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Appartement de Sean O'Grady
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Krakapsu


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MessagePosté le: Sam 6 Oct 2012 - 22:11    Sujet du message: Appartement de Sean O'Grady Répondre en citant

Jour 4
Nuit


Cette soirée au bar clandestin, la façon dont elle avait fini, ce bain de sang. Tout cela m'avait tourné les sens et j'avais envie d'oublier pour un temps la noirceur du monde où nous vivions tous. Lorsque je tournai la clef dans la serrure, le bruit familier du penne puis le grincement de la porte blindée et alourdie par sa décoration intérieure m'apaisèrent déjà. J'ouvris et refermai la porte avec soulagement. Une fois close, celle-ci donnait l'impression d'avoir disparu car elle était garnie du côté de la pièce par une bibliothèque chargée de livres si bien qu'on pouvait croire que l'espace était dépourvu d'issue lorsqu'on se tenait en son centre. J'aimais beaucoup pouvoir m'imaginer que derrière les livres le monde extérieur qui prenait vie était à l'image de ce dont les volumes traitaient. Une lubie qui m'avait pris un temps considérable pour la réalisation technique. Les livres sont lourds et j'avais du renforcer le cadre et les gonds. Je déboutonnais mon manteau et l'accrochai à une patère style bistrot que j'avais fixée au mur.

Mon petit appartement était modeste mais fonctionnel et relativement confortable pour un professeur rat de bibliothèque. Une petite pièce attenante faisait office de chambre et celle dans laquelle on entrait directement, la plus vaste, était à la fois mon salon, mon bureau et le lieu où je recevais les trop rares visiteurs. Une sorte de cagibi sans fenêtre faisait office de cuisine. Le fond de ce petit coin possédait une porte qui ouvrait sur une salle de bain et commodités sobres mais pratiques, douche, lavabo, wc, tout ce qui était nécessaire à l'hygiène. Même si la douche fonctionnait rarement à l'eau? C'était sans doute mon plus grand regret. J'avais vu des images dans de vieilles revues, images d'hommes sous la douche, au visage détendu, se frictionnant sous un nuage de mousse. Sans savoir pourquoi, je prêtais à ces images une saveur de paradis perdu. L'homme sous la douche avait l'air heureux, prêt à affronter le monde entier en passant la porte de sa salle de bain. Tout cet univers auquel il appartenait respirait la fraîcheur.

Ici, à Metropolis, tout était devenu sec, même le coeur des hommes. Je glissai dans le lecteur cd une oeuvre de Delibes qui me faisait toujours vibrer et m'apportait une sensation de pureté perdue, nostalgie des temps où les hommes et les femmes étaient mus par des sentiments qui faisaient gonfler leur coeur et frissonner le poil du dos. J'avais parfois l'ombre de cette sensation en me rendant à la bibliothèque secrète du niveau 0, cette sensation de liberté et de bonheur interdit qui précédait toujours ma descente du grand escalier me grisait terriblement. Tellement même que s'en était devenu une drogue au fil des mois et que je n'aurai pu concevoir à présent, une soirée sans faire ma "descente". Je fermai les yeux sur l'envolée finale de Lakmé. Pourquoi avais-je cette boule dans la gorge ? La musique suffisait-elle à expliquer les émotions qui montaient en moi ?


Dernière édition par Krakapsu le Mar 20 Nov 2012 - 18:24; édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam 6 Oct 2012 - 22:11    Sujet du message: Publicité

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Gemini


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MessagePosté le: Mar 9 Oct 2012 - 15:46    Sujet du message: Appartement de Sean O'Grady Répondre en citant

Sous ces notes de musique et d’émotion, une petite chose pu frapper l’oeil du professeur. Il y avait… une plume sur le plancher. Une plume?! Les animaux n’existent plus, mais les mutants oui. Une plume brune aux éclats mordoré, cette plume, il pouvait bien se douter de qui elle venait : Eagle. Le molosse involontaire de Perséphone, le mutant protecteur, la brute qui suivait comme son ombre la petite femme plante. Pourtant, la délicieuse odeur de celle-ci ne flottait pas dans l’endroit. Elle n’était pas venue, étrange. Qu’est-ce qu’Eagle serait venu faire ici seul? Quelques plumes traçaient un chemin plus ou moins précis vers le dessous du lit où une enveloppe un peu sale l’attendait. Une affiché arraché là plié en guise de missive, les mutants n’avaient que peu de moyen pour des objets commun tel que tu papier à lettre. Voici ce qui y était écris :

« Mon cher Sean,
En premier, excuse l’écriture de piètre qualité. Eagle n’est pas très habile pour écrire. (Sur ces mots, Eagle semble avoir appuyé plus fort pour écrire, probablement mécontent) Je t’écris car je ne sais pas ce que demain me réserve. Je suis dans un état questionnable, la purge du Gouvernement dans les bas niveaux n’a pas été de tout repos. Mon clan a été attaqué et j’ai moi-même souffert assez. On m’a dit que je suis mourante, pour ma part je me sens encore en vie, mais je ne sais pas encore pour combien de temps. Si tu retrouves un carré de papier vert dans ton courrier dans les prochains jours, c’est que j’ai survécue. Si tu retrouve un carré de papier noir, c’est que je n’ai malheureusement pas tenue le coup. Je tenais à t’écrire car les amis sont un trésor rare pour les gens de mon espèce. Bonne chance à toi Sean et j’espère avoir le plaisir de te revoir dans le futur si la vie le veut. Je vais me faire envoyer chez un médecin clandestin, croises les doigts pour moi.
Merci mon ami.
Perséphone »

Le lendemain, un carré vert était dans le courrier de Sean et à l’endos, il y était écris :


"Demain, après midi, nous venons.
E."

