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Une valse de chaire mutante sous le chant des sirènes [Mission Vaan]
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Siana
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MessagePosté le: Mar 2 Oct 2012 - 18:55    Sujet du message: Une valse de chaire mutante sous le chant des sirènes [Mission Vaan] Répondre en citant

Elle ne voyait pas l'entourloupe. Mais faisait-elle semblant ? Ou ne voyait-elle vraiment pas du tout.

- Une vraie masse dans tous les sens du terme, dis-je en riant, tandis que je tâtais la zone bleutée pour m'assurer qu'il ne s'agissait que de bleus et non de fracture. Il mérite grandement ce repos.

Puis, une conversation maternelle débuta. Elle ne pouvait vraiment pas s'en empêcher. Mais moi, je répondais quand même. Ce n'était pas sain, car nous étions tous deux adultes mais j'appréciais cela.


- Très enrichissant. Révélateur. Désolant aussi. Voir les choses en vrai, se dérouler sous mes yeux... cela réveille. Je ne suis plus dans l'hypothèse des horreurs, je ne suis plus dans le théorique. C'est la pratique là ! C'est exaltant et effrayant. Je ne pensais pas que tuer était si accessible. Mais me dire que ces mutants n'avaient aucune humanité m'a suffit. Me dire que... c'était vous, moi, les hobo ou les mutants. Cela motive de se dire aussi que nous sommes encore plus détesté aux yeux du président. Si il nous déteste encore plus, c'est qu'on est remarqué, on détourne l'attention de lui.

Je passais au bleu suivant. Celui causé par le mutant.

- Il t'a trouvé à son gout, m'amusai-je en appliquant une compresse un peu froide dessus. On dit qu'on voit sa vie défilée quand on va mourir. Je pense que ce n'est pas faux. Aujourd'hui, j'ai repensé à pas mal de choses vécues. Des choses... plus ou moins agréable. J'ai repensé à... hmmh... oui... plus ou moins agréables.

Je ne préférai pas en dire plus, mes états d'âmes n'avaient pas à être exprimés. C'était plutôt à elle de dévoiler les siennes.

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Laure Dubois
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MessagePosté le: Mar 2 Oct 2012 - 18:55    Sujet du message: Publicité

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Gemini


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MessagePosté le: Mar 2 Oct 2012 - 19:21    Sujet du message: Une valse de chaire mutante sous le chant des sirènes [Mission Vaan] Répondre en citant

Bien entendu, Intoccabile n’avait aucunement l’intention de dévoiler ses états d’âme alors que Vaan faisait mention des siens. Elle-même dos à Mich, elle lui faisait face, couchée sur le coté.

-J’imagine qu’il y a un moi, si on t’avait dis : Je vais passer la nuit à dormir à coté de ID, ça aurait été un truc que tu aurais ris haut et fort. Mais regardes-nous, nous sommes là, couché les trois en rang d’oignon dans une base ancienne pour des réunions top secrète.

Elle rit un peu face à cette constatation puis le regard plus sérieux, plus attentionné, elle se fit naturellement curieuse.

-Tu es certain que tu ne veux pas en parler? Je ne te jugerai pas, évidemment, mais je peux comprendre si c’est trop délicat et si tu ne me connais pas encore assez pour me le partager. Cependant, ca me ferait plaisir d’en savoir plus sur toi, toi tu as posé beaucoup de question et moi j’en ai encore tant.

Un sourire adorable suivit évidemment ces paroles, histoire d’achever Vaan. Comment lui refuser? N’avait-elle pas déballé tout un lot pour lui aujourd’hui même? Ça ne serait probablement pas cette fois que Vaan réussirait à aller creuser plus loin dans Into, à moins qu’il se serve de ses confidences pour en arracher d’elle? Mhhh…
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Siana
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MessagePosté le: Mar 2 Oct 2012 - 19:38    Sujet du message: Une valse de chaire mutante sous le chant des sirènes [Mission Vaan] Répondre en citant

Elle me souriait avec des yeux de fillette. Je souriais, un brin forcé. Cela se voyait, un coin de es lèvres était légèrement plus levé que l'autre. Je levai les yeux au ciel et dis :

- Pousse-toi un peu, oignon n°1, je vais t'en raconter un bout. Certaines sont drôles, d'autres un peu plus délicates.

Je m'assis et un peu songeur, je cherchai par quoi commencer.

- D'abord, j'ai ressongé à un vieux conseil de mon père mais il me semble te l'avoir raconté lors de notre thé. A moins que ce ne fut cet après-midi... enfin bref.

