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Logement du groupe "Stricosus"
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Gemini


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MessagePosté le: Mar 31 Juil 2012 - 03:54    Sujet du message: Logement du groupe "Stricosus" Répondre en citant


Zone grise: Aile d'Into, Zone rouge: section à Roxanne, Zone Bleu: Section à Vaan et Zone Verte: Section à Mich



1-Ascenceurs brisés et monte charge au centre
2-Salle d'eau commune: toilette et évier
3- Salle commune: divan, divan-lit, sofa, chaise, télévision, table de salon, etc
4- Salle vide au choix de Roxanne (salle d'art?)
5- Séjour à Roxanne
6-Chambre de Roxanne
7-Salle de bain à Roxanne
8-Chambre à Mich
9-Salle d'entrainement et armement à Mich
10-Salle de bain à Mich
11-Chambre à Into
12-Séjour à Into
13-Salle de bain à Into
14-Serveurs et outils de piratage, outils électronique divers dans des étagères industrielles
15-Endroit de lecture à Into
16-Salle de soin, opération, expérience et développement à Into
17-Bureau à Into
18- Salle de bain à Vaan
19-Chambre à Vaan
20- Bibliothèque médicale à Vaan
21-Salle de médecine à Vaan
22- Cuisine commune


Dernière édition par Gemini le Mar 23 Oct 2012 - 05:47; édité 3 fois
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MessagePosté le: Mar 31 Juil 2012 - 03:54    Sujet du message: Publicité

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Gemini


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MessagePosté le: Mar 31 Juil 2012 - 03:59    Sujet du message: Logement du groupe "Stricosus" Répondre en citant

Jour 4
Matin




Assit dans un des monorails qui avait succédé depuis le début de la journée, M-1012 fixait devant lui avec un air hagard. Il se sentait vide tout à tout, une sensation auquel il n’avait pas porté attention. Sa main parcouru le dessus de sa veste d’un air absente, touchant ses bandages à travers ceux-ci. C’est alors que son cellulaire sonna, il était seul dans son wagon qui partait pour les quartiers pauvres. Clignant un peu des yeux, il répondit à la voix artificielle qu’il connaissait si bien.

-Bonjour, comment vas-tu chef?

La voix d’ID se fit entendre avec une légère teinte inquiète, peut-être amusé aussi.

-C’est moi qui devrait te poser la question, tu as dormi où? Ton charme a fait tomber un autre cœur peut-être?

-Pitié, laisse la brave fille de l’orphelinat hors de ça, elle était simplement sous le choc.

- Écoute, Ithaqua aurait peut-être un boulot pour toi ce midi et moi aussi, nous avons une faveur à te demander. Je risque de rentrer la compétition et j’ai besoin d’une expertise militaire pour diriger les opérations au cas que ça tourne au vinaigre. Je peux le faire, mais tu occasionnes beaucoup moins de dommage. Tu serais d’accord?

-Bien entendu, je ne te refuserais rien, bien que participer à cette compétition me semble un peu hors propos comparé au reste. Non?

-Ils ont besoin d’espoir après ce qui s’est passé à l’Orphelinat.

-Si tu veux que je tienne la route, il faudra peut-être accélérer ma guérison.


Un silence suivit ces paroles, ID réfléchissait, pesait les mots.

-C’est une méthode dangereuse, je n’ai pas encore le matériel adéquat pour ça.

-Si je reste ainsi, le prochain assaut, j’y passe. Hors de question que tu m’écartes du plan maintenant que je sais. Tu es au pied du mur.

-Tu es encore et toujours une tête de mule.

-Je vais le prendre comme un compliment si tu fais référence à l’original. Écoute… parlant de ça. Je me sens un peu déséquilibré, sérieusement. Je me fais hanter activement, je fatigue. Suis-je en train de devenir Schizophrène? Je veux dire, je vois une fille rousse partout.

Un autre silence suivit, la voix d’ID, bien qu’artificielle, se teinta de mélancolie.

-Je ne me sens pas en position de t’en parler d’avantage Mikael, il faut que tu le découvres à petit feu.

-Ça fera mal c’est ça?

-Je penses bien.

-Je m’en doutais, va. Il n’y a rien de donné en ce monde.

-Qu’est-ce qui t’a piqué? Tu es en colère?
Demanda ID.

-Je ne sais pas, je crois que j’ai un coup de bleu, peut-être de tristesse.

-Pourquoi?
Continua ID avec surprise.

-Longue histoire, j’ai rencontré une personne qui m’a fait une drôle d’impression aujourd’hui. Beaucoup de souvenir en lien avec la femme rousse.

