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Logement du groupe "Stricosus"
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Gemini


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MessagePosté le: Mer 7 Nov 2012 - 02:09    Sujet du message: Logement du groupe "Stricosus" Répondre en citant

Intoccabile lui sourit un peu et jeta un dernier coup d’œil aux deux comparses avant de remettre son attention complètement sur Vaan.

-Je manque un peu de volonté pour aller faire des loisirs, mais ne te gênes pas là-dessus tu sais? Si tu as envie de les suivres dans leur aventure éventuellement, n'hésites pas. J’ai hâte d’en finir par moment… d’arriver au but de cette grande aventure, ajouta-t-elle machinalement.

Il arrivait par moment que ses mots transcendaient la vérité, comme un aveu plus ou moins formulé. Ce mal être avait une racine bizarre, un peu comme de la mauvaise herbe inconnue : Ce n’était pas un manque de combativité ou de motivation, ID exécutait énergiquement tout ce qu’elle devait faire. Alors? Où était la tumeur au juste? Continuant sur sa lancée, elle ajouta :

-J’ai été en contact avec une entité très ancienne cette nuit, j’ai réussi à contacter Velocet par les anciens réseaux de communication, des fils à la dérision. La plupart son coupé ou arraché, mais avec patience, j’ai réussi à rabouter une part du réseau qui communiquait à Acropolis et de là, j’ai pu parler avec Velocet. J’étais totalement sidérée de pouvoir communiquer à nouveau avec elle, qu’elle fonctionne encore mais surtout de savoir tout ce qu’elle a pu me parler. Elle était inactive en premier temps, je l’ai remise active à distance, un casse-tête qui m’a bien couté plusieurs cachet de migraine.

Une passion s’allumait dans le regard du clone de Maria, l’action appelait celle-ci plus que tout, visiblement. Peut-être se sentait-elle plus vivante dans les missions dangereuses, dans ce quoi elle avait été créé pour?

-Mais avant tout, je vais aller donner mes consignes et brider les yeux de Mich.

================

Mich s’était levé pour aller chercher des vêtements, il n’en avait pas une tonne mais Intoccabile lui avait fourni une bonne trousse de base pour s’habiller et se déguisement. Il ramener toute sorte de fringue plus délinquante ou de style : je suis déchiré et sale, mais je sens bon, que les gosses de riche mettent. En fait, la seule différence avec un vrai mendiant, c’est que les riches peuvent se laver eux, eux et leur vêtement. Pantalon de cuir de moto divers, (dont un qu’Intoccabile avait déchirée dans un tournant trop serré en se sauvant de l’armée), t-shirt de différent milieu, jeans, il y avait un peu de tout mais surtout pour homme. Avec un air d’excuse, il sortit une ceinture qu’elle pourrait utiliser pour ajuster le pantalon trop large, mieux que rien non?

Au même moment Intoccabile revenait à la charge et faisait asseoir Mich d’une poussé du bout du pied derrière le genou. D’une délicatesse légendaire avec celui-ci, elle attrapa une des seringues qui n’avaient pas d’étiquette, dans le fond de la trousse.


-Mich, clone que tu es, un bronzage n’est pas suffisant ni les lentilles. On va te brider les yeux temporairement, l’effet va s’estomper dans la nuit prochaine. Ne bouge pas et je ne te donne pas le choix, je n’ai pas envie de récupérer ta carcasse au bout d’un crochet dans la Boucherie de l’Organisation, suis-je claire?

Lui tenant la tête, doucement mais fermement, elle fit deux petites injections dans le coin des tempes puis une avec une minuscule seringue proche du coin des yeux. La peau de Mich se plissa pour prendre une allure eurasienne : yeux bridé avec une petite allure plus européenne. La transformation ne lui allait pas si mal, bien qu’il fit une grimace.

-Merci de cette charmante attention, Into.

Acquiesçant de manière grave, Into se tourna vers Roxanne :

-N’oubliez pas de choisir des noms strictement fictif, je vous fais vos papiers dans un instant quand vous aurez choisi vos identités. Vous n'utilisez jamais vos vrais noms, même en chuchotant.Les cartes seront bonne jusqu’à demain matin au plus tard, alors revenez dormir, compris?

-Oui maman, dit Mich de manière un peu moqueuse, mais sommes toute sérieuse.

-Bien, je veux savoir mes protégés en sureté, même s’ils vont s’amuser et faire des folies. Je vous fais une carte de crédit chaque avec un montant raisonnable, pas trop d’excès avec cette argent même si elle est piratée.