[HJ: Ce qui signifie Jour 6, après midi. Si tu désires décrire ton jour 5 ou introduire le jour 6 avant l'arrivé de Perséphone, libres à toi! Je te répondrai ensuite :)]
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Krakapsu


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MessagePosté le: Dim 14 Oct 2012 - 23:09    Sujet du message: Appartement de Sean O'Grady Répondre en citant

L'arrêt de la musique me fit rouvrir les yeux et revenir à la réalité. Je n'étais plus dans le jardin luxuriant de Lakmé, l'imaginant caresser l'onde du ruisseau murmurant. J'étais dans mon petit appartement, seul et à l'abri. A l'abri ? Pas vraiment. Quelqu'un était entré en mon absence. Une plume ... Eagle le taciturne, le gardien, le veilleur de Perséphone. Il ne m'appréciait guère, sans doute jaloux de l'amitié instinctive qui s'était rapidement tissée entre la mutante et moi. Je n'avais même pas songé au danger d'être l'ami d'une mutante dans cet univers où l'Organisation voyait tout, entendait tout, savait tout. Cela s'était imposé à moi naturellement. Elle m'avait touché. Je me levais du canapé et suivit le chemin laissé par d'autres plumes. Les façons d'Eagle n'étaient pas très discrètes mais elles avaient le mérite d'être efficaces. Le chemin de plumes menait à ma chambre et je m'irritai qu'on eut ainsi foulé mon intimité. Sur le couvre lit un papier rustique et d'un blanc sale était posé, plié. Je m'assis sur le bord du lit et commençai à lire. Je portai la main à ma bouche pour retenir un cri. Perséphone mourante ? Et moi qui prenait du bon temps, façon de parler étant donné les péripéties, dans ce club clandestin alors que mon amie luttait pour sa vie. Je me sentis honteux . Je laissai choir le papier, les larmes au bord des yeux, après avoir lu la fin. Pourvu que ce médecin fit un miracle !

Accablé et impuissant à aider mon amie, j'ouvris une bouteille de mauvaise eau de vie, distillée de je ne sais quoi, et que je gardais pour les situations critiques. Je m'endormis dans mes vêtements de ville et fit une mauvaise nuit peuplée de cauchemars où Perséphone m'apparaissait dans la cave de culture de la bibliothèque, pâle et affaiblie, ses beaux yeux creusés de souffrance.

- Aide-moi, Sean ! Aide-nous... Empêche-les de nous tuer tous ...

L'aube me trouva hagard et j'eus toutes les peines du monde à me préparer pour aller travailler, retrouver mes jeunes élèves, pour la plupart inconscients du drame quotidien qui se jouait pour les parias de notre société. La journée fut interminable, et minable, à jouer la comédie du professeur posé et docile qui conditionnait la jeunesse comme le voulait le gouvernement. Sans cesse s'opposaient dans mon esprit les paroles du mercenaire boucher " cher professeur, bon professeur, honorable professeur " et les mots de Perséphone "je suis mourante, mon cher ami" . Le soir finit par arriver et je filai directement à l'appartement au lieu de mon habituel détour par la bibliothèque du niveau 0. J'ouvris ma boîte aux lettres avec fébrilité et poussai un cri de soulagement en voyant le carré vert. Demain après midi, je la verrai enfin ! Bon sang que le temps allait être long jusque là! Je vécus l'attente avec angoisse et dormit encore très peu cette nuit là. J'informai au petit matin l'école dans laquelle je travaillais, de mon absence, la première de ma carrière et qui fut accueillie plutôt fraîchement par la secrétaire , agent du gouvernement. Je m'en foutais royalement. Je fixai avec impatience l'horloge du salon qui égrenait ses heures avec une cruelle lenteur.

Enfin, vers 17 h, à la nuit tombante, on frappa à ma porte.
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Gemini


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MessagePosté le: Mer 17 Oct 2012 - 05:28    Sujet du message: Appartement de Sean O'Grady Répondre en citant

[note HJ, ce post est au jour 6]


La porte s’ouvrit sur un duo inhabituelle, le genre de duo que l’on ignore dans les rues pauvre, mais qui a toute sa particularité pour Sean. Le colosse au col de plume laissait passer une petite personne à l’avant de lui, glissant un regard inquisiteur, jaloux, derrière ses verres fumés. L’intéressé pouvait facilement deviner le regard fauve, rapace et jaune qui le décortiquait derrière ces verres. Mais bientôt, ils n’étaient que secondaire. Entre eux se dressait un être frêle et particulier, unique en son genre. La main blanche couverte de nuance vert tendre et de trace rose sortie du vêtement ample pour défaire le coté de cette burka bidouillé pour rabattre cette part à l’arrière. Les deux grandes sphères vertes qui lui servait d’yeux le fixaient alors qu’un sourire fatigué étirait les traits tendre de la créature innocente. Innocente était un grand mot pourtant, ses épaules avait si lourd sur elles, une sorte de mélancolie passive, à savoir si celle-ci réalisait sa propre amertume. Probablement pas, elle tentait au mieux de savourer la vie malgré la dureté de celle-ci et encourageait constamment son entourage à faire de même. Le professeur avait eu tout le loisir de rencontrer la clique là, en dessous, où il osait aller. De tous, elle était la créature la plus pacifique et la plus posée.