-Bon... On se retrouve à mon laboratoire tout à l’heure et ensuite on va régler nos comptes pour le festival?

-D‘accord, à tout à l’heure, termina Mikael.

Et ID raccrocha.

Descendant du monorail, il progressa dans le quartier pauvre animé par les festivités. Les choses allaient bon train, mais il fallait dire que le festival aidait à la chose. Le moral avait remonté un peu, les gens exhibaient leur combattant mécanique et les paris s’élevaient. Une fillette fonça même dans les jambes de M-1012 qui se pencha pour la relever quand elle culbuta à terre. Après lui avoir tapoté le dessus de la tête, il reprit sa route pour arriver devant un bâtiment plutôt isolé. Il fit son chemin vers l’intérieur après avoir ouvert la porte avec la clé et monta trois étages pour pénétrer son logis. Petit, il était formé de deux pièces : chambre et salle de bain. En quelques pas il traversa sa chambre pour rentrer dans la salle de bain qui était dans un état franchement acceptable pour le quartier pauvre : propre et fonctionnelle. Bon, pour le propre, il avait frotté fort, mais le reste ça allait. Il sortit la bouteille bleu de sa veste et commença à enlever tout ça, il se fixait lui-même dans le miroir pendant l’opération de manière stoïque. Il redevenait un clone. L’envie express de prendre une lame et de se défigurer pour ne plus ressembler à un clone lui effleurer l’esprit mais il ne le fit pas. Il était juste de mauvais poil, il devait laisser couler. Cette fichue main revenait comme une empreinte invisible sur son épaule, il murmura :

-Laisses-moi, je n’ai rien pour toi, laisses-moi s’il te plaît… Laisses-moi…

Sa prothèse entre les mains, il la déposa sur le rebord pour s’accroupir et enfouir sa tête entre ses mains. Son crâne lui faisait un mal de chien, si mal. Tout devînt noir jusqu’à ce qu’une main lui bouge lentement l’épaule. ID était penché au dessus de lui, il était affaissé sur le plancher de sa propre salle de bain.


Dernière édition par Gemini le Mer 1 Aoû 2012 - 13:02; édité 3 fois
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MessagePosté le: Mer 1 Aoû 2012 - 03:49    Sujet du message: Logement du groupe "Stricosus" Répondre en citant

-Après l'évènement plus haut, dans le laboratoire secret de ID, quelque part en Metropolis-

La vibration de la machine dans laquelle il reposait lui faisait songer à celle d’une voiture, M-1012 planait dans son esprit. Effet de la mémoire résiduelle ou encore un effet des narcotiques qu’ID lui avait injecté avant de l’installer dans cette horreur qui se préparerait à régénérer ses tissus? Une question qui allait rester sans réponse, l’esprit de Mikael eut l’impression de passer une barrière d’eau, comme s’il arrivait enfin à la surface de la réalité ou plus profond encore dans son esprit troublé par le passé. La vibration similaire à celle de l’automobile s’accentua lorsque le son d’un moteur se joignit au tout. Il était couché à l’arrière d’une voiture sur la banquette arrière, deux femmes étaient assises à l’avant. Celle qui conduisait avait les cheveux noirs de jais, un peu bouclé et dans le rétroviseur il pouvait voir ce regard bleu… bleu Azur. Auprès d’elle était assise une femme qui se retournait fréquemment, cette fameuse femme rousse, elle avait un air inquiet, beaucoup de sang sur sa chemise blanche. Pas le siens à elle, non, une drôle d’impression lui disait que c’étais le sien à lui. Il avait le chic pour repeindre les gens avec son liquide vital, il l’avait toujours eu du plus loin que sa "psyché double" se souvienne.

-Il va survire Maria??? Il a l’air mal en point, on devrait arrêter au cas qu’il y passe.

-Fais-moi confiance Ali, ça ira.

Derrière cet air angélique, ces yeux bleus vif, une conductrice plutôt audacieuse se cachait. Ils filaient à toute allure, que fuyaient-ils? Un petit bruit aigu frappait parfois l’auto… l’auto blindé. Des balles... Ils tentaient de s'échapper dans des rues sillonnante d'Acropolis. La guerre, c’est vrai. Ils étaient en guerre. Ce moment se dilua si violemment qu’il fût étourdie. On aurait dit que son souvenir s’échappait vers le bas comme du liquide qui se fait évacuer dans un évier très plein que l’on venait de retirer le bouchon. Sa position changeait, le moment changeait. C’est lui qui conduisant maintenant, d’une main il prenait des tournants à vive allure, il risquait l’accident. Mais son bras droit tenait contre son torse le haut d’une femme très blessé, la fameuse Alicia. Pourtant, son subconscient lui disait qu’il ne connaissait pas son prénom à ce moment, pourquoi? Le moment coula une fois de plus pour l’enfoncer plus loin dans les souvenirs qui lui appartenait à moitié, si on peut dire que d’avoir le même ADN est éligible d’être l’héritier des souvenirs d’une autre personne. Bref…