Avec sa nouvelle mine asiatique, M-1012 fit un autre signe positif du chef pour dissiper les craintes du grand chef.


Dernière édition par Gemini le Mer 7 Nov 2012 - 17:36; édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer 7 Nov 2012 - 02:09    Sujet du message: Publicité

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Siana
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MessagePosté le: Mer 7 Nov 2012 - 09:41    Sujet du message: Logement du groupe "Stricosus" Répondre en citant

La maladresse verbale d'Intoccabile et son isolement soudain me mirent la puce à l'oreille.

- Non non, je reste avec toi. Leur amusement dehors ne me tentent pas du tout. Ici, un jeu de temps en temps, ok. Mais dans les boutiques, c'est pas pour moi. Pour les loisirs, cela fera du bien à tout le monde, je pense. Ils ont eu une bonne idée. Cela fera plaisir à Roxanne en plus. Elle a besoin qu'on lui fasse plaisir, vu ce qu'elle vient de traverser. Je crois que cela sera plus difficile pour elle que pour moi. Personnellement, je n'ai rien perdu en vous rejoignant, Mich et toi. Je savais déjà pour les mensonges de la société. Je n'avais personne. Elle, elle a été frappée par tout ça, d'un coup. Elle perd ses repères et ses croyances, sa famille qui en plus, prend un autre visage... Je crois que je ferai l'effort de jouer avec eux le soir. Au moins pour Roxanne. Pas toi ? Après tout, j'ai décidé de t'écouter et faire un effort d'attention avec elle, en mettant mon cerveau sur pause.

La conversation reprit vite une orientation purement Stricosus. Je découvris ce qu'elle avait fait durant notre nuit réparatrice, à Mich, Roxanne et moi.

- Cela fera l'affaire Mich-Mich,
entendis-je derrière nous.

Roxanne venait de saisir la ceinture proposée par Mich. J'allais demander plus d'information à Into sur sa nuit à travailler mais elle s'éloigna pour finir le déguisement de Mich, avec une délicatesse digne... digne d'Intoccabile !

Maintenant, il était bien assorti à Roxanne. Ce qui la fit rire, puis applaudir. Ils durent alors choisir de nouvelles identités.


- Il leur faudrait quelque chose avec un nom de famille commun, ce sera plus facile à retenir non ? Ils ont le look des jeunes des niveaux 6.


- Choisissez je me moque du nom que vous me donnerez,
dit Roxanne en se précipitant sur les vêtements.

Son petit haut rose et la ceinture posée sur l'épaule, elle fouinait, des étoiles dans les yeux. Elle et les vêtements : une grande histoire d'amour. Mich avait un avant-gout de ce qui l'attendait dans les magasins. Une Roxanne surexcitée par une fouille dans des vêtements ou toutes choses pouvant s'acheter. Voire devant toutes choses qui l'attirait. Elle sortit deux choses du tas de vieux tissu et les brandit devant tout le monde. Dans une main, un vieux blue jean délavé, avec un énorme trou dans le bas d'une jambe et une déchirure devant le genoux de l'autre jambe. Bien évidemment, il était trop grand pour elle. Dans l'autre, un vieux T-shirt à manches longues, au bas brûlé. Elle prit une paire de ciseaux dans la trousse et la leva à côté des deux vêtements, sous nos yeux à tous.

- Je peux couper ? hein ? je peux ?

Vu l'état du pantalon et du haut, il y avait fort à parier que leur destination initiale était la poubelle et non Roxanne.

- Je pense pas que Mich t'en tienne rigueur si tu découpes deux de ses vieux vêtements, dis-je avec amusement face à sa vivacité. N'est-ce pas Mi...

Je n'eus le temps de terminer ma phrase que j'entendis des grands et méticuleux coups de ciseaux. Je vis alors Roxanne couper les deux jambes du pantalon, pour un faire un petit short. Le haut eut les bras coupés. Puis, tout en lâchant un "woo woo", Roxanne s'élança dans sa chambre et s'y enferma.

- Elle est terrible ce matin, lâchai-je dans un soupire d'épuisement et en me laissant tomber sur une chaise. Voyez ce que j'endure depuis deux ans, ajoutai-je en souriant.

Elle réapparut avec le short sur les fesses, tenu par la ceinture, son petit haut rose et les manches sur les jambes, comme s'il s'agissait de chaussettes montantes. Sur ses petites jambes, les manches lui arrivaient à mi-cuisse. Aux pieds, elle portait sa paire de chaussure noire (style converse). Surement la seule qu'elle avait pu prendre avec elle, avant que son appartement et sa collection de chaussure ne partent en fumée.