Et je racontai le flashback en détail. Je me mis à sourire après ce souvenir. C'était un souvenir heureux. Un peu flou par mon age, mais heureux.


- Ce souvenir m'a donné un sacré motivation pour mon premier coup de feu. Je me suis senti un peu hésitant. Après, ça venait tout seul. Première fois hein ! Que je tirai à l'arme à feu. Ensuite, je me suis surpris à repenser à ma rencontre avec Roxanne, il y a deux ans.

Je lui racontai ce souvenir avec un certain enthousiasme, quoi qu'un peu gêner de remettre Roxanne sur le tapis dans une conversation.


- Après, c'est nettement moins joyeux. C'était le jour où j'ai appris la mort de mes parents et de ma grand-mère. C'était peut-être la pire journée de toute ma vie. Oui, elle l'était.

Je lui racontai donc cette douloureuse réminescence.

- Voila... tu sais tout ! Quoi que je sais pas pourquoi, là tout de suite, à parler souvenir, je repense à un truc assez tordant. Quoi qu'un peu gênant.


Je lui narrais alors un dernier souvenir.

Je me souviendrai toute ma vie de ce jour. Comment ne pas rester sérieux quand on se retrouvait, avec Marshall, face à un homme ayant un balai à wc dans le derrière. Le pauvre homme était vraiment gêné. Nous tout autant que lui. J'avais mal pour lui. Vraiment. Quand nous arrivions dans la salle de bain de l'homme, nous nous sommes posés pas mal de question. Sa femme aussi d'ailleurs. Marshall avait dû la rassuré pendant une bonne dizaine de minute. Ayant un frère homosexuel, parler de ce genre d'accident ne le dérangeait pas autant que moi.

- Monsieur, dites nous ce qui c'est passé. Nous ne sommes pas là pour vous juger, lui disais-je en m'accroupissant à côté de l'homme recroquevillé sur le sol de sa salle de bain.

L'histoire du blessé avait été des plus abracadabrante. Une chute sur le carrelage glissant et le voila avec le balai dans le derrière. Mouais. Avec Marshall, on restait dubitatif. Mais bon, on ne nous avait pas enseigné à remettre en cause la version des blessés mais plutôt de leur sauver la vie. Un balai dans le derrière, certain pourrait dire qu'il suffirait de le retirer. Après tout, certaines personnes faisaient pire. Oui mais voila, entre le faire volontairement et accidentellement, il y avait une différence : celle de connaitre ses limites. Or, ce pauvre homme l'avait bien enfoncé ce... Bref, cela ne pouvait être que accidentel. Ou criminel ? Mais qui irait tuer quelqu'un ainsi ? De toute façon, nous ne pouvions prendre le risque de le retirer et aggraver les blessures.
A l’hôpital, tout le monde se moquait de nous et notre balai-man. Parfois, les collègues pouvaient être mauvais et moqueur avec les patients. Surtout ceux très tournés vers l'Organisation. Puis quand le blessé eut passé son scanner, eut l'objet retiré sans trop de dégâts interne, les rires se tournèrent vers Marshall et moi. Nous étions les ambulanciers de balai-man. Que diraient ces moqueurs, en voyant le pauvre homme amputé sur un espace de combat ? Hmmh. Ils ne diraient rien, ils n'auraient même pas le cran de suivre ID.

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MessagePosté le: Mar 2 Oct 2012 - 19:48    Sujet du message: Une valse de chaire mutante sous le chant des sirènes [Mission Vaan] Répondre en citant

Sur le coup, ID riait un peu aussi. Malgré tout, dans ses rires, il y avait de la compassion et quelques « pauvre homme, je le plains » au travers de tout ça. Une larme lui montant à l’œil avec le rire, elle s’emmitoufla un peu mieux dans les couvertures, elle semblait fatiguée mais le sommeil ne lui disait visiblement rien.

-Ce genre d’histoire, nous en voyons toujours. Il y a eu un temps où je travaillais avec les médecins bénévoles, de manière clandestine. Mon père ne m’aurait pas permis autrement de m’insérer parmi les gens normaux, il craignait trop pour moi. Pourtant, j’avais tellement envie de monter et de voir les gens normaux vivre. J’avais réellement envie de me sentir une personne normale, mais ce n’est pas toujours possible. On fini par être conscient de la différence et celle-ci, nous isole.

Secouant un peu la tête, elle chassa le sujet puis revînt.

