqu'il était mort. Je me levai et fis le tour du bureau. Une main sur l'épaule de Ebenezer, je me penchai un peu au dessus de lui et regardai le contenu des dossiers de mes propres yeux.

- Hmmh... un saut au Wendigo s'impose en effet. Cela fait longtemps que je n'ai pas vu Vendel Genovese. Toujours aussi balafré ? Envieux du petit Vendel ? Toi ? Ho... non Eb... il ne faut pas. Tu es bien plus doué que lui. Toi, tu le fais avec classe...

Je lui serrai l'épaule et la lui tapotai ensuite. Je pris le papier qu'il me tendit et le parcourus.

- Évaluation intéressante. Elle commence fort quand même. D'habitude, les gens d'un milieu moyen font les choses en douceur, commencent par prendre contact, rencontre les délinquants petit à petit. Non elle, elle fonce dans le tas directement. Elle n'a pas froid aux yeux.

Puis le cas O'Grady devint le nouveau sujet de conversation.

- Mon beau professeur ? Oui, c'est le mien, dis-je en appuyant sur le "mon" et le "mien". Tu as raison, c'est un travail pour Lisbon, voire pour Liz. Je ne vais pas le confronter à moi-même, il va prendre peur. Je ne te vois pas te faire accepter par lui. Tu en as un peu trop juste... là, ajoutai-je en désignant du doigt le dessous de la ceinture de Ebenezer. Et pas assez ici, continuai-je en montrant la zone de son torse. Tu ne fais pas le poids contre moi.

J'éclatai de rire. Un brin diabolique.

- Je saurai vite si il bluffait ou non. Il ne faut pas qu'il oublie à qui il s'adresse. Rosamunde, c'est MON sujet. Je suis dessus depuis suffisamment longtemps pour la connaitre. Elle et moi, c'est une longue histoire. Je ne dévore pas Rosamunde des yeux, je la tue du regard. Je l'imagine en train de se noyer dans son sang, d'agoniser la bouche ouverte, de me supplier de l'achever. Non elle ne traine pas avec les hommes. Ou alors, juste quand c'est pour affaire. Rosamunde a une préférence pour les femmes. Elle ne peut pas s'empêcher de les sauver, les aider, les guider. Je serai pas étonnée que tu la croises de nouveau. Sujet 17 est en danger puisque tu l'as retrouvé. Rosamunde va faire barrière une nouvelle fois s'il le faut. Je pense que ma présence va devenir nécessaire. Elle et moi savons que si nous nous rencontrons, l'une devra y passer. Elle doit détester les gens du bureau, je lui donne une si vilaine image de nous. Si elle est partie, c'est forcement pour quelque chose de louche. Qu'y a-t-il eu comme évènement étrange ou non, entre son départ du club et le moment où elle t'a tiré dessus ?
demandai-je. Il faudrait regarder dans la liste.

Je tendis la main vers la souris de l'ordinateur et attendis le chargement de la liste.

- Même une chose futile peut lui être reliée.

_________________________________________________________________
Laure Dubois
Clémence Destrées
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Gemini


Hors ligne





MessagePosté le: Jeu 11 Oct 2012 - 03:18    Sujet du message: Bureau des Moeurs, Un détestable café Répondre en citant

Alors que l’ordinateur chargeait, Ebenezer se calla dans son siège un peu plus pour savourer le vin. Sa nouvelle servante vînt lui porter des papiers dans le mauvais ordre, il avait oublié de lui dire comment faire. Ahhh ce qu’ils pouvaient être agaçant! Attrapant la clone par le poignet, il la fit mettre à genoux sans ménagement, le visage impassible exprimait malgré tout, de temps à autre une grimace de douleur. Tout ça était nerveux, certains influx ne pouvaient pas totalement être controlé.

-Maintenant tu m’écoutes bien, jusqu’à nouvel ordre, tu lis et analyse toutes les archives et tous les dossiers pour les remettre parfaitement dans le même ordre par la suite. Je veux que tu évalue par déduction et observation la manière de faire, je me fais bien comprendre.

De petits oui nerveux de tête suivirent après quoi il lâcha sa clone qui repartir avec ses yeux de chien perdu, se tenant le poignet rougit de manière absente.

