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Une valse de chaire mutante sous le chant des sirènes [Mission Vaan]
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Gemini


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MessagePosté le: Mer 3 Oct 2012 - 23:23    Sujet du message: Une valse de chaire mutante sous le chant des sirènes [Mission Vaan] Répondre en citant

Nombre de mutant dans le 9: ++
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MessagePosté le: Mer 3 Oct 2012 - 23:23    Sujet du message: Publicité

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Gemini


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MessagePosté le: Mer 3 Oct 2012 - 23:28    Sujet du message: Une valse de chaire mutante sous le chant des sirènes [Mission Vaan] Répondre en citant

Initiative
Mich: 7
Mutant1 :
Mutant2 :
Mutant3 :
Mutant4 :
Mutant5 :
Mutant6 :
Mutant7 :
Mutant8 :
Mutant9 :
Mutant10 :
Mutant11 :
Mutant12 :

Dégât potentiel de Mich: 2+
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MessagePosté le: Mer 3 Oct 2012 - 23:31    Sujet du message: Une valse de chaire mutante sous le chant des sirènes [Mission Vaan] Répondre en citant

Alors que Michellotto escaladait le monticule, les bruits des mutants étaient de plus en plus proches. Ce fut lorsqu’il arriva sur le bord de la fenêtre large qu’il observa devant lui les dizaines de cadavres de hobo décimé ici et là ainsi que la masse de mutant dévorant encore copieusement les lambeaux frais ou putride. Il était dans un genre de tanière. Les monstres relevèrent la tête d’un coup, grondant bientôt en regardant le nouvel arrivant. Le bon côté était qu’ils étaient tous petit, de type « normal », l’autre soucis, c’est qu’il était sans recul devant beaucoup de mutant. Ne perdant pas son temps, il s’élança dans le sens inverse, mais évidemment, il calla. C’est alors qu’il calla que la douzaine de mutant lui sautèrent carrément dessus pour se déchaîner sur lui :

Attaque reçu :
Mutant1 :Jambe droite
Mutant2 : Jambe gauche
Mutant3 : Bras droit
Mutant4 : bras droit
Mutant5 : Bras droit
Mutant6 : Bras gauche
Mutant7 : Bras gauche
Mutant8 : Bras Gauche
Mutant9 : Bras gauche
Mutant10 : Torse
Mutant11 : Torse
Mutant12 : Torse

Dans leur micro, les deux autre purent entendre un certain « merde » suivit d’un réel bordel de son, grincement, interférence et ainsi de suite. (Calcul nécessaire pour la suite du post)
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Gemini


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MessagePosté le: Mer 3 Oct 2012 - 23:34    Sujet du message: Une valse de chaire mutante sous le chant des sirènes [Mission Vaan] Répondre en citant

(suite du post)

Pourtant, dans cet amat, la voix de Mich tint bon et il dit:

-Restez où vous êtes, j'arrive, faites évacuer les hobo!

Suite à ça, ce fut des bruits horrible suivit de jurons très grossier de la part du clone.

Point de vie des participants:
Mich(CloneC): 2 Bras-D, 1Bras-G,4 Jamb-D, 4 Jamb-G, 6 Corps
Into(CloneC): 4 Bras-D, 4Bras-G,4 Jamb-D, 4 Jamb-G, 8 Corps
Vaan(Humain): 2 Bras-D, 2 Bras-G, 2 Jamb-D, 2 Jamb-G, 8 Corps
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MessagePosté le: Mer 3 Oct 2012 - 23:44    Sujet du message: Une valse de chaire mutante sous le chant des sirènes [Mission Vaan] Répondre en citant

Les hobo venaient tout juste de finir la marre quand la voix de Mich raisonna dans notre casque. Ni une ni deux, nous bougions les hobo avec empressement. Le doigt sur le bouton, je leur disais :

- En route pour le camp messieurs. 

Nous regagnions urgemment le camp.