Il était en mission, il était dans l’armée. Trois siècle plus tôt, la guerre civile avait éclaté. Mikael était des bras, mais pas une tête. On ne lui donnait pas de choix, on lui indiquait son job en tant que soldat. Il devait tuer les Stricosus. Le capitaine de son régiment était contre ainsi que la plupart des membres : ils n’étaient pas des meurtriers, ils n’avaient pas pris les armes pour massacrer la population mais bien pour la protéger pour son bien, la contrôler quand elle déborde ou exagère. Les Stricosus n’étaient pas de mauvaises personnes, ils étaient des intellectuels qui se dressaient contre la dictature du Président nouvellement nommé. Tout juste après un autre régiment, celui de Mikael rentra dans une demeure pour vérifier s’il y avait des survivants. C’est là qu’il vit cette femme rousse au sol, blessée, suffocante, agonisante. Il avait entendu des pas derrière lui, des soldats de l’autre escouade arrivaient. Ils allaient lui planter une balle dans la tête, ils allaient peut-être même faire pires. Il tira un coup vers le plafond et claqua la porte derrière lui. Quand les deux autres arrivèrent, il leur dicta qu’il ne restait plus personne de vivant dans cette chambre. C’était son premier pas vers la rébellion, sa première désobéissance. Quand les deux soldat peu recommandable s’étaient éloigné, il était rentré en coup de vent, avait retiré son casque pour l’enfoncer sur la tête de la fille et lui avait mit son manteau long militaire. Il fit semblant de trainer une camarade blessée jusqu’à sa voiture et excusa qu’il allait la conduire à l’hôpital, qu’elle avait été prise dans une bombe piège de « ces foutus terroristes ». C’étais faux, évidemment.


Suite à ce souvenir, une brume de lucidité s'éleva dans ses songes délirant et c’est ainsi qu’il retournait à ce fameux moment dans la voiture où il tenait Alicia. Le torse de celle-ci était redressé contre lui pour tenter d’aider le saignement à se résorber et c'est pour ça qu’il conduisait d'une seule main. Les yeux de l’Architecte s’ouvrirent un instant, tout juste assez pour qu’il lui dise :

-Je ne suis pas un meurtrier, je ne te ferai pas de mal, je te ramène parmi les tiens.

La vision coula dans la noirceur, M-1012 se réveilla d’un coup sec, le pouls très haut, dans la machine d’ID. Comme il détestait ces voyages dans sa tête. ID, pour sa part, s’approcha et lui pointa son uniforme fortifié. Il était temps de se mettre en scène pour le festival. Afin de l’aider à se rassurer, le délinquant notoire lui pris l’avant bras et le serrant à la manière Stricosus.

-Ça ira, tu finiras pas arrêter de vomir le passé et l’embrassera. Je te comprends bien Mikael, tu le sais...

-Je l’espère, ID, je l’espère vraiment. J'espère en venir à bout.

M-1012 se leva et empoigna sa tunique, ça allait chauffer probablement.
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Gemini


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MessagePosté le: Mar 4 Sep 2012 - 17:58    Sujet du message: Logement du groupe "Stricosus" Répondre en citant

Jour 4
Après-Midi,Fin Après Midi


M-1012 marchait parmi les décombres de manière absente, il ne portait attention qu’à son environnement à moitié. Son esprit était préoccupé, omnibulé par une seule chose : s’en sortir, remonter un peu. L’endroit était encore calme bien qu’il se doutait fortement qu’il allait finir par avoir des équipes d’enquête ici. Ils allaient probablement tenter des pister ses trâces, trouver son cadavre. Là-dessus, M-1012 avait eu le bon sens de ramener la majorité de ses équipements jusqu’à un déversement chimique, un de ces énième bassin mortel à l’odeur nauséabonde et surtout aux vapeurs hautement toxiques. Plusieurs systèmes assuraient que ces vapeurs ne montent pas aux niveaux suivant, mais comment en être certain? Peu importe, il ne pouvait pas à lui seul réduire tout le mal que l’Organisation créait. D’une bonne poigne, il enroula son matériel encombrant ou brisé autour d’un morceau de béton brisé et le tira de l’autre coté de la clôture, en plein dans le bassin toxique. Bonne chance pour le retrouver.