- Tada ! s'exclama-t-elle, les bras levés et en faisant un saut au milieu de Mich, Into et moi.

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MessagePosté le: Mer 7 Nov 2012 - 19:33    Sujet du message: Logement du groupe "Stricosus" Répondre en citant

La mine sérieuse, probablement en train d’élaborer les noms fictifs, Intoccabile fit signe à Vaan de la suivre pour cette étape. Son regard azur se perdait dans la réflexion, sa main frottant son visage fatigué, ou le chiffre 4? Elle lui sourit un peu chemin, néanmoins, était-elle consciente de l’inquiétude qu’elle pouvait créer? Si oui, pourquoi n’abordait-elle pas le sujet? Elle n’osait pas ouvrir la boîte de pandore peut-être. Avec assurance, elle entra dans son antre, laissant la porte ouvert derrière elle mais fermant la porte de sa chambre au passage.

-Tu peux prendre la boîte là-bas, j’ai un lot d’ancienne fausse identité, nous pouvons faire un mixte. Je vais hacker le système pour mettre en activité momentanément ces identités.

Ouvrant le terminal, elle eut un léger moment de silence.

-Je vais jouer le soir, oui, je serais bien terrible de ne pas le faire après tout, ils vont y mettre de l’effort qui plus est.

Intoccabile ne souhaitait pas spécialement que l’on s’attache à elle et elle souhaitait encore moins que la différence entre elle et Maria en termes de caractère ou de trait plus particulier soient identifiés. Maria devait apaiser toute douleur qu’elle ferait advenir. Mais de là à être une sauvage asociale? Non, elle ne pouvait pas complètement les repousser d’elle. C’était trop loin de sa personnalité. Ses mains se baladaient sur l’écran alors que Vaan lui trouvaient des noms et celle-ci engageait la création des cartes sans attendre ainsi que des cartes remplit d’un montant de crédit. Son esprit cependant, vagabondait depuis qu’elle s’était échappée il y a un instant plus tôt. La boucherie de l’Organisation lui revenait en tête comme un taureau revenait à la charge devant le rouge. Cet endroit était le pandémonium d’un de ses cauchemars et bien une des réalisations les plus horribles que le Président avait créé depuis que les Stricosus avaient échoué. Cette viande, elle était issue…de…

Horrible coup de fatigue, elle pâlit d’une traite : trop de travail, trop d’angoisse et pas assez de sommeil.

Une fois les cartes terminées, elle les déposa sur le bureau entre elle et Vaan.

-Tu peux aller leur porter? Je reste ici un instant, laisses-les aller, ça ira.

Elle savait qu’elle ne semblait pas du tout dans son assiette, blême comme un drap, mais elle voulait laisser les deux aller dans toute l’insouciance possible.

============

Pendant ce temps, Mich, les yeux grands ouverts, avait regardé la tornade aller dans tous les sens, saccager un des vieux jeans et revenir à l’assaut. Les deux autres s’étaient esquivé pour les besoins tactique et lui était resté attendre sa compagne d’aventure de magasinage. Bon, certes, il se doutait qu’il allait se faire trainer dans tous les sens et revenir complètement épuisé, mais il se disait aussi qu’il allait tenter de modérer celle-ci, ils ne sortaient pas pour faire du shopping de vêtement mais bien pour des loisirs! Quoique, il n’allait pas l’empêcher d’acheter une vêtement ou deux pour se faire plaisir ainsi que des vêtements pratique pour les futures missions qu’elle prendrait part. (Il se doutait qu’elle n’aimerait pas trop le genre de vêtement pour les missions, elle devrait s’y faire pourtant!)

-Bravo, très belle improvisation de vêtement avec mes guenilles.

Il rit devant son air de triomphe.

-Je me demande quel nom ils vont nous piger.

Il se tâta un peu le coin des yeux, c’est que ça tirait.

-Ah, quelle torture ce truc dans les paupières!
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MessagePosté le: Mer 7 Nov 2012 - 21:15    Sujet du message: Logement du groupe "Stricosus" Répondre en citant

Je suivis Intoccabile en silence. Son état m'inquiétait. C'était un des raisons de mon refus de sortir. Je comptais bien en parler à Mich à son retour de promenade. A peine chez elle, qu'elle s'attela à préparer les cartes d'identité. Puis elle annonça quelque chose qui me fit plaisir : il se joindrait à nous pour jouer.