- Into... quand le plan sera terminé, on fera une pause. Pour reposer Mich. Et pour réfléchir correctement au deuxième plan. C'était pas rassurant ces bruits...

Une fois le chemin fait encore dans le sens inverse, nous attentions un signal de Mich.

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MessagePosté le: Jeu 4 Oct 2012 - 00:00    Sujet du message: Une valse de chaire mutante sous le chant des sirènes [Mission Vaan] Répondre en citant

Mich : Rush d’adrénaline, péril de mort (déplacement ou attaque x2)

Chose certaine, il saignait beaucoup et un peu plus, il se disait que le compte était bon. Une chance, ces idiots de mutant n’avaient pas blessé ses jambes. Les bras, oui, le torse, oui, mais les jambes, son moyen de décamper pour survivre, était intacte. Dans une montée d’adrénaline il se délogea de là et partie à courir à toute vitesse, perdant de temps à autre son équilibre. Faire autant pomper son cœur n’était pas nécessairement une bonne idée avec les hémorragies présente (1 point de vie supplémentaire au torse contre le sprint) il n’avait pas le choix. Avait-il entendu au-dessus de sa tête le bruit de la petite caméra volante? Non, pas vraiment, mais il fallait croire que les médias allaient pouvoir se délecter de cette assaut spectaculaire qu’il venait de recevoir.

Hors, il fila à toute vitesse, les mutants sur ses talons et son sang marquant le chemin que les vilaines bêtes avaient simplement à suivre pour retrouver leur encas. Dans cette prise de vitesse, il fit bien le double qu’il en avait l’habitude : le pouvoir de l’adrénaline. Se jetant pratiquement dans le bâtiment piégé, il se rua aussitôt vers le piège, couru quelques pas contre la paroi et s’écrasa de justesse contre l’appui. Appui très judicieux d’ailleurs, il aurait été pratiquement impossible de se soutenir comme il faut avec ses bras. Le corps contre les barres, du mieux qu’il pouvait, il prit son bras le moins blessé pour activer la génératrice une fois les douze monstruosités amassé sous lui, prêt à dévorer. Le choc fût évidemment écœurant, un des spécimens bouilla dans son propre jus. Bref, ils furent tous électrocuté sommairement sans chance de survie. Les deux comparses purent entre au loin un bruit particulier venant du dit bâtiment et de leur casque il entendit :


-Ils sont mort…


[Résultat:]
Combat urine électrique: Terminé
Dégat pris: Beaucoup, pour Mich
Dégat fait: Perte complète pour les mutants
Mutant tué: Sorte no2, nom à déterminer par les PJ, 12 mutant
Taux de Succès: Bon
Bonus: Aucun
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MessagePosté le: Jeu 4 Oct 2012 - 00:14    Sujet du message: Une valse de chaire mutante sous le chant des sirènes [Mission Vaan] Répondre en citant

Les mots de Mich me soulagèrent. Je soupirai dans mon casque. Cela dû s'entendre.

- Mich, j'arrive ne bouge pas de barres, dis-je en me cramponnant aux bretelles de mon sac de médecin. Faut s'assurer qu'ils sont bien tous morts. Alors reste en haut.

J'avais dis "j'arrive" et non "on arrive". Je n'avais pas oublié Into. Non. Mais je ne pensais qu'à Mich et ses potentiels dégâts. Je remerciai les hobo et la bonne nouvelle fut annoncée.


- On aura surement besoin de vous pour déplacer quelque chose, leur annonçai-je. Encore merci.

Et sans attendre le feu vert de Into, je repartis vers la sortie du camp et vers le bâtiment où Mich avait servi d'appât. Elle allait devoir me suivre si elle voulait être certaine de me voir arriver entier car je ne comptais pas l'attendre. Tant pis si elle avait des choses à dire aux hobos. Mich avait besoin de moi. Son "Merde" était clair.

Dernier, peut-être, voyage entre ces deux espaces. J'entrai dans le bâtiment où se trouvait Mich. Je vis la pile de mutant.

- Mich ?

Je levai les yeux pour voir si il était toujours sur les barres.