Lorsqu’il progressa enfin un peu, il remarqua alors que des milices étaient déjà en mouvement dans les niveaux inférieur de la ville. Intoccabile devait être en sécurité maintenant et lui-même devait résister à l’envie de se rendre à elle pour l’aider à se soigner ou quoique ce soit, il ne ferait qu’augmenter les risques d’être suivit. Zigzaguant ici et là, il se rendit donc au logement que lui avait procuré ID.

Leur ancien logement avait été en danger, trop peu sécuritaire, ils avaient dût changer. Ils avaient donc opté pour plus subtil, plus lointain encore.

Le logement, de l’extérieur, semblait banal, voir une ruine. Passant par le coté, il trouva un bout de mur effondré qui menait à l’intérieur. Là, un junkie qui passait depuis la dernière semaine ne prit le temps que de lever les yeux quelques secondes avant de les rebaisser machinalement. Cet être n’était pas une menace, à la rigueur c’étais une coquille vide. M-1012 le payait quelques crédits de temps à autre « pour monter la garde » il s’avérait un mouchard d’une excellente qualité, il n’allait pas mordre la main qui le nourrit. Les couloirs effondré se succédaient alors que les murs porteurs se portaient à merveille, le dangereux de l’endroit était illusoire, des murs effondré qui n valaient pas grand-chose. Dans un recoin, il trouva le monte-charge qu’il utilisait pour se rendre à son logis. La clé pour l’ouvrir n’était possédé que par lui et mieux encore, l’intérieur avait été bidouillé par ID. Sa main s’appuyait contre un petit écran poussiéreux semi brisé, cet écran s’allumait cependant misérablement au contact de M-1012 et donnait le nécessaire énergétique au monte-charge pour traverser les étages vers le haut. Fermant la grille d’ascendeur en accordéon et la barrant, il activa le monte-charge pour se rendre tout en haut. Le contrôle était manuel, ce qui pouvait s’avéré pratique. Quand celui-ci arrivait à l’étage de son couloir, il laissait tout juste l’espace en haut pour vérifier l’endroit à partir du niveau des pieds. Un fois certain que c’était désert, il montait complètement le monte charge, ouvrait la grille et retirait la clé d’activation. On ne pouvait pas monter ni descendre de son logement sans lui. L’escalier d’urgence avait été condamné quelques étages plus bas pour laisser un vide comblé de plusieurs mètres de débris dans le bas, le haut de l’immeuble était son domaine et celui d’ID par moment. D’ailleurs, était-elle là? Curieux il se dirigea à la chambre qu’elle occupait de temps à autre, elle semblait toujours en mouvement, comme une bête traquée. La chambre était vide, uniquement son parfum si familier régnait dans l’endroit. Nostalgique, il l’était. Stricosus lui revenait, cette ville et la femme rousse.

Battant l’air de sa main droite pour chasser les pensées, il se dirrgea vers sa chambre. Il avait choisit la plus petite qu’il avait trouvé, propre, très rangé, peut-être un peu trop, on aurait dit un campement millitaire. Bottes de combats au pied du lit, ciré, uniforme divers plié, rangé dans une étagère. Un réveil… Tout ça était très à l’ordre, très impersonnel, très machinal. Ça le réconfortait et le rendait malade, il ne savait pas trop quoi en penser ou Qui en pensait quoi. Lui, Mikael? Eux? Sont-ils un? Encore une pensée désagréable, encore une fois une mains qui bat l’air. Prenant son cellulaire, il envoya un texto à Roxanne :



« Trop de policier dans les rues, je ne pourrai pas venir ce soir, je ne sais pas quand je le pourrai. Comme je l’ai dit, je vais venir éventuellement, quand la police se sera calmée et l’armée aussi. Je suis pris dans le bas de la ville, impossible de passer le niveau 5. Ne t’en fait pas, je ne penses pas avoir rien de cassé à bien regarder. Je suis en suretée chez-moi.

Ménage Vaan un peu, tu vas le faire exploser. :P

Mich »

Bon lui, il avait été de mauvaise humeur sur le coup, mais il ne s’accrochait jamais bien longtemps à ça. Il espérait simplement qu’elle tienne la leçon et ne déballe plus de ses secrets sur un coup de tête.
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Gemini


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MessagePosté le: Ven 7 Sep 2012 - 00:52    Sujet du message: Logement du groupe "Stricosus" Répondre en citant

Alors que Mich dégustait cette délicieuse barre sèche sans saveur et nutritive, il était assis devant la télévision sur son lit, regardant les reprises des nouvelles et sa propre mort fictive. Son téléphone vibra sur le bureau non-loin, sa tête en bordel, résultat d’une douche éclair, il tassa sa tignasse couleur encre pour y voir quelque chose.
"La prudence avant tout ! Rentre chez toi te reposer et te cacher. Et rassure-toi, je ménagerai Vaan et toi aussi, par la même occasion. Je vous le dois à tous les deux, vu les ennuis que je vais vous causer. A bientôt."