-Je regrette un peu avoir tué l’autre finalement, ça me fait du boulot en dresser une autre. Sinon, pour le jeune Genovese, je sais bien que je suis plus merveilleux, ça va de soit. Il doit toujours être autant balafré, il paraît qu’il n’est pas un adepte de la chirurgie esthétique. Que veux-tu, ils ne sont pas comme nous. Nous on s’abîme, mais nous restons toujours dans l’image de notre Bon Gouvernement.

Suite à ces mots il croqua une délicieuse barre nourrissante de qualité supérieure, celle dont le président approuve la consommation! Son steak arriva alors qu’il finissait son encas, il en coupa une pointe bien saignante qu’il offrit de manière « charmeuse » à Lisbeth si on oubliait que le dit candidat n’avait pas top d’émotion hormis l’égocentrisme, le narcissisme, être perfectionniste, assoiffé de violence et absolument patriotique à son merveilleux président… AH et une toute petite place dans un coin mal éclairé du cœur pour sa collègue favorite, son araignée ingénue. Oui, ingénue, les pauvres hommes qui se heurtaient à ces petits yeux en détresse ou de femme fatale étaient de pauvres âmes dont la vie s’écourtait à chaque minute d’adoration qu’ils pouvaient éprouver pour elle. Ah!

-Parlant de virilité, le président aimerait que j’aille des enfants, il trouve que ce serait une bonne chose pour la société que je fonde une famille large. Ça ne m’enthousiasme pas du tout. Je lui ai dis que je suis d’accord tant qu’il me trouve une femelle reproductrice fiable et qu’elle se fasse inséminer, j’ai autre chose à faire que fonder une famille!

Il rit. Mais le rire était rapidement fini.

-Je blague, évidemment, jamais je n’aurai de famille à moins que le Président m’en donne la vocation. Mais je sais que notre merveilleux Président me garde pour d’autres utilité, des gens comme nous, ça ne court pas les rues ma Lisbeth.

Dégustant son steak, il regarda d’un œil le dossier s’afficher devant Lisbeth :

"Environ 20 infractions avaient eu lieu ce soir là :
5 hold-up de dépanneur (1 au niveau 6, et au niveau 5)
3 vol de commerce (coiffeur, marchand de tapis et plus inusité, un marchand de jouet antique)
10 agressions à main armé dans les rues
2 meurtres (avec la note que le 2e est sur la note des Genoveses alors tout va pour lui)"

-Je crains ma Lisbeth qu'un peu tout de ça peut être d'elle. Va savoir si cette garce a volé des jouets pour des enfants, participé au meurtre non répertorié qui est un homme, ce qui serait plausible... Le hold-up du niveau 6 aussi. Je ne penses pas qu'elle t'aurait quitté pour une agression à main armé... Sinon...Les deux autres établissement sont plausible mais je ne vois pas de motif qui pourrait lui être personnel: elle n'est pas une fashion victim pour commencer à cambrioler un centre d'esthétique et je ne penses pas que des tapis ça se revend si bien, ca ressemble à un coup de mutant ça. Ils aiment bien tapisser leur nid comme des animaux.

Un autre rire méprisant le traversa alors qu'il engoufra son steak et se délecta du vin.
Revenir en haut
Siana
Fondatrice


Hors ligne


Inscrit le: 09 Déc 2011
Messages: 2 641
Mon rythme pour mes posts RP est: fort à très moyen selon IRL

MessagePosté le: Jeu 11 Oct 2012 - 07:50    Sujet du message: Bureau des Moeurs, Un détestable café Répondre en citant

Ebenezer s'énervait sur la clone secrétaire. Je m'assis sur un coin du bureau pour mieux voir son visage. Elle était tétanisée, à la manière d'un clone. Je me délectais de la scène.

- Hé ! la gourde ! Tu n'oublieras pas non plus de remercier ton maître à chaque fois qu'il te laissera la vie sauve ! ajoutai-je afin de m'amuser moi aussi.