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MessagePosté le: Jeu 4 Oct 2012 - 02:54    Sujet du message: Une valse de chaire mutante sous le chant des sirènes [Mission Vaan] Répondre en citant

Un bras particulièrement blesse pendant dans le vide, celui de gauche. Le bras de droite était blessé également, mais lui de gauche plus rapidement. Il avait été mordu au torse et l’ensemble de ces blessures dégoulinaient paresseusement sur le tas de cadavre sous ses pieds. Sa tête bougea à l’appel de Vaan, un gros soupir gonflant son torse et remplissant les communications du casque.

-Je suis là, en haut.

Couché sur le dos contre les barres, il semblait quand même très fatigué. Sa course folle l’avait fait saigné, l’affaiblissant d’avantage sur le coup et la retombé d’adrénaline ne pardonnait pas non-plu.

-Ça semble pire que ce que c’est, mais je ne sais pas trop comment descendre, pour le coup. Je crois que j’ai un petit coup de barre, je vais fermer les yeux un moment, okay? Pas longtemps…

Malheureusement, sans que Vaan puisse désapprouver la stature de Mich sembla se ramollir contre les barres qui tenaient bon la masse imposante. Intoccabile arrivait justement en arrière pour prêter main forte à Vaan. Agilement elle grimpa pour le prendre sur elle comme le faisait ses confrères militaires combattant à l’époque.


Ce bougre semblait particulièrement lourd à entendre Intoccabile grogner pour le déplacer. De pair avec Vaan, lui faisant bientôt signe de lui prêter main forte pour faire un travail d’équipe, ils réussirent à le descendre avec succès. Les plaies étaient relativement sévère à son bras gauche, mordu à plusieurs reprise ce qui nécessitait une bonne vingtaine de point de suture en tout. L’autre bras, lui, probablement dans les environs de 12-14 points de sutures. Les jambes étaient indemne, le torse avait été mordu et atteint dommage musculaire uniquement. Une chance que celui-ci avait agi vite, il était en train de se faire dévorer vivant. Observant la cause de son mal, Intoccabile regarda tout de suite ses pupilles. Les yeux dilaté au complet, Intoccabile relâcha l’œil avec un soupir.

-Ça y est, ne sais pas quel est le souvenir lié avec ça, mais nous l’avons perdu dans le monde des rêves pour le moment, il a zoné. C’est peut-être le choc de la douleur. Nous avons une massive belle au bois dormant sur les bras.



Il était chez-lui, ou plutôt chez Mikael. Le matin? La mine confuse il se leva pour regarder à l’extérieur, Acropolis. Quel étrange rêve il venait de faire… Metropolis… Le fonds lui échappait, il l’oubliait. Il était un garçon normal avec beaucoup d’imagination et il était si chétif du haut de ses 14 ans qu’il ne pouvait que rêver d’être un jour baraqué… Sa mère l’interpelant, il descendit pour aller manger son déjeuner, une sorte de crêpe fait avec des composés synthétique. À chaque fois qu’elle lui faisait à manger, c’était irrésistible, il lui souriait comme si rien d’autre n’existait. Une grande blonde, élancé, on aurait dit que le vent aurait pu la casser. Il retenait d’elle, il avait l’impression, son père était la bête si elle était la belle. Lui il passait, lui ébouriffait les cheveux et partait. Il était pompier, un travail comme un autre, mais un travail devenu de plus en plus dangereux avec les éclats civils. Hors la première sœur était déjà là en train d’aider sa mère et de lui grommeler dessus, lui disant « qu’il n’aidait pas beaucoup maman », mais sa mère prenait sa défense. En un sens, était-il un peu le fils à sa mère, couvé par celle-ci? Il en profitant un brin, à peine! Les trois chipies qui suivaient lui rendaient l’appareil et tout le lot que cette protection maternelle lui offrait. La première arrivait, proche en âge, la bouche remplit d’attitude elle était détestable et cherchait constamment dans Mikael de la rivalité. À son grand énervement, son frère l’ignorant parfaitement ou l’attrapait parfois de force pour la serrer affectueuse. Elle partait souvent en le traitant de tous les noms.