Elle semblait de bonne humeur, c’était bien, la rencontre avec Vaan devait avoir été positive. Redéposant son téléphone non-loin, au cas qu’ID le contacte, il continua d’observer les nouvelles. La journée avait été rude, vraiment, il n’y avait pas de doute là-dessus. L’implant temporaire de vers biotechnologique avait été plus qu’efficace, les ecchymoses sévères dont il avait hérité de sa chute précaire en habit « wingsuit » avaient déjà pratiquement disparu. À vrai dire, il n’y pensait déjà plus, mais la réalité n’allait pas le laisser filer comme ça.

Une ou deux heures passèrent, rendant la soirée avancée, la nuit noire. Dehors les femmes peu recommandable étaient criardes et faisaient déjà les trottoirs. La drogue prenait place et il entendait presque le brouhaha du marché noir, dans les niveaux inférieur juste en dessous de lui. Son édifice était sur le rebord d’une section, un grand vide s’opérait donc et il lui était possible d’admirer les fourmis humaines les plus sombres et les plus sans scrupule s’agiter en dessous de lui s’il lui prenait la fantaisie de sortir la tête par la fenêtre. Mais il n’avait pas envie d’observer l’horreur ce soir, non, ça ne lui disait rien. Au moment où il se leva pour aller chercher une bouteille de nutrilide à la cuisine, il se sentit soudain très bizarre en chemin. Un frisson lui parcouru le dessous de la chaire, un frisson étrange, très… intrusif. Ce n’étais pas comme avoir froid ni un frisson devant une scène d’une beauté, non c’était envahissant, dégoutant, comme des larves qui le dévorait. Ses yeux s’agrandirent soudain, il réalisa que le temps pour les larves biotechnologique était compté et que cette entité, ce parasite qui l’habitait, cherchait à survivre. La pensée se fit en une fraction de seconde, le temps que son pied se lève, à mi-chemin de sa course pour le mettre en avant pour faire un pas, toutes ces conclusions avaient déjà cheminées son esprit.

Le coup, comme un éclair, fut vif et implacable. Une convulsion vers l’arrière comme si ses muscles obéissaient à un ordre imaginaire, il tomba à la renverse son corps faisant le pont sans qu’il ne puisse le contrôler. Le souffle court, sa main cherchait un appuie alors que la contorsion l’assaillaient. L’impression d’être mangé de l’intérieur s’intensifiait, lui faisait un frisson, puis le chatouilla. Il rit évidemment comme un dément, incapable de se retenir, mais pas le genre de rire que l’on savoure. S’il avait eu une personne à supplier pour que la sensation s’arrête, il l’aurait volontiers fait, mais ce n’était pas le cas. Bientôt, la sensation de chatouillement cessa à son grand soulagement mais ce fût remplacé par une sensation de démangeaisons. Il résista de toutes ses forces à l’envie de gratter, heureusement, il l’aurait probablement fait au sang. S’en était à devenir fou. Comment Vendel pouvait vivre avec ça dans la chaire en permanence??? Il est vrai qu’il n’avait pas eu de mauvaise réaction à ses parasites, ils étaient vraiment une sorte de symbiote pour lui, mais lui-même ne pouvait pas se gratifier d’un tel état. Ses parasites non-permanents semblaient bien édicter leur mécontentement d’avoir une durée de vie si courte. Croulant, rampant, il tenta de se rendre à la salle de bain, il désirait plus que tout la sensation de la douche, les martellements des centaines de petite goûte afin de distraire ses sens et diminuer l’effet des parasites mourants dans son être. La démangeaison devînt ultimement de la douleur. AhI ID le lui avait dit, mais il n’avait pas écouté. Il lui avait dit que ces choses n’étaient pas prudentes, mais il était têtu, terriblement têtu.


Un hurlement de surprise de douleur lui échappa, après quoi il eut le bon sens d’étouffer d’avantage ses lamentations. Il ne put progresser d’avantage dans le couloir et se couvrit tranquillement de sueur froide, blême comme drap sous le supplice. Sa conscience lui échappa que pour lui revenir un long moment plus tard, il sentait un parfum familier auprès de lui. Ouvrant les yeux à demi, pâle et éblouie par le peu de lumière, il regarda cette vieille connaissance qui le tenait avec un air qu’il croyait discerner Inquiet. Tranquillement, il croassa tout bas, la voix enrouée.

-Maria..?