La clone partit et dis :


- Elles sont drôle à dresser, on peut vraiment tout leur faire faire. Sais-tu ce que j'ai appris à ma femme de ménage ? A classer mes vêtements par matière, couleur et valeur monétaire. C'est totalement inutile comme façon de ranger, du moins pour une femme... Mais je prend un malin plaisir à mettre le bazar dedans, de temps en temps.

Puis vint un sujet délicat. Celui de la parenté. Quand Karl était vivant, la question avait été abordée et acceptée par nous deux, j'avais 19 ans, trois jours après il disparaissait. Mais maintenant, avec mon travail, je ne me voyais pas mère. Et à 22 ans, j'avais encore le temps de trouver un donneur de qualité et une porteuse clonique. Eb me sortit de mes pensées en me proposant une part de son steak. Je la déclinais gentiment d'un signe de main mais je pris son verre de vin et en bus une gorgée. J'avalai de travers quand il me parla de lui en patriarche.


- Il te suffit d'une clone porteuse. Après pour les gènes féminins, le président trouvera bien une femme répondant aux critères et nécessités de ta progéniture. Après, tu te contentes d'apporter la semence, la femme clone portera la tribu. Et puis le Président pourrait bien avoir l'envie de créer un service pour élever des bébés Eb. Ainsi, tu n'auras rien d'autre à faire qu'un petit flacon de tes petits soldats reproducteurs chaque fois qu'il y aura besoin d'un nouveau mini toi. Tu pourras fonder une famille sans vraiment en fonder une. Tu te contentes d’apporter la graine et la clone fait le reste. Tu blagues peut-être, mais des enfants ayant deux parts parfaites de gènes seraient une bien bonne chose pour le bureau des Mœurs, voire pour l'Organisation en général. Il faut juste trouver la bonne deuxième part de gènes.

J'étais subitement très sérieuse sur l'histoire d'une armée familiale de Ebenezer. Cela devait se ressentir. Puis, les infractions apparurent. Quelle poisse ! Tout pouvait lui aller !

- En effet, Rosamunde n'est pas une fashion victim, mais elle serait prête à faire un casse pour une protégée un peu trop soignée. Elle se plie en quatre pour ses filles. Un homme mort en plus de la proie des Genovese ? Qui était cet homme ?

Je ris de bon cœur à l'allusion des tapis et des mutants.

- Ha Eb… ils t'ont bien créé, en t'accordant cette pointe d'humour. Je trouve bien que ta série soit arrêtée, deux comme toi serait honteux, tu es unique. Mais dommage en un sens, je ne peux pas en avoir un pour me faire rire le soir, quand je rentre. L'appartement me semble vide parfois... je passe plus de temps ces temps-ci dans mon antre du niveau 4, à cause de mon sujet préféré. Mais avec O'Grady, je vais devoir faire un retour au chic du niveau 6. Pour infiltrer l'école, ce sera mieux. Me vois-tu en professeur d'éducation civique ? Je compte demander une couverture pour commencer rapidement avec le prof maladroit.

_________________________________________________________________
Laure Dubois
Clémence Destrées
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Gemini


Hors ligne





MessagePosté le: Mar 16 Oct 2012 - 17:10    Sujet du message: Bureau des Moeurs, Un détestable café Répondre en citant

-Bien dis ma Lisbeth, ces clones oublient souvent de me remercier, j’oublie de leur faire apprendre l’essentiel.

Arquant un sourcil lorsque Lisbeth prit au sérieux sa blague sur les enfants, il resta un moment incertain puis éclata de son fameux rire bref.

-Pourquoi me reproduire et faire des enfants quand il peut simplement me dupliquer? Non, ces choses là, ce sont pour les humains. Avoir des enfants, je les botterais tellement souvent hors de mon chemin que ça fera des être aliéné et inutile à la société. Je laisse cette besogne aux gens en mesure de le faire, vraiment. Le président me dupliquera à ses besoins et cela me convient très bien!

Ses doigts courant sur le clavier devant lui, il regarda le profil du mort.

-Homme dans la quarantaine, niveau 6. C’est un prédateur sexuel de femme moins fortuné. Le gouvernement ferme les yeux sur lui puisqu’il ne touche pas les honnêtes personnes. Il semblerait avoir été battu à mort un peu violemment et ensuite achevé avec un révolver. Pas de trace tangible, il a été retrouvé dans une ruelle les culottes baissé. Dis-donc, il n’a pas suivit la bonne fille celui-là!