-Oh Sean, mais regardes-toi, tu sembles tout échevelé, commença-t-elle naturellement en replaçant un mèche.

Ses petits pas tapaient le plancher dans un bruit feutré, elle investiguait le bien-être de son ami avant même de se soucier de son état. Elle ne mit pas de temps à congédier Eagle à l’extérieur, celui-ci ne sachant décidément pas se tenir en présence de Sean, ni les laisser tranquille.

-J’aurais peut-être dût être plus rassurante dans ma lettre, mais j’avoue que j’ai réellement cru y passer, je..

Ses paroles furent interrompu par la découverte d’une bouteille d’alcool de qualité douteuse. Son regard de biche se fronça un peu alors qu’elle empoigna l’objet du « méfait ».

-Aurais-tu bu à cause de moi Sean?

Elle déposa la bouteille avec son petit air réprobateur si typique, le genre qui reproche, mais qui a déjà pardonné.

-Ce n’est pas bon pour toi de boire ça, on ne sait même pas avec quoi ils fabriquent ça. Si ça se trouve, ça contient des produits toxiques. Ah Sean.

Un sourire affectueux étira ses traits, comment ne pas se prendre d’affection pour cet aventurier de la brume rouille? Elle le revoyait encore dans sa combine tâter l’inconnue alors qu’un rat le regardait goulûment. La petite femme plante s’était interposé entre lui et le monstre, le pacifiant de force à l’aide de ses capacités toxique. Sean ne l’avait pas jugé lui, il était un humain adorable depuis qu’ils avaient fait connaissance. Pour cette raison, elle lui avait volontiers partagé des savoirs de survie pour Acropolis, cet endroit où les mutants allaient souvent se réfugier.

Tout en remettant un peu en ordre son ami épris d’anxiété les jours précédents, elle l’entraîna vers son propre divan pour le faire asseoir. Naturelle, elle s’assit sur le bras du divan juste auprès de lui et presse une de ses mains dans les siennes. Ses mains étaient un peu froide, elles l’avaient toujours été. À l’image d’un humain, elle s’en éloignait effroyablement à la fois : son corps n’avait pas les mêmes règles primordiales. Ses petits doigts fins à la texture de pétale tâtait la main du professeur pour le rassurer, la main de celui-ci semblait si solide comparé à la sienne. Pour une raison ou un autre, elle s’acharnait sur des mèches à Sean qui voulaient défier la gravité, sa rosette faisait un bordel.


-Alors… Rien de mal ne t’est arrivé ces derniers temps? Je n’étais plus là pour veiller sur toi à partir de l’ombre dans Acropolis. Pas de soucis avec les rats? Je me suis inquiétée pour toi.

C’est à croire qu’elle oubliait sa propre mésaventure devant l’image de son ami moins en forme que l’habitude.


Dernière édition par Gemini le Mar 27 Nov 2012 - 17:04; édité 1 fois
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Krakapsu


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MessagePosté le: Lun 29 Oct 2012 - 22:20    Sujet du message: Appartement de Sean O'Grady Répondre en citant

- Comment vas-tu ?

J'avais murmuré ces mots sans oser vraiment les énoncer à voix haute. J'avais vécu des heures d'angoisse en imaginant le pire. Elle entrait, me sermonnait gentiment sur mon allure alors que je l'avais imaginée moribonde, blessée. Je la suivis alors qu'elle arpentait mon appartement et découvrait les "cadavres" de ma débauche oublieuse. Eagle faisait peser sur moi son regard masqué derrière ses lunettes. Sa haute silhouette que je jugeais très utile pour dissuader les malveillants de s'en prendre à mon amie, avait toujours une allure menaçante envers moi sans que je sus pourquoi. Jamais je n'avais rien fait qui pût me mettre au rang des ennemis de la petite mutante. L'animosité d'Eagle devait trouver sa source dans l'amitié qu'elle avait porté au professeur que j'étais, sans doute. Une pointe de jalousie mal placée et inexpliquée. Si j'avais éprouvé une émotion immédiate et de l'attachement pour Perséphone, je ne me mêlais pas de ce qu'elle trafiquait avec le plumeux et sa bande. Je voulais juste qu'elle prît soin d'elle et évite les périls autant que cela se pouvait. Il m'était bien vite apparu que cela était difficile de par les activités de la mutante et sans savoir pourquoi, je pensais que ces activités étaient induites par la présence de l'individu à plumes qui la suivait comme son ombre. Comme si, pour moi, Eagle au lieu de la protéger de sa force, entraînait Perséphone dans des engagements périlleux qui la mettaient en danger. Aussi la tension était inévitable entre lui et moi. Forcément pas très ma faveur puisque j'étais dépassé d'une tête et demi par le mutant volatile.