Le visage qui lui semblait si vrai, si présent sembla s’attrister un peu. Elle portait une robe blanche à bordure noire, un sarrau féminin très élégant. Elle l’était toujours, parfaitement soignée, très élégante et très brillante.

-Maria…Nous sommes à Stricosus?

-Tu rêves, Mich, dit la voix qui était douce, réconfortante.

Le décor qu’il voyait derrière celle-ci était immaculé, de grand mur blanc, des vitres, de l’acier inoxydable. Épuré, sans couleur, Stricosus. Mais ce décor, comme un néon blanc que l’on regarde droit dedans, sembla s’éteindre pour laisser paraitre le logement ainsi que la forme sombre paré d’un casque devant lui. La femme aux cheveux noir bouclé retira le dit casque, offrant de ses lèvres rouge vive un sourire réconfortant.

-Ce n’est que moi, mais c’est mieux que rien non?

Se déposant une main dans le front, il soupira.

-Je m’excuse de t’appeler ainsi, je suis pourtant bien placé pour savoir que je devrais t’appeler Intoccabile.

-Ce n’est rien grand idiot. Dans quel état je te trouve, tu vois bien que tu ne devais pas prendre l'injection! Quelle tête brûlée tu fais, ça tu retiens de Lui.

-N’entrons pas dans cette discussion, tu es perdante aussi là-dedans, Intoccabile.

Lui offrant un sourire en coin, elle l’aida à se lever et à se trainer jusqu’à son laboratoire où elle l’ausculta scrupuleusement. Cette vermine l’avait quitté, mais elle voulait s’assurer qu’il n’a pas de séquelle. De son coté, M-1012 pointa avec des yeux réprobateur un pansement au bras d’Intoccabile. En toute réponse à cette accusation silencieuse, elle se contenta de dire : « Oups. »
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Gemini


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MessagePosté le: Mer 12 Sep 2012 - 17:34    Sujet du message: Logement du groupe "Stricosus" Répondre en citant

Jour 5
Matin


Lorsque M-1012 se réveilla, il était sur la couchette de travail d’ID. Le crâne lourd, peut-être un peu étourdie, il se redressa pour se trainer jusqu’à la cuisine, la tête en bataille. Sur son chemin, lorsqu’il passa proche du bureau d’Intoccabile, il remarqua la jeune femme bouclée dormir contre les rapports d’expérience qu’elle montait. Le visage tâché d’écriture, elle affichait quand même cette mine innocente, touchante et si délicate. Elle Lui ressemblait tant, et avec raison. L’esprit toujours divisé, penchant peut-être un peu plus fortement vers les souvenirs à Mikael pour le moment, il s’approcha pour la soulever et la ramener à sa vraie chambre. Des protestations molle se firent entendre par la femme énigmatique, comme quoi elle “n’avait pas terminé ses expérimentations.” Michellotto, en bonne tête dure qu’il était, lui fit évidemment la sourde oreille. Ils ne se connaissaient que peu tout en se connaissant depuis beaucoup trop longtemps. C’était un peu comme retrouver le compagnon ou la compagne d’une autre vie. Les choses n’avaient pas été comme le plan l’avait prévue, certes, qu’il soit attrapé et cloné par l’Organisation n’avait pas du tout été à l’ordre des choses. Mais le destin, moqueur, avait recréé les circonstances exceptionnelles auxquelles ils avaient aspiré, eux et tous les autres.

Une fois Intoccabile bordée, il se retira au salon pour observer de nouveau les informations télévisées, les reportages. Ces informations pouvaient être une trappe, un piège comme des détails échappé ici et là leur donnant un appuie contre l’Organisaton. Il commença sa routine de pompe et d’étirement, il ne fallait pas perdre la forme.

Un moment passa, peut-être bien quelques heures après quoi Intoccabile immergea de sa chambre. Un cachet nutritif et une bouteille de nutrilide dans le corps, elle se sentait déjà en mesure de commencer la journée.


-Bon matin.

-Bon matin.

-Tu regardes encore les nouvelles? Tu vas finir par te faire convertir par le président Mich.

-Comique, va, c’est toi qui m’a appris à faire le vrai du faux là-dedans, nous passions des soirées entière à regarder les infos avec…

Elle le coupa.

-Mich, reviens à toi, nous sommes dans le présent.

Un silence suivit, Michellotto semblant absent puis clignant des yeux il secoua la tête.

-Ça m’échappe, surtout ici, ça me fait vraiment penser à tout ça. C’est presque comme avant.

-Je sais, enfin, manière de parler. Aujourd’hui je vais me montrer à Vaan sous mon vrai jour, je crois qu’il est temps. Sinon il m’a parlé d’une amie. Tu sais, ta copine.