Suite à ça, il revînt à sa blague un instant.

-Pourquoi avoir une copie quand tu peux avoir l’original qui vient manger un steak une fois de temps à autre, nous devrions nous prévoir un souper un de ces jours. On s’échangera nos meurtres du jour au dessus d’un rôtie d’enfant mutant.

Toujours sur le ton de blague il rit, puis continua.

-Je trouve une excellente idée que tu t’approches de ce professeur, c’est en voyant que tu t’attardais à lui que je l’ai laissé filer libre comme l’air, il te doit une chandelle pour l’instant. Quoique, tout compte fait, j’aimerais mieux avoir affaire à moi-même qu’à toi, la mort est plus rapide et indolore ironiquement, ma chère Lisbeth. Tu aimes la longue agonie, quitte à arracher le cœur en premier. Éducation civique t’irais très bien.
Revenir en haut
Siana
Fondatrice


Hors ligne


Inscrit le: 09 Déc 2011
Messages: 2 641
Mon rythme pour mes posts RP est: fort à très moyen selon IRL

MessagePosté le: Mar 16 Oct 2012 - 17:30    Sujet du message: Bureau des Moeurs, Un détestable café Répondre en citant

- La politesse et le respect de son maître ! Voyons Eb comment as-tu pu oublier cette base. Pas étonnant qu'elle fasse des erreurs, elle ne te craint pas encore assez.

Je lui donnai une tape amicale sur le bras avec le revers de ma main.

- Heureusement que je suis là pour te le rappeler !

Puis je ris avec lui. Brièvement. Eb n'était pas fana des longs rires. Puis il afficha le profil de l'homme mort. Il ne me nécessitai pas beaucoup de temps pour me rendre compte que Rosamunde ne pouvait pas être l'auteur de ce crime. Rosamunde n'aurait surement pas attiré ce pervers pour le tuer, elle l'aurait pris sur le fait.

- Non, pas de elle. Pas possible. Rosamunde aurait tué en une fois. Pas de torture. Il lui faut du vite et bien. Elle n'aurait pas pris la peine de lui baisser la culotte. Elle ne s'attarde pas à ce genre d’enfantillages. Pour ça, je vois plutôt un homme. Oui. Je pense que c'est un homme qui a commis ce crime. Une femme ne bat pas son tortionnaire. Elle le tue et après s'acharne sur son corps. Pas l'inverse. Elle n'en a pas la force. Cet quarantenaire a dû être surpris en pleine exaction par un autre homme.

Puis l'idée du steak refit surface.

- Il est vrai que tu n'es pas venu depuis un moment. Il faut dire qu'avec tout le travail que nous donnent ces déchets de la société... N'empêche, si un jour nous devenons inutiles, je crains de faire une dépression. Que deviendrions-nous ? Prévoyons-nous un nouveau dîner chez moi. Tu apportes les ingrédients et je cuisinerai ! Après nous pourrons comparer nos petits victoires respectives. Cela te convient-il mon cher Eb ? J'ai déjà une idée pour la préparation de la viande. Un tartare ou une tourte à la viande, voire les deux... cela ne te tente pas ?

Le professeur O'Grady revint sur le tapis.

- Quel sens de l'observation aiguisé Eb ! Je vais finir par croire que mes techniques n'ont plus de secret pour toi. En effet, j'aime les longues agonies. Voir ma victime me supplier de la laisser, puis ensuite me supplier de l'achever. Je serai un bon professeur.


Je me levai du coin de bureau où je m'étais installée et retournai sur le fauteuil, bien plus confortable. Adossée dans le fond, les jambes croisées, la lime à ongles en main, j'ajoutai :

- Peux-tu me lire la fiche de ce O'Grady s'il te plait ? J'aimerai me remettre en mémoire ce que nous avons sur lui.

_________________________________________________________________
Laure Dubois
Clémence Destrées
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Gemini


Hors ligne





MessagePosté le: Mer 17 Oct 2012 - 16:10    Sujet du message: Bureau des Moeurs, Un détestable café Répondre en citant

Ebenezer survolait les détails de la fiche de ce bon professeur Sean O’Grady pour ensuite les mentionner à sa compagne de travail.