Je baissai les yeux soudain embarrassé qu'elle congédie le grand mutant. En tête à tête, il allait être plus difficile d'éluder les questions de mon amie.


- Oui j'étais fou d'inquiétude. Que s'est-il passé ? Ne t'inquiète pas de mon allure... Qui devrait s'en préoccuper alors que tu as failli mourir. Tu es ... étrange. Je ne sais pas si c'est la lumière de ce niveau qui est plus vive, mais tu me sembles plus pâle, mois ... verdoyante ?


J'avais eu du mal à trouver le mot et, une foi trouvé, j'avais hésité à le prononcer. Pourtant, il s'avérait qu'il était très approprié à Perséphone. Son apparence pouvait sembler repoussante à la plupart des humains mais je la trouvais belle à sa façon.

- Perséphone ... Murmurais-je encore alors qu'elle me prenait la main... Que s'est-il vraiment passé ? Qui t'a fait du mal ? Est-ce qu'Eagle n'a rien pu faire pour l'empêcher ? Tu m'as sauvé la vie, toi et tu n'as pas pu te sauver toi-même du danger ? Comment est-ce possible ? Qui sont ces salauds ? Je veux t'aider. Ne me laisse pas à l'écart si tu dis que je suis ton ami.

Tout était sorti d'un coup. J'avais pris conscience en buvant toute la nuit, en m'inquiétant pour elle, que je ne savais rien de la vie de mon amie, que ce que la rue avait laissé paraître, que ce qu'il m'était donné de voir lorsque je la croisais dans mon périple nocturne vers la bibliothèque. Le monde où nous vivions était cruel et inhumain, à des lieues de ce que dépeignaient les livres que je dévorais. Et il l'était encore davantage au niveau 0, dans la putride Acropolis où s'entassaient les mutants de tout ordre, la plupart monstres confinés dans un univers cauchemardesque auquel ils contribuaient. Perséphone avait paru, petite fée verte et étrange, et elle avait sauvé l'explorateur un peu fou d'une mort affreuse. Elle illuminait mes descentes vers l'enfer, rendues bien nécessaires pour ma quête encore floue. Les soirs où je ne la croisais pas, étaient sans saveur et seulement placés sous le signe de l'apprentissage et de l'enseignement, encore et encore. Quand Perséphone croisait ma route, alors je comprenais presque, j' effleurais du doigt, ce vers quoi je tendais dans ma recherche incessante du beau qui avait été. Perséphone était poésie et beauté dans un monde ravagé. Elle n'existait que du cataclysme, enfant engendré par la déchéance de la planète, que les hommes avaient provoquée. Elle n'aurait pas du être, dans un monde humain proche de la perfection, elle était une "erreur" de la nature égarée par les bouleversements que l'humanité avait infligé. Pourtant, elle était belle et presque parfaite dans son étrangeté et si émouvante de douceur et de ... d'amour. Elle irradiait d'amour dans un monde rongé par la violence et la laideur.

- Laisse-moi t'aider et me battre à tes côtés. Si je dois obéir à ton emplumé pour cela, pour rester à tes côtés, alors je le ferai. Finis-je par dire.


Dernière édition par Krakapsu le Mer 31 Oct 2012 - 00:27; édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 30 Oct 2012 - 15:25    Sujet du message: Appartement de Sean O'Grady Répondre en citant

La petite bouche fine de Perséphone ouvrit pour se refermer ensuite. Tant de question et tant de sujet qu’elle tentait d’éviter à son ami : c’est que le sang Irlandais chauffe les nerfs parfois. Son silence en disait long sur le tourment vécu, comme si elle calculait ce qu’elle devait dire ou pas… Comment le dire? Sa main délicate termina de replacer les mèches folles après quoi son regard d’un vert opaque baissa vers celui de Sean. Il fallait bien qu’elle ouvre la boîte de Pandore un brin, elle ne mentait pas alors si elle parlait, ça ne serait que pour dire des choses qui, elle le savait, rendrait Sean mécontent.

-Quand… Il y a eu l’attaque contre les Pitch Black en début de semaine. Beaucoup de soldat sont descendu et le hasard a fait qu’ils ont attaqué proche du nid de mon clan. Ils sont rentrés et ils ont tué Virgo et Aqua, ils les ont fusillés à travers la vitre. Alors… Nous avons combattu en retour. Eagle a chargé avec Toréador, ils ont sortie les soldats de notre salle commune avant que tous se fassent tuer, on a dût se disperser. Quand je me suis enfuie, j’ai vue ma sœur tomber au combat et j’ai paniquée, j’ai essayé de l’atteindre pour aller l’aider avec Maverick.

Elle fit une pause, se mordillant vaguement la lèvre inférieure. Si elle avait commencé le récit, elle ne pouvait pas le laisser dans l’ignorance, ce serait injuste. Pressant sa main un peu plus fort, comme si elle voulait retenir de quoi en lui, elle continua.