Ahhh haussement d’épaule.

La seconde arrivait, un vrai pot de colle celle-là. Pas moyen de lui échapper dans la maison, elle était partout, comme son ombre. D’ailleurs, il avait commencé à trouver l’école un soulagement afin d’échapper à l’envahisseuse. Elle lui piquait tout, copiait tout, tentait de lui ressemblait, se pavanait même avec ses boxers pour imiter un petit garçon : la catastrophe. Il devait pratiquement constamment la materner et là-dessus, sa mère voyant l’affection inouïe de la cadette pour son frère, elle le poussait même à s’en occuper. De quoi donner envie de se pendre! (Bien entendu, c’est de la dramatisation de grand frère, il l’adorait au fond)

La dernière était plus particulière, plus absente si nous pouvons l’exprimer ainsi. Une petite puce rêveuse, la tête toujours dans les nuages. Combien de fois elle avait foutu le camp en bas des escaliers à force d’être somnambule pour de rêvasser en plein jour? Il ne comptait plus et à chaque fois qu’il entendait des bruits sourds dans l’escalier, son cœur faisait un bond et son sang un tour! Bon d’accord, son père avait installé une barrière de sécurité, mais quand même, il s’élançait hors de sa chambre à tout coup. La première fois que c’était arrivé, c’était lui qui la gardait avec sa sœur aînée et bien que l’aînée était la vrai responsable, elle était passé dans sa chambre pour porter la petite, il l’avait évidemment ignoré. Pendant ce temps, la plus vieille était partie faire le lavage tout en bas et la cadette avait fichu le camp dans les escaliers par manque d’attention du grand frère. La petite s’était ouvert le crâne, commotion, hôpital, tout le truc. Le gamin avait tellement été coupable qu’il avait pleuré en secret vraiment longtemps (parce qu’un garçon ça ne pleure pas) puis s’était racheté en lui offrant toutes ses peluches, Toutes. Ah, la famille Lavinen ne manquait pas d’action.

Bref, ce matin-là il se préparait à ses cours, une journée normale quoi. Il était partie, revenu pour le diner, taquiner sa sœur, câliner sa mère (séduit par le repas), repartie à ses cours, revenue pour souper (à nouveau conquit par le repas) et finalement repartie pour jouer à des sports avec les garçons de son quartier. Sa 2e cadette, le pot de colle, le supplia évidemment de le suivre comme toutes les fois. Mais il avait honte, il ne voulait pas que ses amis garçon le voient emmener sa petite sœur ou le traiter de fillette lui-même, déjà qu’il était chétif. Alors il refusa, sa mère tenta de le convaincre et il s’acharna si fort que sa petite sœur resta à la maison. Elle le regarda partir dans la vitre jusqu’à ce qu’il tourne le coin de rue, les yeux plein d’eau d’être rejetée (encore) par son idole. Le soir tombait, tout allait bien et il avait fait plusieurs points. Puis, sortie de nulle part, un son d’alerte retentit, des lumières rouges se manifestant partout. Lui et ses amis se précipitèrent dans un des centres publics, les vitres éclatèrent sous l’impulsion proche mais il n’eut aucune conséquence grave à l’intérieur. Lorsque la crise fût passée on sortit dans les rues. Des pompiers courraient dans la direction de sa rue, il se mit à courir aussi, le cœur palpitant.