Un regard de mort vînt accueillir ces propos, Intoccabile lui sourit grandement en retour.

-La fille de l’Orphelinat, cette jeune femme, tu accumules les conquêtes.

Un grognement.

-Comme tu es bête ce matin, tu as pris ton café.?

Grognement encore.

-Tu me rejoindras à la cuisine prendre ton café quand tu seras moins grognon, donc.

Grognement.

Michellotto, ou Mikael, était le genre de type où la vie n’a de place que pour le travail. Du moins, il avait toujours été ainsi ou presque. Le taquiner sur le sujet état un délice dont Inoccabile ne pouvait pas se priver et dans un quotidien aussi lourd que le leur, il fallait bien blaguer un peu. Même si elle ne l’avouait pas ouvertement, elle évitait soigneusement certains sujets trop blessant, trop remplit de souvenir. D’ailleurs, tout ça allait être plutôt compliqué à expliquer à Vaan. Qu’en pensera-t-il? La seule solution était d’en parler, ils allaient avoir pas mal à discuter. Quand Mich la rejoint un moment plus tard, il lui dit remarquer à nouveau le pansement rougit au bras.

-Tu es mieux de panser ça mieux que ça, sinon il va te faire la morale, c’est un carriériste. Il sera doublement offusqué que tu sois blessée quand tu lui auras déballé toute l’affaire.

-J’en prend bonne note, mais je suis lunatique à mes moments. Nous verrons bien Mich, je tenterai vraiment de panser ça mieux avant de partir. Pour l’instant, j’ai des expériences à terminer.

-Après on se demande pourquoi tu avais la réputation d’être un affreux rat de laboratoire à l’époque, ajouta le clone avec un sourire moqueur.

-Je retiens ça, c’était gratuit comme blague, dit Intoccabile en retenant de force un sourire amusé, cette réputation, parmi toutes les autres, ayant été la plus absurde. Je me vengerai Lieutenant-Rebelle-Jolie-Cœur-Je-Vois-Rien-Du-Tout. Mhh ce titre te va à merveille.

Un silence suivit encore après quoi il eu un vacarme épouvantable dans le logement. Probablement un truc du genre : une bataille de linge à vaisselle. Tout le monde a le droit de délirer à ses moments.
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Gemini


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MessagePosté le: Mar 16 Oct 2012 - 19:58    Sujet du message: Logement du groupe "Stricosus" Répondre en citant

Jour 6
Après midi


Comme cet endroit était paisible et sentait bon, il sentait bon chez soi, il sentait bon Intoccabile. Des draps doux, un lit simple mais moelleux. Vaan était couché avec une compresse fraîche contre le front, déposé sur une vilaine bosse. La mère Stricosus avait délaissé son nouveau poussin tant bien que mal pour partir avec Mich vers le haut sous une énième couverte. Il était temps pour eux de faire disparaître les deux jeunes gens. Mich et Intoccabile avaient échangé un regard de nostalgie alors qu’ils étaient planté devant le lit de Vaan, celui-ci reposant dans leur antre commune en sécurité. Il était enfin chez lui, pour de bon et la famille avait réussit à en sauver un. Il était le seul, le survivant de toute la ligne et le seul « enfant » naturel de leur « peuple ». Elle profitait de son insconcience pour parler.

-Il est la nouvelle génération Mikael, tu comprends? Il n’a pas le cœur lourd comme nous. Il y a encore de la beauté et de l’espoir là-dedans. Regardes-nous, nous sommes de vieille épave.

Les deux échangèrent un sorte de rire fatigué et complice, bien content que la première sortie de leur apprentit.

-Allons chercher Roxanne, laissons-le reprendre ses esprits.

Une heure plus tard, la réalité cognait à la porte de l’inconscience de Vaan. L’odeur de l’endroit l’enveloppait et un bruit d’ascenseur remontait au loin, ils étaient de retour. Sa chambre était relativement vide mais correctement meublé. Intoccabile avait veillé à lui laisser un petit burreau connexe avec du matériel médical à sa disposition. Il était chez lui et aurait le loisir de combler ces vides en temps et lieu.
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Siana
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MessagePosté le: Lun 22 Oct 2012 - 23:43    Sujet du message: Logement du groupe "Stricosus" Répondre en citant

Heureusement que Mich me soutenait un peu, car je n'avais plus de force dans mes jambes. Elles ne répondaient pas encore correctement à ma volonté. Il me fallait du temps après un évanouissement pour reprendre le contrôle de mon corps. Je gardai donc appui sur Mich, profitant de son bras pour avancer.