-La petite armée de clone était dirigé par un humain, quand j’ai tentée de foncer vers Amanita, il m’a vue et s’est interposé. Il avait un regard… Ce genre de regard qu’Amanita m’a dit d’éviter, celui qui n’est pas effrayé mais plutôt affamé par la différence. Il a essayé de m’attraper par le poignet pour me jeter à terre. Je me suis débattu.

Son regard fût fuyant un moment.

-Il m’a battu assez généreusement, griffé, mordu, mais il n’a rien eu de moi au-delà de ça, j’ai réussit à lui échapper et je suis allée m’enterrer dans une pile de déchet en agonisant pour éviter une mort humiliante aux mains de cet homme. Les autres n’étaient plus capables de me retrouver et moi je n’arrivais plus à sortir de ma cachette. Je me suis déshydratée là un moment, j’avais perdu beaucoup de «sang» aussi. Des rebelles d’un clan son venu aider les miens qui étaient dispersé et blessé partout, mais ils sont reparti avant de me trouver. Je songeais mourir, vraiment, finalement on m’a retrouvé et on m’a conduit en urgence chez un médecin clandestin. Je n’en veux particulièrement à cette rebelle qui a abandonné ma recherche, bien que ça aurait pu faire une nette différence.

La jeune femme plante tenta de sourire de manière rassurante à son ami, les révélations n’étaient pas folichonne mine de rien, loin de là.

-Il me faudra un peu de temps avant de retrouver ma verdeur en santé, mais je voulais redescendre. Mon clan va se retirer un moment à Acropolis, nous allons nous éloigner de Metropolis un moment. Nous avons nos réserves d’eau, de nutrilide et de comprimé nourrissant. La ville nous a fait trop de mal dans les derniers jours.

Pourtant le regard pesait toujours, pourquoi ne s’était-elle pas débattue en effet? Ou plutôt, pourquoi n’avait-elle pas tué l’homme qui tentait de la violer? Elle en avait la capacité, le pouvoir à l’aide de ses aspects mutante. Mais elle ne l’avait pas fait. Sa voix, s’éteignant dans un murmure, confessa la raison.

-Je ne peux pas… Je ne peux pas et je ne veux pas tuer. J’ai assez tué, je ne suis pas une meurtrière Sean.

Un regard de biche le darda, il semblait à la fois inquiet et infiniment triste pendant cet instant. Ce dilemme moral la suivait depuis le jour de sa sortie où elle avait liquidé assez de gens pour remplir son carnet de meurtre d’une vie, selon elle.

-Je veux être heureuse et je veux aimer. On ne vit pas heureuse en ayant du sang sur les mains, le meurtre, même d’un humain méchant, reste un meurtre. Si on tue, comment donner la chance de la rédemption? La violence attire la violence, je ne veux pas prendre part à ça. J’ose donner le bénéfice du doute à l’humanité, même après tout ça.

C’est alors que son ami dit les mots qu’elle n’aurait jamais osé lui demander. Venir avec elle? La joindre? Tout quitter? Tout perdre? Perdre l’avantage d’être un humain? Perdre l’avantage d’être en sécurité et bien nourrit? Un humain né heureux par sa nature d’être normal, il ne pouvait pas réellement songer à ça, tout ce sacrifice pour elle? Impensable, elle se devait de le raisonner, de lui faire comprendre sa chance.

-Mais Sean! Dit-elle avec une pointe d’exclamation et d’étonnement, cette demande la prenant au dépourvue, Tu perdrais tout! Ton emploie, ton logement et peut-être même la vie… Tu vis ici avec l’assurance de manger tous les jours, irais-tu dans la misère la plus profonde, celle où manger et dormir en paix est une incertitude? Pense à toute la chance que tu as d’être né du bon coté, du coté protégé… Abandonnerais-tu tout ça et pour toujours? Ce n’est pas raisonnable, ce… Eagle n'est pas un soucis, il ne fait qu'être très protecteur. Il n'y a pas de question d'obéissance là-dedans, c'est moi qui veille sur lui, j'ai le dernier mot.

Son front soyeux et tacheté de motifs végétaux se plissait sous l’effort et l’inquiétude. Subitement, elle se leva pour faire de petits allers-retours inquiets sur le paquet devant lui, ses mains jouant ensemble dans une sorte de manie de réflexion. Perséphone s’arrêta finalement devant lui pour souffler avec incertitude.

-Je ne peux pas te mener à la misère…non?