Des ruines, du feu, des voitures à l’envers. Sa maison et plusieurs autres étaient en morceau, en flamme, sans appel. Sentant son équilibre le perdre, il avança vert la fenêtre brisé d’où surgissaient des flammes, la fenêtre où sa sœur l’avait regardé partir. « Papa a dût les sauver », se disait-il, ou « Ils sont dans le sous-sol, vivant, papa est un pompier, il sait ». Mais tout ça était irrationnel, l’impact avait été soudain, sec. Il n’y avait pas de survivant. Un pompier reconnaissant le fils de son collègue il l’attrapa par le torse pour l’emmener loin de là. Il avait perdu un peu contact avec la réalité, se débattant et criant pour approcher ce qui n’était que flamme et ruine. Le seul nom qui lui sortait de la bouche était celui de sa cadette avec l’étrange impression de lui avoir signé sa mort ou eu le choix de la sauver. En vain, il avait été égoïste et lui avait interdit. Le nom « Hanna » était tout ce qu’il avait à la bouche.

Son souvenir s’estompa, menant à une tombe de béton parmi d’autres tombes de béton dans un champ de béton. Il était droit comme un « i » dans un complet à sa mesure, noir.
Ses sœurs en ordre décroissant : Heljä Lavinen, Hanna Lavinen, Ida Lavinen
Ses parents : Luukas Lavinen, Lily Scott

Son regard se perdait dans le vague et un écho l’envahissait, la scène des tombes s’estompa comme un rêve éveille, un visage de militaire tordu à deux pouces de son visage criant :


-BON SANG SOLDAT LAVINEN, VOUS M’ENTENDEZ ESPÈCE DE CRÉTIN ATTARDÉ!?!?

Les cheveux rasé, le béret sur la tête, toujours droit comme un « i », il répondit :

-CHEF OUI CHEF!
======


Dans une sorte de respiration saccadé, il ouvrit les yeux, perdue. Combien de temps avait passé?


Dernière édition par Gemini le Jeu 4 Oct 2012 - 13:16; édité 1 fois
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Siana
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MessagePosté le: Jeu 4 Oct 2012 - 08:06    Sujet du message: Une valse de chaire mutante sous le chant des sirènes [Mission Vaan] Répondre en citant

Heureusement qu'Intoccabile m'avait suivi, car je n'aurai pu le descendre seul. Ses blessures étaient trop importantes et il faisait son poids. Il fallait être délicat. Intoccabile allait voir mes trois maîtres mots prendre le dessus. Calme, réflexion et assurance. Ma respiration était des plus lentes, mon visage dénué de toutes émotions de panique, les connaissances médicales se bousculaient aux portes de mon cerveau.

- On lui retire sa combinaison, dis-je doucement en soutenant Mich pour le laisser assis.

Quand les plaies furent enfin visibles, je pris une lente, très lente inspiration. Profonde aussi. J'inspirai à plein poumon. Je fixai Mich, qui n'était déjà plus parmi nous tandis que mes mains s'affairaient instinctivement dans la boite de soin d'urgence. Comme si elles savaient où étaient rangés les instruments, les produits. Intoccabile regarda les yeux de Mich. Il "rêvait".


- Tu vas le maintenir assis pendant que je travaille, ordonnai-je gentiment à Intoccabile.

Puis je commençai par le bras le plus endommagé. Avec un petit ciseau chirurgical, je découpai les morceaux de peau pendant. Inutile de recoudre en les conservant, la peau ne se recollait pas, elle se fabriquait. Seule la chair devait être recousue. Je désinfectai et anesthésiai. D'ordinaire, je parlais à mes blessés. Mais là, Mich était ailleurs. Et pour ce bras, je préférai le laisser ailleurs. Je pris de quoi faire les points et me mis à l’œuvre. Rapidement, surement et soigneusement. J'aurai pu faire une couturière hors-paire. J'avais enchainé 25 points du suture sans dire un mot, sans trembler, sans hésiter. Je relevai même la tête vers Intoccabile pour lui adresser un sourire rassurant. Le bras gauche pouvait être pansé. Je nettoyai une dernière fois les plaies suturées, délicatement. Puis je posai les compresses propres. J'enfilai un filet tubulaire sur le bras gauche et considérai mon travail. Le jugeant terminé, je passai au reste.


- Mich ? dis-je en attrapant de quoi anesthésier l'autre bras. Hé ho ? Casse-croute à mutant ?

Je lui tapotai une joue.