- Oui, je compte aussi faire un effort, dis-je, même si mon effort allait être minime comparé au sien. Ils ont l'air de bien s'amuser en tout cas. Pour les noms, que penses-tu de Soni Akita et Toshiba Abe. Je t'épargne l'histoire qui accompagne ces deux noms, qui sont la combinaison de quatre autres noms. Je vais plutôt la raconter ce soir, quand ils rentreront. Ils vont être surpris.

Elle s'activait pour faire les cartes et m'envoya les porter. Qu'allait-elle faire ensuite ? Travailler ? J'avais plutôt l'impression qu'elle n'allait pas rire ou sourire.

Je retournai donc dans la salle commune où je vis Roxanne s'énerver encore plus qu'elle ne l'était. Et Mich regardait, sans rien dire ! Il ne savait pas ce qui allait l'en couter de ne pas la freiner un peu.

- J'ai vos nouvelles identités, dis-je en montrant les cartes. Tenez, mademoiselle Soni Akita et monsieur Toshiba Abe, ajoutai-je en leur tendant les cartes. Vous avez votre argent de poche dessus.

- Mich s'habille et on décolle ! s'exclama Roxanne en saisissant sa carte afin de l'examiner. So.ni... A.ki.ta.... facile à retenir !

- Toshiba, c'est Toshiba, rectifiai-je.

- Ouais ouais, grommela-t-elle en tournant et retournant la carte dans tous les sens. Je serai prudente, t'inquiète pas, souffla-t-elle en détachant ses yeux de la carte et en me fixant. Tu t'inquiètes pour moi ?

Elle me sourit et s'avança vers moi pour se jeter à mon cou. Je fronçai les sourcils et grimaçai. Elle mettait tout son poids sur moi, en se suspendant à mon cou. J'avais encore un peu mal à la tête. Mais là, elle venait de me secouer comme un oreiller.

- Doucement s'il te plait, quémandai-je en passant mes bras autour d'elle. J'ai encore un peu mal à la nuque.

Elle me lâcha et poussa un "ho" de pitié, un "ho" comme si j'étais à l'agonie. Puis elle me poussa vers le canapé.

- Dans ce cas, repos Vaan et quand on rentre, je m'occupe de toi ! Tu vas voir... je vais utiliser mes crédits avec intelligence. Tu veux que je te rapporte un gâteau ? Tu aimes les gâteaux avec le glaçage violet. Tu en veux ? Tu veux autre chose ?

- Du repos oui.

Elle me poussa sur le canapé et retourna vers Mich pour lui tendre sa sélection de vêtement. Puis elle le somma de se dépêcher.


- Aller Mi.. Toshiba !

Et elle éclata de rire.

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MessagePosté le: Mer 7 Nov 2012 - 21:48    Sujet du message: Logement du groupe "Stricosus" Répondre en citant

Pendant un moment, Intoccabile regrettait pratiquement que la maison soit si pleine. Il était difficile de rester un pilier solide. Elle s’assit au sol un moment pour décanter, le cœur au bord des lèvres en songeant aux immondices qu’elle avait trouvé le premier mois de son arrivé : la culture de mutant pour les manger. Les viandes vendues sous vide étaient issue de bête affreuse à mi chemin entre l’homme et la bête que les scientifiques reproduisaient entre elles. Malheureusement, même si certaines de ces bêtes ne ressemblaient plus du tout à un humain, certains regard parmi ces centaines de paire d’yeux l’avaient scruté avec un regard drôlement lucide. Certaines de ces créatures, née dans le complexe d’élevage, bien après la phase de recherche sur les mutants, naissaient conscient. L’une d’elle avait « parlé », l’une d’elle avait tant bien que mal appelé « à l’aide » d’une voix écorchée et désincarné. Il y avait des enfants et des gens dans ces corps déformés, loin de l’humain. Comment avaient-ils appris à parler? Probablement en écoutant les gens qui les tue, les éleveurs, échanger entre eux.