-J’avais trouvé le même genre d’aventure pendant mon service bénévole, mais c’était un homme qui s’était rentré une manette de télévision dans le derrière. Je ne sais pas ce qui était le plus étrange entre le choix de l’objet ou la télévision qui changeait constamment de chaîne quand il se tortillait ou que l’on tentait de retirer celle-ci.

Elle prit un pause puis leva des yeux calme vers lui.

-Ah, et Vaan, ne t’oblige pas à sourire. Je le perçois tu sais. Je suis une personne qui sourit beaucoup, je crois que le sourire est une expression qui m’est plaqué facilement au visage. Je n’en tiens rigueur à personne de ne pas sourire en retour, nous ne sommes pas toujours dans l’humeur de le faire.
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MessagePosté le: Mar 2 Oct 2012 - 19:57    Sujet du message: Une valse de chaire mutante sous le chant des sirènes [Mission Vaan] Répondre en citant

Elle parla de son père. Enfin, du père de Maria. Je dus me retenir de lui dire qu'il n'était pas son père. Qu'elle n'était pas Maria. Je ne pouvais le faire sans l'appui de Mich, et encore moins maintenant. Dans une situation d'échange.

- Je m'efforce de faire bonne figure. Avoir une mine triste est quelque chose que j'essaye de ne pas montrer depuis très longtemps. Et depuis deux ans, j'ai encore moins le choix. Parfois, c'est juste un peu plus difficile. On pense aux autres en souriant tout le temps mais on pense pas forcement à soi-même.

Je soupirai et m'étirai un peu.

- Donc comme ça... tu as eu un manette-man ? demandai-je en étouffant un rire. Son derrière préférai les chaines sportives ou culturelles ? En quoi consistait ce service bénévole ? C'était quoi exactement ? Ton père semblait être très protecteur... Comment était-il ?

J'étais un brin curieux. Mais parler parent était quelque chose qui me fascinait. Surtout si la personne ne face de moi avait une expérience plus longue que la mienne des relations parents enfants.


- A t'entendre, j'ai l'impression que c'est dans nos gènes, d'être des parents poules.

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MessagePosté le: Mar 2 Oct 2012 - 20:26    Sujet du message: Une valse de chaire mutante sous le chant des sirènes [Mission Vaan] Répondre en citant


Aux mots de Vaan à propos du sourire toucha relativement pile. Ne souriait-elle pas en ayant en elle beaucoup de tristesse enfouie? Mais sa mine songeuse s’éclaira rapidement lorsqu’il amorça le sujet du manette-man. Un rire lui échappa, son regard nostalgique tentant de se remémorer la scène.


-Son derrière était très ouvert d’esprit, il aimait un peu tous les genres de chaînes et bien que l’on fasse de notre mieux avec le matériel que nous avions, je n’avais pas le luxe d’emporter avec moi des outils Stricosus. Alors, armé d’une pince et de quelques bras pour tenir le bonhomme, on a fait le possible. Il a fini par se libérer de son passager anal, une chance.

S’appuyant un peu mieux la tête, son regard cherchant toujours dans ses souvenirs, elle baissa les yeux vers Vaan.

-Le service consistait à aider les gens de toute sorte à se soigner. En premier des trucs anodin, finalement le service est devenu impliqué dans la guerre comme une force neutre. Les guerres civiles sont devenues très agressive à un certain moment. Oui, jeune, il y avait attentat, terrorisme et bagarre de rue mais ce n’était pas comme dans les 3 dernières années précédentes la chute de notre ville. Ces trois années là étaient si sanglante, si terrifiante. Les gens avaient besoin de soin et rendu à un certain point, même les soignants militaires, se faisaient tuer sur le champ de bataille.

Le regard d’ID s’assombrit beaucoup à cette mention, sa tête faisant un petit signe d’acceptation inconscient. Ses yeux se baissèrent un moment, elle était plongée dans le silence. Puis le récit reprit, comme si rien n’était.

-Papa était protecteur oui, spécialement quand ma mère est morte. Elle s’était rendu à la première d’un de ses films, son implication avec nous était jusque là secrète, la guerre n’était pas ouverte. Le tapis rouge était piégé, des explosifs ont sauté. À cette âge, j’avais débuté les études supérieure, mes parents étaient très impressionné, j’étais une enfant précoce. Je n’avais pas le temps de connaître beaucoup de gens en sautant des classes, mais j’avais Keva qui avait fait la même progression que moi. On ne barrait pas la progression d’enfant précoce dans notre ville, on les encourageait à aller plus loin. Je ne dirais pas que je n’ai pas souffert d’un peu d’isolement plus jeune. Mais les choses ont rapidement changé quand j’ai commencé à ressembler à ma mère, que je suis devenue ados et moins vilain cannard. Pourtant, les idiots qui me courtisaient étaient les même qui m’avaient tiré les cheveux toute mon enfance.

