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Un contretemps pas si infructueux !
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Krakapsu


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MessagePosté le: Ven 5 Oct 2012 - 21:10    Sujet du message: Un contretemps pas si infructueux ! Répondre en citant

Je n'eus pas le temps de savoir ce que faisait la demoiselle dans la vie. Une armoire à glace hybride d'une gravure de mode avait descendu l'escalier et en un temps record, flingué un type qui se trouvait sur son chemin, organisé une sorte de tri dans la clientèle du bar clandestin.Certains furent abattus sans autre forme de procès, d'autres évacués, et d'autres laissés tranquille. L'homme, qui semblait connaître Lisbonn, édicta la fermeture prochaine de l'établissement et m'annonça qu'on aller me raccompagner dehors. Il semblait avoir des fiches sur tout le monde et décider un peu arbitrairement qui devait vivre ou mourir. Mais on devait tous mourir un jour ou l'autre et plus vite que prévu quand on dépassait du rang édicté par le gouvernement ou par les gangs et je savais que mon heure pourrait bien arriver un jour où je ne m'y attendrais pas. Ce n'était pas pour ce soir. L'homme carré se montra aimable, presque condescendant envers moi. Mais ce n'était qu'une apparence probablement, tout comme le jeu d'indifférence entre lui et la femme au couteau. Je n'étais pas assez aveugle pour n'avoir pas saisi l'éclair d'excitation et le changement de comportement de Lisbonn. Elle connaissait cet homme. J'en avais la certitude sans pouvoir l'expliquer. D'ailleurs ce la collait bien avec l'aura de danger qui émanait d'elle. Je n'eus pas le temps de me poser trop de questions. De gros bras m'entraînèrent vers la sortie sans réelle violence mais avec un détermination qui étouffait toute velléité de résistance. Alors qu'on me faisait remonter l'escalier que j'avais si élégamment descendu, je l'entendis ensuite vaguement s'adresser à celle avec qui j'avais bu un verre.

Dehors, l'affolement, bien compréhensible, régnait en maître. Des badauds s'agglutinaient, curieux malgré leur crainte, des clients expulsés du bar s'éloignaient d'un pas pressé sans demander leur reste, sans doute trop heureux d'avoir échappé à la mort. Pour ma part, je roulais machinalement entre mes pouces quelques graines oubliées au fond des poches de mon trench coat. Un peu hébété et désorienté, je me sentais frustré d'avoir vu ma conversation avec la mystérieuse Lisbonn écourtée par l'intrusion de ces hommes de mains que je liais sans hésitation aux forces gouvernementales. Sans l'avoir prévu, j'avais frôlé la catastrophe en venant dans ce bar. Moi qui voulait absolument éviter de me faire remarquer, c'était raté. Mon dossier serait sans doute mis à jour avec la mention " traîne dans des endroits clandestins et discute avec des personnes louches". Il valait mieux faire profil bas.

Je me baissai pour refaire le lacet de ma chaussure droite et je sentis un regard pesant sur moi. Un coup d'oeil sur le côté alors que j'étais accroupi, m'informa sur la personne qui me fixait. Lisbonn, appuyée sur le côté d'une limousine noire. Je fis mine de ne pas la voir. Cette femme n'était pas nette et indéniablement liée avec cette escouade de tueurs qui finissait sa razzia à coup de feu, probablement dans le tas, "pour l'exemple" comme il l'avait entendu dire. Je l'avais échappé belle et de peu. Je n'aurai probablement pas autant de chance la prochaine fois. La façade de professeur à la vie rangée ne ferait pas toujours illusion et n'avait rien d'un gilet contre balle perdue. Remontant mon col, je tournai les talons et disparut dans la première rue adjacente au boulevard sur lequel donnait le club." Adios Siniora Lisbonn, hasta la vista! " songeais-je avec un étrange sourire. Je n'aspirais désormais qu' à retrouver la quiétude terne de mon petit appartement modeste et la routine apparente de ma vie d'enseignant. Un petit frisson d'adrénaline, fruit d'une excitation rétrospective me parcourut néanmoins l'épine dorsale. On était irlandais ou pas mais quand on l'était, le goût du danger laissait toujours un arrière goût grisant.
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MessagePosté le: Ven 5 Oct 2012 - 21:10    Sujet du message: Publicité

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Siana
Fondatrice


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Inscrit le: 09 Déc 2011
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MessagePosté le: Sam 6 Oct 2012 - 21:52    Sujet du message: Un contretemps pas si infructueux ! Répondre en citant

Sean O'Grady partit. Je le regardai s'éloigner et je lâchai un long soupire. Un soupire mêlant apaisement mais aussi déception. J'étais déçue de ne pouvoir suivre cet homme et voir de moi-même où il logeait. J'allais donc devoir rentrer à la maison pour la nuit, afin de contacter dès le lendemain, les services de renseignements. Je pouvais tout aussi bien attendre que Ebenezer ait terminé de jouer, afin de voir sur son matériel, le véritable nom de l'irlandais, si celui donné était un leurre, ainsi que son adresse.
Je penchai la tête en arrière et la martelai trois fois contre la carrosserie de la limousine.


- La poisse, lâchai-je finalement.

Je donnai même un coup de poing léger dans la portière. Mon escorte de clone restaient figée sur place. Non pas par la peur de ma réaction. Non. Juste parce qu'ils attendaient un ordre de ma part. Nouveau soupire. Le chauffeur attendait aussi. Les mains sur le volant. Je regardai l'heure. Ebenezer s'amusait encore.


- Fais chier celui-là, toujours à se faire plaisir plutôt que de penser à mon impatience... Toi, tu restes et tu préviens Ebenezer que je rentre chez moi, en haut, ordonnai-je à un clone escorte. Toi, tu montes devant, lançai-je au second clone escorte.

Puis je montai à l'arrière et fis signe au chauffeur de partir. Une fois derrière les vitres teintées, je retirai ma perruque et mes lentilles. Plus besoin de camouflage. Du moins, du camouflage physique. Dans cette voiture de l’Organisation, j'allais vite passer les barrages et rentrer chez moi. En haut. Au fur et à mesure de ma montée vers le niveau 6, je passais de Liz, puis Lizbon à
Lisbeth, aussi connue sous le nom de La Veuve Bonhoeffer, La Bonhoeffer, La "3L" ou encore, La Main noire, suivant les cercles et les milieux.

_________________________________________________________________
Laure Dubois
Clémence Destrées
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:27    Sujet du message: Un contretemps pas si infructueux !

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