Intoccabile s’assit finalement contre le mur pour se recroqueviller en boule. Tout ça avançait, elle avait contacté Velocet, mais ça n’allait pas assez vite. Trop de temps, trop de meurtre, trop de sacrifice arrivait encore tous les jours alors qu’elle en était parfaitement et constamment consciente. Son cerveau à haute capacité calculait inlassablement, sans jamais s’arrêter, le lot potentiel de victime et de souffrance qui grandissait dans Metropolis à chaque secondes d’inaction qu’elle laissait derrière elle. Ses genoux contre elle, serré très fort, elle se mit à pleurer en silence. Elle craquait une fois de plus sous la pression sans avoir barré la porte, mais elle n’y pensait plus. Un lot de victime la regardait dans son esprit, tout un peuple attendait d’être libéré et tout un peuple avait périt pour qu’elle s’acquitte de sa tâche. Trop lent, toujours trop lent et elle ne faisait jamais assez. Elle aurait tout donné pour que le lendemain même la souffrance s’arrête autour d’elle, que ce cauchemar du présent cesse. Elle aurait tout donné pour retourner dans le passé et éviter la dérape encore plus immonde que Metropolis avait pris. Elle resta ainsi en boule sur elle-même, en état de dépassement ou peut-être de trauma qui part et revient.


==============

Prenant sa carte, Mich regarda sa nouvelle identité : Monsieur Abe, Toshiba Abe. Quel drôle de nom! Ça lui disait un truc, vaguement, mais à savoir quoi, il ne le savait pas exactement. Vaan allait pouvoir leur en parler le soir même à leur retour, ce qui serait très intéressant.

-C’est bon, on sera sage, je vais aller me changer.

Il laissa un moment le duo rouge pour aller enfilé les vêtements qu’elle avait sélectionné à son intention, la mode ou le genre n’étant pas trop son style : Il avait trop longtemps porté un uniforme, à croire qu’il avait perdu la créativité de s’habiller autrement! À son retour, il vit une Roxanne au cou de Vaan et retint de toutes ses forces un jeu de sourcil taquin. C’est le genre de blague qu’il devait faire à Roxanne et non à Vaan histoire de ne pas effaroucher le « gibier ».

-Nous serons très bien, ne t’en fais pas et reposes-toi.

Le regard inquisiteur de Mich scanna un instant les alentours, voyant que ID manquait. Il jeta un regard sous-entendu à Vaan, subtilement, en arrière de l’épaule de Roxanne, puis il sourit à celle-ci.

-Viens, on va prendre une des motos et monter, tu pourras t’agripper, on va en prendre une à deux place, ça te va?

Joignant l’action à ses mots, il ouvrit la porte à Roxanne.
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MessagePosté le: Mer 7 Nov 2012 - 22:17    Sujet du message: Logement du groupe "Stricosus" Répondre en citant

Mich était revenu et il invita Roxanne à le suivre.
Moi ? J'étais avachi dans le canapé, je regardai Roxanne me déballer son speech. Je n'écoutai rien. En réalité, je ne comprenais rien. Elle parlait si vite. Comme toujours. J'essayai de suivre. Mais j'étais omnibulé par Intoccabile et son étrange attitude. Je me redressai, ou du moins essayais, puisque Roxanne me plaquait contre le dossier en appuyant ses mains contre mon torse.


- Dodo Vaan.

- Oui oui...

Elle m'embrassa sur la joue et partit avec Mich en s’extasiant devant la possibilité de faire de la moto. A peine eurent-ils pris le monte-charge que je me précipitai dans les appartements d'Intoccabile. Elle avait bien dis que je pouvais entrer ? Je n'étais plus trop certain. Qu'importe, il fallait que je m'assure que tout allait bien. Alors je passai ma main sur le capteur pour ouvrir. J'entrai et la trouvai recroquevillée non loin de l'endroit où je l'avais laissé pour apporter les cartes aux deux promeneurs.

- Into !? m’exclamai-je en me précipitant vers elle.

Je m'accroupis et vis sa tristesse. Je m'assis à côté d'elle et la pris dans mes bras, comme elle l'avait fait quand j'avais ouvert le médaillon et découvert son visage. Quand j'avais trouvé ce que je cherchai. Je la berçais presque comme un enfant. Qui était la maman maintenant ?


- Tu nous écoutes. Laisses-nous t'écouter, laisse-moi t'écouter, lui dis-je afin de l'inciter à me parler.

=========================================

- Une moto ?! m’enthousiasmai-je en suivant Mikael de près. Une grosse ? Quelle couleur ? Elle fait du bruit quand on l'utilise ? Ha une moto ! On va faire biker ! Toshiba... Toshiba... Faut que je m'entraine ! Toshiba...

Je ne tenais plus en place. Dans le monte-charge, je tournai en rond, sous les yeux de Mikael.