Quel était vraiment la misère en fait? Difficile à dire dans Metropolis.
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Krakapsu


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MessagePosté le: Sam 3 Nov 2012 - 01:19    Sujet du message: Appartement de Sean O'Grady Répondre en citant

J'écoutais le récit de mon amie, en me promettant de garder mon calme. Je la sentais hésitante sur le choix des mots, redoutant de me choquer. Au début il n'y eut que l'histoire d'une descente des forces gouvernementales sur les quartiers défavorisés. Un scénario que je connaissais pour l'avoir vu maintes fois se jouer sous mes yeux de passant neutre. Un peu comme dans ce bar clandestin naguère, mais en bien plus violent d'après ce que me disait Perséphone. Oui c'était le lot quotidien des habitants des niveaux les plus bas de Metropolis et je faisais partie de la masse inerte qui regardait sans réagir une partie des citoyens en massacrer une autre. Un début de nausée commença à monter en moi et qui n'était pas du à mes abus de la nuit précédente. Je n'avais jamais pris conscience encore que je n'étais qu'un lâche parmi d'autres lâches, semblable à ceux qui avaient laissé faire dans les siècles passés, les massacres qui avaient entaché l'Histoire de l'Humanité, et ils étaient nombreux.

Malgré tout je me souvenais avec une acuité presque insoutenable des détails que j'avais trouvés dans les livres interdits de ma bibliothèque. J'étais comme ces complices consentants qui savaient mais n'avaient pas dénoncé ou même pris les armes dans la clandestinité. Il y avait eu des hommes courageux dans chaque conflit, des hommes d'honneur qui, au péril de leur vie, s'étaient dressés contre l'innommable et je ne faisais pas partie de ces hommes là. Les rebelles qui n'avaient pas su secourir mon amie avaient, eux au moins tenté quelque chose. Ils étaient des hommes bannis, recherchés, condamnés par les autorités, mais libres dans leur esprit.

Je me levai lentement, horrifié de ce que je commençais à entrevoir. Non seulement j'étais un lâche mais je n'avais aucune excuse contrairement à certains qui, abrutis de travail et de servitude, ignoraient tout des leçons de l'Histoire. J'étais un lâche éclairé et averti par ses lectures et son savoir et j'aurai du être un des premiers à me dresser contre ces monstres. Les monstres oui, étaient logés là-haut, bien à l'abri dans leurs tours d'ivoire et non dans les bas-fond d' Acropolis, comme on voulait nous le faire croire. Cette société était bâtie sur le mensonge. J'en avais la preuve tous les jours sous les yeux et je n'avais pas réagi. Pire! J'enseignais ce mensonge et ses belles théories à mes élèves, les formatant en bons petits sujets de l'Organisation gouvernementale. Alors que mon amie et les siens combattaient pour leur vie, moi j'allais apprendre le parfait mensonge qu'on m'avait servi, à des enfants qui pouvaient être le ferment d'un nouvel espoir. Je me dégoûtais à un point tel que les mots eurent du mal à franchir mes lèvres. Je regardai mon amie longuement.


- C'est assez! J'en ai assez entendu! J'ai déjà tout perdu, je me suis perdu. Je ne suis qu'un déchet toxique. Pardonne-moi Perséphone.

Je me précipitai vers une étagère de livres et passant mon bras sur les rayons un par un, je les fis tous tomber, fou furieux que j'étais. Je voulais tout détruire, j'irai tout détruire en bas aussi. Le savoir, mon savoir, ne servait à rien puisqu'il n'avait pas fait de moi un homme digne de ce nom. Eagle avait raison de se méfier de moi. Il était infiniment meilleur et plus humain que moi. Je me tournai alors vers Perséphone alors que la porte de l'appartement s'ouvrait à grand fracas sur le mutant plumeux sans doute alarmé par le vacarme.

- Si tu ne veux plus tuer alors moi je le ferai à ta place. Je le ferai pour toi. Ils paieront ce qu'ils t'ont fait, ce qu'ils font sous mes yeux depuis des mois. Je veux me battre! Tout cela n'est bon qu'à brûler. Tu te meurs et moi je cultive ces ridicules petites plantes. Cela ne sert à rien, à rien. Donnez moi un fusil, donnez-moi des explosifs et je les tuerai tous !

Les souffrances de la petite mutante me mettaient hors de moi, mais plus encore ce que je ne pouvais supporter, c'était sa douceur envers moi, le lâche. Douceur qui semblait pointer du doigt tous mes manquements à ce que je considérais comme des vertus humaines. L'image qu'elle me révélait de moi me faisait perdre toute mesure. Peut-être était-ce la folie commune à l'homme qui a trop supporté, trop laissé faire en silence, trop cautionné les actes des bourreaux et se sent prêt à le devenir lui même. Perséphone me fixait avec dans ses grands yeux verts une expression indéfinissable. Je stoppai net mes hurlements et tombai à genoux sanglotant au milieu du salon sous le regard impassible d'Eagle.

- Laissez-moi vous aider, de la façon que vous voudrez...