Elle roula les yeux à cette mention.

-Bref, papa ne voulait pas de gendre à la maison, de toute manière aucune chance qu’il y en aille vue mon succès spectaculaire avec les idiots. Il ne voulait pas non-plus que je sorte de Stricosus, il craignait que je sois fauché comme ma mère l’avait été, comme ça, d’un coup sec et sans avertissement. J’ai bien entendu fait des sorties fréquemment et sans permission. C’est comme ça que j’ai appris à hacker.

Fronçant un peu les sourcils, il se demandait si elle n’était pas ennuyeuse ou si elle ne parlait pas un peu trop. Allait-elle se refermer?
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MessagePosté le: Mar 2 Oct 2012 - 20:38    Sujet du message: Une valse de chaire mutante sous le chant des sirènes [Mission Vaan] Répondre en citant

- Je me suis toujours demandé ce que c'était d'avoir des parents quand on était ado et jeune adulte. Mes amis d'ado me disaient toujours "ha mais vieux sont toujours là pour me pourrir la vie ! T'en a de la chance Vaan". Ils ne s'imaginaient pas combien je les enviais. Combien je voulais avoir des "vieux" pour me "pourrir la vie". J'aurai aimé avoir au moins un parent pour me dire "non". Et pas avoir un grand-père qui me disait "voit avec numéro 3". Numéro 3 ne pouvait rien m'interdire puisqu'il était un clone dressé pour m'obéir. Bizarrement, j'ai pas cherché les interdits. Je me les imposais pas non plus. Je trouvais juste les conneries d'ado tellement ennuyeuses. Après tout, elles servent à faire crier les parents. Pourquoi les faire quand on a personne à faire crier ? Je n'étais pas très enclin à l'amusement. Aujourd'hui encore, je ne cherche pas à courir les soirées. Ce qui ne m'empêche pas de savoir m'amuser, même si mon humour laisse à désirer, manque d'expérience ado !

Ma curiosité sur ses parents la mettait mal à l'aise. Quel idiot ! En parlant d'idiot, quelque chose me vint en tête pour lui remonter le moral. Une petite vanne à la Vaan.


- Tu sais... pour les idiots. Tu n'y peux rien. C'est une question d'hormone mâle. Arrivé à un age, elles disent "stop le bac à sable, étape suivante mon p'tit gars !"


Je lui tapotais gentiment le derrière de la tête et ajoutai en souriant, naturellement cette fois-ci :

- Le radar des hormones de ces idiots a juste repéré un brin de jeune femme entrant dans leur critère d'homme. Et puis, c'est bien fait la nature, c'est une manière pour palier aux hormones féminines et leur satanée horloge biologique.

J'esquissai un petit retrait sur le côté en riant, afin de palier à tout envoie de coussin, tapette ou autre réprimande de femme.

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MessagePosté le: Mar 2 Oct 2012 - 20:52    Sujet du message: Une valse de chaire mutante sous le chant des sirènes [Mission Vaan] Répondre en citant

Évidemment, comment ne pas mordre à l’hameçon. Elle rit évidemment à l’intervention sur les hormones mâle puis s’offusqua faussement pour ce qui est de l’équivalent féminin. Un coup d’oreiller parti évidemment après quoi elle reposa sa tête sur la surface molle, de bonne humeur.

-Moi, j’aime ton sens de l’humour, il fait différent. Ça ne prend pas un doctorat pour faire un blague. Je penses que je te comprends en partie, ma mère m’a beaucoup manqué, ma vie a été très scolarisé et je sais qu’elle aurait fait une crise à mon père ou une scène même à moi pour que je m’amuse un brin. Je ne me suis jamais vraiment amusée non-plu, rentrée à toute vitesse dans le « monde des grands ». Cette horloge, on dirait que j’y ai échappé. C’est drôle comment je peux être vraiment vieille, en un sens, mais encore jeune. Tout comme… C’est bien beau mener une révolution mais mon existence a de grand vide. Tu vois, même si toi et Mich vous dites que vous n’avez pas de talent dans les relations, ce n’est pas aussi catastrophique que moi. Je n’ai jamais eu personne dans ma vie. Vraiment jamais.