- C'est excitant de sortir sous le nez et à la barbe de tout le monde ! déguisés ! J'ai l'impression de faire des choses interdites. C'est génial ! Quand tu dis une des motos... y en a plusieurs ? Je pourrai apprendre à conduire ? hein Mikael hein ?!

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MessagePosté le: Jeu 8 Nov 2012 - 00:21    Sujet du message: Logement du groupe "Stricosus" Répondre en citant

Intoccabile n’était pas tout à fait dans un état normal, le regard perdu et affolé, les dents qui claquent un peu : elle semblait vivre une terreur sans nom. Des larmes coulaient de manière passive et on être recroquevillé, bien qu’enlacé, semblait trembler comme s’il avait froid. La présence de Vaan ne sembla pas tout de suite être réalisée par celle-ci. La crise dura un bon moment, sa respiration était étranglé par des sanglots absent, son être semblait vide de tout et remplit de peur. Pourtant, comme un lion en cage, il y avait une volonté en elle de se ressaisir qui semblait parfois vouloir prendre le dessus comme si son corps se secouait et il fallait dire que faire une étreinte à Intoccabile dans un tel état pouvait s’avérer sportif, sa force de clone, mal contrôlé, donnait toute une ampleur ses petits spasmes.

Ses mains se serrèrent fort, très fort, voir un peu trop fort et bientôt, comme si la peur et la rage se combattait dans un esprit qui n’arrivait plus à connecter à la réalité entièrement, son corps se détendit soudainement, ses mains s’ouvrant mollement marqué et légèrement blessé à la paume. La paume n’avait pas seulement une série de cicatrices d’ongles, ces crises arrivaient probablement relativement fréquemment, sa psyché, plus que jamais, semblait à la fois l’étoile, mais aussi une image brisé de l’étoile, rongée par Metropolis. N’est-ce pas la réalité de Metropolis? Toute belle chose qui existe fini par être brisée et Maria Stricosus l’était à sa manière. Pas entièrement, sinon il n’y aurait pas eu la reprise sur elle-même. Son être ramollît, le front parsemé de sueur froide et haletante, elle était appuyée contre Vaan. D’un souffle incertain, comme si elle venait de manquer la situation précédente, elle murmura :

-Vaan..?

Son regard azur exagéré par la rougeur du blanc de ses yeux, elle le regardait. Le bleu semblait presque irradier ainsi entouré des veinures d’irritation par les larmes. Ses yeux se baissèrent ensuite vers ses mains ensanglanté et ses épaules éprouvèrent un léger sursaut. Elle resta en silence un moment, elle n’avait rien de particulier à dire. Consciente de ses crises, elle en gardait toujours un souvenir confus : son système d’adaptation n’encaissait pas le choc. ID ne porta pas plus d’attention que ça à ses blessures, se sentant à l’instant dans une sorte d’état qui s’approchait d’une forte « dépersonnalisation ». Pas encore tout à fait là, elle eut au moins la conscience de refermer ses mains sur sarrau pour ne pas indisposer Vaan de la vue carmine. D’ailleurs, elle ressentait l’envie express de l’éloigner et de la rassurer à la fois. Son front se plissa dans une expression de confusion, c’était comme vivre en partageant son esprit entre deux avis tout en étant parfaitement soi-même. Elle ouvrit la bouche quelques fois pour parler, son regard clignant un peu plus de temps en temps, démontrant que son système cognitif reprenait le dessus : Elle recommençait à réfléchir de manière lucide mais…

-Étais-je encore exposée à des radiations dans mon bureau? Est-ce qu’une de mes expériences ont mal tourné?


Elle ne semblait plus tout à fait consciente du moment tout juste passé.
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MessagePosté le: Jeu 8 Nov 2012 - 15:12    Sujet du message: Logement du groupe "Stricosus" Répondre en citant

Je fronçai les sourcils en voyant les cicatrices et le creux des mains blessés. Depuis combien de temps était-elle ainsi ? Depuis quand durait ces crises ? Mich n'avait vu que la partie visible de l'iceberg. Je la fixais avec attention. Mon côté médecin prenait le dessus sur l'ami et le Stricosus que j'étais. 

Son état m'était familier. Il avait consisté en une grande part de ma dernière année d'étude. La part qui concernait l'urgentiste lui-même et non les patients. Celle qui nous apprenait à surmonter les horreurs que nous pouvions voir. Celle à comprendre les troubles de stress post-traumatique. Cette part du cursus que j'avais suivi nous permettait aussi de comprendre et aider les personnes qui nous devions secourir. Je ne l'avais jamais mis en pratique. Me voilà prêt à le faire.