- Va falloir qu'il revienne à lui si je veux m'assurer qu'il n'a pas mal ailleurs. Pour m'assurer qu'il n'y a pas de plaies internes, non visible à l’œil. Mich ? continuai-je en m'adressant au monsieur muscle. Si tu m'entends, fais-le nous savoir.

Toujours avec le même calme, je m'attaquai au bras droit. Même manège : couper les morceaux de peau, désinfecter, anesthésier, recoudre, nettoyer, panser et poser le filet tubulaire. 14 points de suture. Autant dire que je fus plus rapide. Les bras de Mich étaient maintenant recouvert de petit anneaux de fil de suture, soigneusement formés par trois petits tours de nœud, recouverts de compresses et enveloppé d'un filet tubulaire. Pour le torse, le travail fut nettement plus bref. Quelques égratignures et des bleus. Pour calmer la douleur des bleus, je lui confectionnai un pansement à l'antiphlogistine. Une vraie boite de magie cette trousse de soin pour urgentiste Stricosus ! Je recouvrai le pansement pour bleu d'une compresse et lui appliquai de nouveau un filet tubulaire spécial torse. C'était bien pratique pour lui, ces filets. Il allait pouvoir bouger sans gêne avec la combinaison.


- J'ai fini mais lui n'est toujours pas reve...

Ha ! A peine avais-je prononcé ces mots que Mich revenait à lui.

- Alors Bro ? On a fait un gros dodo ? raillai-je en lui donnant deux tapes amicales sur la joue droite.

Je repris mon sérieux et demandai :

- Tu as mal où ? Que je sache si ma tâche est terminée ou non...

Je pris une barre nutritive et la lui donnai. Avec la perte de sang, il lui fallait reprendre des forces.

- C'est pas une proposition de collation de la part d'un petit frère casse pieds,
déclarai-je en agitant la barre et en souriant. Mais c'est un ordre du médecin. Tu manges, que la faim te tiraille ou non.

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MessagePosté le: Jeu 4 Oct 2012 - 14:16    Sujet du message: Une valse de chaire mutante sous le chant des sirènes [Mission Vaan] Répondre en citant

Les yeux petits, le regard encore dans les vapes il s’empara dans la barre en se faisant une blague que lui-seul pouvait comprendre dans le moment actuel.

-Chef…ou.i..chef..

À la question de « où il avait mal », Michellotto regarda ses comparses et sembla se concentrer sur la symphonie de douleur qui l’assaillait.

-Au torse, on m’a mordu mais… j’imagine que vous avez pansé?


Tant bien que mal, il grignota sa barre. Il avait déjà été plus blessé et encore dans le feu de l’action, mais sans l’adrénaline, il ne se sentait pas vraiment en état de se relever immédiatement pour foncer.

Into, de son coté, s’était occupée de lui panser et désinfecter le torse alors que la couturière hors pair s’était concentré sur les bras. Elle regarda Vaan un instant puis Mich.


-Je ne suis pas convaincue que je veux le retourner au front… Mich, que s’est-il passé?


-Pour rentrer dans le bâtiment, il fallait escalader les détritus. Pour m’y rendre, tout a bien été, une fois les mutants au derrière, j’ai callé. Ils me sont tombés dessus, la douzaine, j’ai réussi à ficher le camp de justesse. C’était comme des « détritus mouvant ». Ne vous sauvez pas à travers les détritus si vous en avez le besoin, vous n’irez pas bien loin.


Point de vie des participants:
Mich(CloneC): 3 Bras-D, 3Bras-G,4 Jamb-D, 4 Jamb-G, 7 Corps
Into(CloneC): 4 Bras-D, 4Bras-G,4 Jamb-D, 4 Jamb-G, 8 Corps
Vaan(Humain): 2 Bras-D, 2 Bras-G, 2 Jamb-D, 2 Jamb-G, 8 Corps
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 15:01    Sujet du message: Une valse de chaire mutante sous le chant des sirènes [Mission Vaan]

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