Dernière édition par Krakapsu le Mar 13 Nov 2012 - 18:16; édité 4 fois
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MessagePosté le: Jeu 8 Nov 2012 - 06:03    Sujet du message: Appartement de Sean O'Grady Répondre en citant

Psst! Krakureuil, tente de ne pas bouger ou faire agir Eagle à ma place. Ce n'est pas grave, je l'ai intégré à mon poste, mais évitons :P! (Au moins, tu n'as pas tué mon personnage XD! La personne concernée, si elle lit, se reconnaîtra)

Petit mention Sianesque : on parle de moi ? Pas ma faute si j'ai tué M-1012, j'avais oublié que c'était un de tes PJ... >_> n'empêche... il faisait pitié, l'achever était la seule solution XD


La silhouette fragile emmitouflée de cette épaisse burka noire recula un pas devant l’explosion d’émotion qui s’éveillait devant. Elle se rappelait avoir un jour lu sur la « bombe atomique », oui, de tous ses congénères, elle restait terriblement naïve sur certains aspect de la vie, mais elle avait aussi une sagesse et une érudition qui dépassait la plupart de ses comparses pour une mutante, sa curiosité naturelle l’avait poussé à connaître plus tout comme rendre visite à Sean dans une bibliothèque pouvait donner envie de lire. Une explosion atomique d’émotion, c’est ce qu’elle voyait :

1-L’impact des mots dans le regard de son ami, elle venait de lancer une bombe sans le savoir.
2- Puis, la levé du champion atomique, le bond suite à l’impact : Sean se levait pour se précipiter vers l’étagère.
3- Ensuite, l’onde de choc, la destruction qui s’émane du point centre, Sean qui jette au sol les rayons un par un.
4- La retombé de la poussière, le soupir après l’explosion et la chute de flocon de suie, Sean qui tombe sur ses genoux et le chute de larme.

Sean avait explosé, et il avait explosé très fort. Eagle était entré, sans pouvoir le contrôler même s’il ne le devait pas, si l’ordre était clair et le désir de Perséphone sans appel. Confus, il encaissa le regard bref et réprobateur de Perséphone. Qu’est-ce qui lui avait pris? Tentant d’être impassible à son mieux, bien que troublé par son manquement et sa désobéissance à Perséphone, il referma la porte aussitôt.

Le regard de Perséphone regardait Sean longuement, l’image fatidique toujours en tête, cette explosion mythique. Une larme unique coula, était-ce de la compassion ou était-elle émue? Elle était émue, Sean était si… vivant, mais surtout si humain.

Les humains détruisent toujours, même quand ils veulent faire le bien. C’est pour cette raison que son cœur se fit soudainement lourd : Elle ressentait pour l’humanité tellement de pitié et de compassion, comme si elle regardait des êtres se faire du mal, le savoir et ne même pas pouvoir les aider à prendre conscience de tout le mal qu’ils se font. Son visage attendrit, elle avança un pas lent puis un autre vers Sean. Sa main froide se glissa sous son menton avec douceur mais fermeté, elle devait l’aider. La « nature » devait parfois ramener à l’ordre l’homme, bien qu’ils ne connaissent plus les cataclysmes naturels depuis longtemps. À la place de ceci, Perséphone, unique représentante de la végétation et de la nature apte à la parole, se faisait un devoir d’épancher la souffrance d’un de ces animaux curieux que sont les humains.


-Ne pleure pas Sean, la terre t’aime.

Penchant la tête de coté, elle continua ses mots d’une voix douce, son parfum embaumant se faisant particulièrement « lénitif », comme de la camomille.

-La terre t’a permis de refaire pousser ses enfants, elle t’a accordé son amour. Peu de gens peuvent prétendre à ça aujourd’hui alors que l’humanité lutte contre une planète qui semble vouloir l’éliminer. Mais toi Sean, elle t’aime. Nous, oui, Nous t’aimons.

Essuyant encore quelques larmes de ses mains froides, elle déposa un long baiser apaisant contre son front pour ensuite le serrer. Qu’était-il au fond? L’homme blessé ou le petit garçon debout sur les gravats de son enfance meurtrie? Perséphone ne voulait pas le juger et encore moins le condamner, cet homme ami des plantes, le seul. Le regard opaque et surnaturel de Perséphone le regarda un instant, lui servant son air le plus apaisant. Tranquillement, elle se mit à sa hauteur et prit place à genoux devant lui, le fixant toujours.

-Il est temps pour toi de descendre à Acropolis un moment, je crois. Cette vie te rend malade. Je serai là, nous pourrons réfléchir à ce que tu pourrais faire. Ma sœur est meilleure que moi là-dedans.

Sa sœur en question, Amanita, était une femme croisé avec du champignon, l’amanite tue-mouche en particulier, et se révélait une personne de caractètre très trempé. Matriarche du Clan, elle avait Perséphone qui la secondait pour les choix d’ordre plus tactique ou plus « spirituel » et elle avait également Maverick, un homme libellule qui n’a jamais retiré son casque, qui l’aidait à gérer toute la « famille ».

-Tu peux venir avec nous définitivement ou sinon tu peux également quitter que pour quelques jours, prendre congé. Le fait que tu appartiennes de plein droit à la société pour nous aider dans notre misère, si c’est ce que tu souhaites. Tu peux aussi devenir un rebelle auprès de nous, mais c’est quitter la société définitivement sous peine de te faire traquer par la police comme tout bon rebelle l’est.
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Krakapsu


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MessagePosté le: Mer 14 Nov 2012 - 11:37    Sujet du message: Appartement de Sean O'Grady Répondre en citant

Un petit parfum suave de chlorophylle douce, de camomille, une main froide mais tendre qui prend mon visage et me force à relever la tête et à la regarder. Elle pleure. Je suis encore plus bouleversé. Perséphone, la seule véritable once d'humanité que j'ai croisé dans Metropolis et c'est une mutante qui rayonne cette aura. Sa parole est souvent d'or et je l'écoute. Je me sentais comme un petit garçon qui a piqué une crise, qui a voulu briser ses jouets les plus chers. Je revins à moi, comme après une démence passagère. Les livres épars sur le sol. Mes chers livres, si précieux, si difficiles à trouver. Je les avais jetés à bas des étagères dans un accès de colère dirigée contre moi-même et contre les monstres.