Je me souvenais parfaitement du cours introductif au chapitre du trouble de stress post-traumatique. Je m'en souvenais parfaitement, comme chacun des cours que j'avais suivi. Je m'en souvenais au mot près.


Assis au fond de l'amphithéâtre, sans crayon et sans papier, j'écoutai attentivement le cours. Je squattais les fond d'amphi, cela corroborait ma stratégie d'être brillant intérieurement mais de ne montrer qu'une infime partie de mes capacités. Stratégie paternelle qui portait ses fruits. Je devais être le seul à ne rien noter. Pas besoin. Je retenais tout. La médecine, je l'avais dans le sang, c'était de famille.

Au premier rang, je pouvais voir Marshall. Sur l'estrade, le prof faisait son speech sur les symptômes.


- Trois classes à retenir impérativement. L'intrusion, avec flashback, cauchemars, crises d'angoisse. L'évitement, caractérisé par le déni inconscient de l'origine du trouble. Et l’hyper-stimulation, repérable par des insomnies, de hypovigilance, l'impression de ne jamais être en sécurité... 

Le prof continuait. Je buvais ses paroles.

- ... l'évitement se divise lui-même en quatre catégories...

Ce fut ainsi pendant tout le cours. 

- ... l'isolement, le besoin de se détacher et de ne pas s'attacher à autrui, besoin avide de travailler et rejet de toutes formes de satisfaction des plaisirs et des envies. Et aussi, n'oubliez pas ce dernier point. Il vous concerne vous, futurs médecins, infirmiers, urgentistes... C'est l'attrait pour le danger, le risque, frôler la mort, se mettre en danger... Prenons l'exemple d'un urgentiste subissant un TSPT : il mettra sa vie en danger de façon délibérée pour faire son job, alors qu'un urgentiste en bonne santé préfèrera appeler des renforts plutôt que se jeter seul, sans prévenir ses collègues, dans une maison sur le point de s’effondrer... alors que celle-ci est probablement vide et déjà fouillée...

Je connaissais peu Intoccabile. Mais du peu que j'avais vu, j'étais certain qu'elle était atteinte de ce trouble. Il y avait beaucoup trop de symptômes pour que cela ne put relever du hasard. Symptômes vus de mes propres yeux ou révélés par Mich :
Les plaisirs, comme le jeu pour se détendre, étaient délaissés.
L'isolement social. Du peu que j'avais vu, elle semblait vivre en hermite dans ses appartements.
Altération de la perception de soi, elle ne se voyait que comme un outil pour Maria. Sentiments permanents de honte (de sa nature clonique utilitaire ?) et un sentiment de vide, visible dans ses yeux tout à l'heure, lorsqu'elle scrutait l'extérieur.
Sa conscience était perturbait, je venais de le voir de mes propres yeux, à l'instant même. Elle vivait de véritable dépersonnalisation, son esprit se déconnectait lors d'épisode dissociatifs. Des épisodes faisant remontrer les cauchemars.
Et enfin, le pire de tous : l'atteinte à sa propre vie.
Elle se mettait dans des situations périlleuses alors qu'aucune vie ne fut en danger, aucune à part la sienne. Comme ce fut le cas lors de la mission, pour aller chercher une hache. Une simple hache. Une attitude digne des tendances suicidaires. Mich m'avait prévenu. Je l'avais cru. Maintenant, j'en étais convaincu.

Et encore, s'il n'y avait que cela. Je mettais ma main à couper qu'elle cachait d'autre symptômes.

Pour l'aider, il n'y avait que la parole. Il lui fallait parler. Seulement, pour cela, ce devait être elle, la bavarde. Et non moi, en endossant un costume "d'extracteur de vers du nez". L'écouter pour l'aider. C'était la seule solution. Le soutien psychologique, l'aider à trainer son boulet. Son bagage lourd. Son passager noir.

- Non Into. Pas d'accident. Viens avec moi, je vais soigner tes mains. Pas la peine de me les cacher, un médecin a un radar à bobo, dis-je en lui souriant et en essuyant une larme.

La sortir de cette état devait venir d'elle-même. La forcer serait la braquer. Alors il me vint une idée. Je me relevai et fis face à elle, qui était toujours assise par terre. Toujours en lui souriant chaleureusement, de mon habituel sourire sympathique et enthousiaste, je lui tendis mes deux mains. J'attendis qu'elle s'en saisisse d'elle-même. Si elle le faisait, cela signifiait pour moi qu'elle faisait un pas vers l'ouverture de soi. Vers la parole. Vers la confiance en un soutien certain. Si elle refusait et se levait seule, les choses allaient être plus ardue.