Elle sembla hésiter un peu sur le sujet puis elle se lança, quel mal après tout? Vaan ne pouvait pas vraiment juger et il n’avait pas la même proximité que Mich. En un sens, c’était moins gênant de lui parler à lui. Se mordant un brin la lèvre inférieure, elle remonta finalement le regard, se tourna pour s’assurer que Mich dort puis regarda Vaan de nouveau

-À vrai dire ce n’est pas totalement vrai. Mon cœur a peut-être battu pour une personne, une fois. Je ne connais même pas son nom ou prénom, juste une lettre et puis nous nous sommes jamais parlé, juste croisé une fois.

Serrant un peu la couverture autour d’elle, comme si ça pouvait la protéger du regret, elle murmura le regard un peu perdu dans ses pensées.

-J’étais montée en haut pendant un éclat de la guerre, je l’ai vue à contre-jour d’un feu de bâtiment. Il soignait un malade, il avait son casque avec cette croix blanche. Je ne voyais pas bien ses traits mais dans sa silhouette, on pouvait ressentir toute l’attention et tout son humanité, comment il était sérieux et dévoué à son travail. Ça m’avait beaucoup impressionné, un tel calme parmi les cadavres, à découvert, en danger, il soignait comme si juste ça importait… Et puis un obu est arrivé sous mes yeux et l’a effacé de l’existence. Il était là, puis il ne l’était plus. Je me suis dépêchée vers l’endroit, il ne restait rien de viable, que de la chaire, même pas un visage et peut-être vallait-il mieux ça. Il y avait sur son collier d’identification un « A » encore intacte. Je n’en ai jamais parlé.

Avait-elle le cœur gros? Les yeux humides? Difficile à dire, son regard redevenait un puit insondable pendant un moment, le regard de la femme de l’ombre.

-Mais c’était la seule fois dans ma vie que ça m’est arrivé, ce genre de coup de foudre un peu loufoque.
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MessagePosté le: Mar 2 Oct 2012 - 21:14    Sujet du message: Une valse de chaire mutante sous le chant des sirènes [Mission Vaan] Répondre en citant

Je serrai la couverture autour d'elle et continuai de lui sourire gentiment. Les rôles s’inversaient-ils ? Elle ne pouvait pas toujours être une maman. Même les mamans avaient besoin d'attention.

- Tu sais, je vais peut-être paraitre un peu plagieur d'auteur de roman à l'eau de rose mais je pense qu'il vaut mieux l'avoir connu, même très bref, même coup de foudre, que pas du tout. Je n'y connais pas un rayon. Je les pers une à une. Mais cela suffit. Un coup de foudre n'a rien de loufoque. C'est la vie.

Je m’allongeai sur mon lit et croisai les bras derrière ma tête. Ma couverture juste posée en vrac sur moi, je continuai :

- L'être humain est fait pour ne pas pouvoir vivre seul. Je pense que les coups de foudre sont comme un rappel à l'ordre, pour ne pas qu'on oublie que quelque part, il y a quelqu'un pour chacun d'entre nous. Pour dire : "hep ! petit être que je suis, tu vis trop seul, il te faut de la compagnie !"

Je jetai un coup d'oeil à Into pour voir si elle réagissait.

- On peut parfois aller jusqu'à supporter puis apprécier des personnes pourtant considérées comme gênantes et encombrantes.

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MessagePosté le: Mar 2 Oct 2012 - 22:45    Sujet du message: Une valse de chaire mutante sous le chant des sirènes [Mission Vaan] Répondre en citant

-C’est vrai que… dis comme ça, tu pourrais faire carrière dans le roman eau de rose.


Son sourire était revenu, la profondeur plus accablante de son regard envolé.


-Avec le temps et le recul, je crois que je souhaite simplement que mes jambes m’apportent à la ligne d’arrivée, je ne demande rien de plus. Que vous allez bien et que je me rends au bout. Sincèrement, je ne pense pas avoir le temps de revivre ça. Enfin, ça serait vraiment étonnant.


Voilà des propos qui pouvaient la trahir et confirmer une partie de la thèse à Mich, pour un publique avertie à ce genre d’indice évidemment. Pourtant, ces mots ne furent pas laissé en suspens ni dans un vide permettant de les relancer. Vaan venait de faire une boulette avec sa dernière phrase, lui tendant une perche immense pour le taquiner.


-Comme une certaine voisine par exemple? Elle revient souvent sur le sujet la demoiselle, étrangeee.

Un sourire malicieux qui se cache sous la couette, un regard espiègle qui le fixe. Vaan venait de se prendre une vanne d’Intoccabile et une jolie de plus!
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 15:05    Sujet du message: Une valse de chaire mutante sous le chant des sirènes [Mission Vaan]

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