Comme c'était vain et ridicule. Pleutre pleutre! Minable. Je relevai la tête en essuyant rageusement mes larmes et reçut un baiser fraternel sur le front. J'écoutai mon amie avec un sourire désabusé à travers les larmes. Ses mots sonnaient comme une occasion de me racheter et c'était comme une seconde chance. Elle me parla de mes petites plantes auxquelles je prodiguais un soin presque paternel. J'avais souci de les préserver mais j'avais négligé mon amie, ne pouvant pas imaginer que la mutante au pouvoir si fort pouvait se trouver en danger de mort. Je m'en voulais de ne pas l'avoir pressenti mais j'avais une occasion de rattraper mon inconscience. Je hochai la tête en l'écoutant, réfléchissant au choix qu'elle me laissait. Rester le professeur et les aider en sous main par l'accès même minime que j'avais à quelques facilités. Nourriture, informations, soins et médicaments ou devenir un rebelles affiché et quitter mon ancienne vie. L'engagement serait plus clair et total et j'y aspirai comme à une rédemption mais je devait aussi peser ce qui serait le plus utile à mes amis.


- J'ai besoin d'aller à ma bibliothèque oui et mes plantes ont besoin de moi aussi. Perséphone, de quelle manière vous serai-je plus utile en vérité ? C'est cela qui importe. Je suis prêt à renoncer à tout pour vous suivre, sauf si vous me dites que je dois rester dans ce poste qui m'écoeure pour jouer les espions à votre solde et vous aider à obtenir renseignements et aide matérielle.

J'étais désormais déterminé à me comporter en homme et à participer à ma mesure aux changements nécessaires à Metropolis.
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Gemini


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MessagePosté le: Mar 20 Nov 2012 - 17:57    Sujet du message: Appartement de Sean O'Grady Répondre en citant

Une main sur le cœur, la tête légèrement baissé avec les yeux pratiquement fermé, Perséphone semblait méditer profondément à la question de Sean : À quoi pouvait-il leur être le plus utile? Son regard se releva après un moment, son air doux mais aussi grave à l’instant, le contempla un moment avant de répondre.

-Je ne saurais me prononcer moi-même à l’instant même Sean, c’est une chose que ma Sœur et moi pourrons discuter en ta compagnie en bas. Je ne suis qu’une part de nos connaissances, Amanita, bien que plus brusque que moi, a aussi sa part de sagesse et de vision à apporter. Le Clan a besoin de stabilité et de réflexion suite aux derniers évènements. Que ce soit le fait que j’ai effleuré la mort, la perte de deux de nos membres les plus aimé, panser le cœur de certains de nos compagnons enragé et simplement tous nous soigner, nous ne sommes pas en mesure, ni moi, ni personne, d’y voir clair. Ton avis et tes idées pourront aussi nous aider à mettre de l’ordre dans tout cela.

Le regard couleur jade se leva un instant vers une fenêtre du logement, le temps avançait et ses propres forces semblaient diminuer tout comme l’axe du soleil complétait sa progression.

-Aujourd’hui ou demain, prend les dispositions pour descendre, prend congé à ton emploie et arranges-toi pour que tout soit sans raison de donner soupçon. Ainsi, si tu reviens à la société, tu ne sera exposé à aucun risque inutile. Si tu ne reviens pas, ta disparition deviendra un fait inexplicable. Fait inexplicable qui prendra explication si tu deviens une figure connu dans la rébellion.

Un léger soupir souleva les épaules de Perséphone, elle fatiguait, doucement, l’exercice de la descente et de son passage ici semblait prendre le dessus sur sa volonté. Elle devait continuer avec Eagle sa descente pour aller se reposer en sureté, là-bas, sous la ville. Jamais elle n’avait conduit Sean à leur nid de Metropolis mais il pouvait se faire une idée de leur base d’Acropolis.

-Je dois y aller Sean.

Lui donnant un sourire aimable, elle remit sur sa tête la capuche puis la referma jusqu’à son regard, la petite grille de fausse burka encore ouverte. Sa main frêle cogna quelques petits coups sur la porte de Sean, permettant à Eagle de revenir.

-Je t’attendrai le temps qu’il faut à la bibliothèque, sois prudent mon ami.

Suite à ces mots, elle attendit la réponse ou les au revoir de Sean s’il y a lieu d’être, après quoi, Eagle allait entourer l’épaule de celle-ci d’un bras protecteur pour la reconduire vers les entrailles de la ville où ils se cachent.

[HJ: Après ceci, je vais faire en sorte qu'Acropolis existe et soit disponible pour la suite!]
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:16    Sujet du message: Appartement de Sean O'Grady

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