-Nous avons là un cas de racine Irlandaise du coté paternel. La famille a probablement gardé ses lignés de manière un peu grégaire avant de se disperser. Mais, assez pour que l’on puisse encore qualifier celui-ci de descendant Irlandais. Ses parents étaient propriétaire d’une boutique de jouet plastique Syntec, jouet de vieux modèle relativement populaire et à prix modique. Sa famille a été liquidé par un des clans japonais, pas celui qui fait directement face aux Genovese. Le sous clan est le clan « Rukibatsu » et celui qui fait opposition aux Genovese est le « Takahashi », le clan mère. Les Rukibatsu sont principalement des raquettes, ils taxent les commerces sans verser une cote au Gouvernement, utilisent des mutants acheté sur le marché noir pour faire de l’intimidation. Eh bien! Bref, ton petit professeur s’est retrouvé orphelin et pupille du Gouvernement.

Moment de silence, il lu encore.

-Oh ma Lisbeth, il est noté ici qu’il est un autiste limité mentalement et socialement. Mh! Son enseignant n’allait pas de main morte. Il l’a rejeté de sa classe. Pourtant, ce têtu s’est acharné pour obtenir un petit poste de professeur miteux. Suite à ça, nous avons rien de particulier avec lui. Pas de femme, pas de prouesse sociale. Il semble un type désespérément seul sans talent particulier.

Il tourna son visage vers elle en premier avec une mine neutre. Puis, un sourire narquois lui étira les traits.

-Bon plaisir avec ton petit autiste, ma Lisbeth. C’est vrai qu’il n’avait pas l’air de la toute première habileté avec toi!
Revenir en haut
Siana
Fondatrice


Hors ligne


Inscrit le: 09 Déc 2011
Messages: 2 641
Mon rythme pour mes posts RP est: fort à très moyen selon IRL

MessagePosté le: Mer 17 Oct 2012 - 22:22    Sujet du message: Bureau des Moeurs, Un détestable café Répondre en citant

Tout en me limant un ongle trop long comparé à ses comparses, j'écoutai Eb. Quand il eut terminé, je levai les yeux au ciel et me lamentai.

- Je sens que cela va être long et difficile.

Mais quelque chose avait retenu mon attention. Les Rukibatsu ? tu veux dire... ceux... qui m'ont...

Mon visage passa de la stupéfaction, à la dureté soudaine, puis à la colère et à la haine. Ebenezer savait combien je détestai ce sous-clan. Depuis qu'ils m'avait troué de leur balle. Depuis qu'il m'avait fait connaitre ma première erreur en tant qu'agent pour le bureau des mœurs. D'une main, je cassai ma lime en deux.


- Je déteste les Rukibatsu. J'aurai leur peau.

Puis mon visage s'illumina et un sourire digne de la manipulatrice sadique que j'étais apparu.

- Voila une chose intéressante ! Voila une approche facile ! Il doit bien avoir une certaine haine ou rancœur pour ces japonais. Si j'éveille son côté irlandais, je devrais pouvoir en tirer quelque chose. Il me suffit de me faire passer à ses yeux comme une pauvre victime. Ou comme l'ennemie de ses ennemis. Hmmh j'ai tout un tas d'idée qui me viennent. C'est palpitant !

Néanmoins, rien de bien croustillant dans sa fiche.

- Pas de délit ? pas de petit crime ? de bêtises quelconques ? Suis-je tombée sur un saint ? demandai-je avec une pointe de déception, puis de dégout en parlant de saint. Pas même un écart de conduite comme ivresse sur la voie publique ?

_________________________________________________________________
Laure Dubois
Clémence Destrées
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:17    Sujet du message: Bureau des Moeurs, Un détestable café

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Ce forum est verrouillé; vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Imaginarium Index du Forum -> Archives de nos anciens RPG -> Metropolis Everest Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: 1, 2  >
Page 1 sur 2

 
Sauter vers:  

Index | creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
darkages Template © larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
© Design et Contexte général : Siana - crédits
Toutes reproductions (intégrales ou en partie) du contenu et du code sont interdites.