- Viens, un thé bien chaud au salon s'impose. En plus, j'aimerai te présenter à quelqu'un.

L'amener à parler en partant d'un sujet anodin. Voilà mon idée. La mettre en confiance, lui montrer qu'il était aisé de s'ouvrir, et l'inciter à faire de même, sans avoir à lui dire clairement "raconte-moi tout".

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MessagePosté le: Lun 12 Nov 2012 - 16:57    Sujet du message: Logement du groupe "Stricosus" Répondre en citant

Se relevant, elle fit le geste machinal de prendre son propre pouls. Son regard glissa furtivement vers sa chambre pour revenir à Vaan, toujours légèrement confus visiblement. Elle avait encore la présence de vérifier son propre état ou encore de s’étudier, comme si un part du mal était inconscient.

-Oh, c’était d’avantage pour faire pression je crois, les médecins ont des réflexes malgré tout, dit-elle en gardant ses mains pressé contre son sarrau.

Détachant les mains de ses vêtements, elle fit le geste instinctif de prendre les mains, mais les plaies dans ses paumes lui rappelèrent qu’il ne fallait pas exagérer non-plus.

-C’est gentil de me tendre la main pour me lever, mais avec les blessures dans mes paumes, je ne suis pas masochiste disons, je vais éviter que ça me fasse mal pour rien.

Il était vrai qu’il était mieux de mettre une pression que de laisser la main ainsi à l’air et le sang s’évider même si la blessure est petite. Ses yeux clignaient encore un peu quand elle se levait d’elle-même pour le suivre puisque forcer avec les mains n’étaient pas la meilleure option actuellement. Il lui proposait un thé et de la présenter à une personne? Étrange, elle savait qu’il ne pouvait y avoir personne ici.

-Une personne? Vaan, nous avons passé l’âge des jeux imaginaires, nous sommes seuls ici.

Sa touche pour rire dans les moments sombre était de retour, elle était sincère, comme la ruine d’une personnalité qui avait jadis toujours tenté de se tenir debout dans la noirceur la plus dense. Était-ce là la provenance de son surnom, « l’étoile », la petite lumière qui vrille dans la noirceur, qui survit. Pourtant, elle semblait réellement absente, comme si elle contemplait à la troisième personne l’environnement et le déroulement actuel.

-Ciel, j’ai mal au cœur, j’ai l’impression d’avoir été irradiée. Je dois m’asseoir, tu m’excuseras, il me faut encore un moment.

Elle prit place dans un des sièges de courtoisie à l’entré de son logement.

-Nous parlions de Velocet je crois? Ah, attend, que voulais-tu me montrer?

Comme le voulait ce mal, son esprit cherchait instinctivement de changer de sujet.
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MessagePosté le: Lun 12 Nov 2012 - 18:35    Sujet du message: Logement du groupe "Stricosus" Répondre en citant

Je me penchai pour lui proposer mon bras. Elle ne voulait pas se faire mal aux mains. Ce qui était compréhensible. Alors je lui proposai d’accrocher son bras au mieux.

- Je vais t'aide à te relever. Va doucement. Tu n'as pas été irradiée. Tu as plutôt eu un petit truc comme Mich tout à l'heure. Et comme tu l'as eu lors de notre chasse aux mutants.

Finalement, elle se hissa seule et s'installa dans un fauteuil. Elle allait parler de Velocet. Tsss. Encore le travail. La fuite en avant. Elle était coriace, j'allais avoir du travail avec elle. Je m'assis dans un fauteuil à côté d'elle et pris volontairement un moue boudeuse lorsqu'elle me répliqua qu'il n'y avait que nous deux. La tête un peu baissée, je marmonnai :

- En fait, je tentais l'humour pour te parler de ma mère, mais bon... il semblerait que j'ai fais un flop. J'avais envie de te parler d'elle.

Je relevai les yeux et la regardai avec sérieux.

- Je voulais partager avec toi mon plus beau trésor. Tout juste sauvé de l'incendie. Cela m'aurait fait plaisir de partager quelques souvenirs avec toi autour d'un bon thé. N'est-ce pas ce que tu voulais ? Mieux me connaitre ?

Tout était bon pour la détourner de Velocet et surtout : du travail et de l'isolement.

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:30    Sujet du message: Logement du groupe "Stricosus"

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