- Je pense que ça va aller, j'ai juste les jambes qui tremblent, je sais pas pourquoi, dis-je en m'agrippant à sa combinaison. C'est pas rassurant du tout. Mais cela semble tellement plus vrai qu'en haut.

J'allais lui demander de m'en dire plus mais ID arriva un peu plus loin. Il rattrapa le sac. Je lâchai enfin Mich, mes jambes allaient mieux, si ce n'était une légère faiblesse dû à quelques tremblement. Le stresse ? La peur ? L'excitation ? Je ne savais le dire. Mais cela s'apaisa quand Mich parla de maison.

- Tu m'aideras à voir cette beauté que tu sembles voir ?

=====================================


J'ouvris doucement les yeux. Quel fut ma surprise quand je ne reconnus pas les lieux. Il ne s'agissait ni du pilier, ni de mon appartement. Où étais-je ? Je vis un petit bureau avec du matériel médical. La chambre était neutre. Elle sentait bon le propre, le frais, avec une touche féminine. Je voulus me redresser mais ma tête tournait. Je me souvins alors. L'entretien avec Into, l'alarme, les mutants, la mission, mes plans explosifs, Mich blessé, Into dans les vapes, puis Vendel et moi en duo assisté d'un robot. Et enfin, une porte que je poussais, suivit d'un trou noir. Je n'avais pas fait preuve de prudence en entrant sans vérifier les pièges, comme le faisait Into. Je me relevai doucement et tâtai mon front. J'avais une belle bosse et une bonne compresse rafraîchissante. Into devait en être à l'origine. De la compresse, bien sûr. Je m'assis sur le bord du lit. Me voila dans l'antre de ma famille. "A la maison". Je me levai et sortis doucement de la chambre. Curiosité en action ! J’entreprenais une visite des lieux. Visite relativement écourtée quand je fis face à la cuisine. Faim et soif ! Quelles mauvaises cochonneries Mich pouvait-il cacher dans ses placards ?

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MessagePosté le: Mar 23 Oct 2012 - 05:19    Sujet du message: Logement du groupe "Stricosus" Répondre en citant

-Je t’aiderai à le voir, oui, bien que ce sera un peu complexe de partager des souvenirs, mais je ferai à mon mieux.

Marchant un moment avec celle-ci, ID un peu en avant avec les paquets, ils arrivèrent au fameux bâtiment où ils avaient élue domicile. Visiblement, de l’extérieur, l’endroit semblait terriblement délabré, voir infesté de mutant si possible. Une main encourageant se posa sur l’épaule de Roxanne pour l’encourager à avancer dans la noirceur dense de des couloirs étroits et décrépis. Ils arrivèrent à une section centrale ayant 2 ascenseurs et une monte charge au centre. Les ascendeurs ne fonctionnaient plus depuis longtemps, mais le monte-charge avait été réparé et bidouillé par ID. Les trois comparses entrèrent pour monter à l’étage supérieur, le logement confortablement aménagé. Après questionnement et essai, il avait été choisit comme le meilleur et le plus subtile. Il était dans une zone si abandonné que personne, même les vagabonds, n’osaient passer ici. Certaines personnes disaient même la zone radioactive depuis la Grande Guerre, mais il n’en était rien pour le secteur où ils étaient… Mais certes, il y avait bien certaines zones nocives dans les environs, chose qui serait rapidement enseigné aux nouvelles recrues.

M-1012 posa sa main sur le moniteur, ayant plus de mouvement libre qu’ID chargé de tous ses paquets. Pilotant celui-ci, il le fit monter tout en haut, peut-être bien une trentaine d’étages, et la porte ainsi que la grille s’ouvrit sur un hall propre. L’endroit avait été rafraîchit, bien qu’il ne dégageait plus autant de luxe qu’il le devait à l’époque. On sentait dans cet endroit un ancien penthouse très chic qui avait vécu à la dure. Tuile fendu mais propre, manque de décoration, l’endroit était très vaste. Lorsqu’ils sortirent de l’endroit de l’arrivée, ils tombèrent immédiatement sur un Vaan en pyjama de soin qui farfouillait les armoires. Que contenaient-elles? Des barres nutritives, des bouteilles de nutritive, des comprimés alimentaires, il n’y avait pas tant de produit « savoureux » ou de luxe dans tout ça, les deux Stricosus semblaient se contenter de l’essentiel : Manger équilibré au mieux dans un monde comme celui-ci.


-Eh bien Vaan, je vois que tu as bien récupéré de ton accident, dit ID de sa voix artificielle masculine. Nous avons rapporté ta voisine et tes affaires. Désolé pour ton logement, il semblerait qu’une dysfonction du chauffage a fait exploser l’étage du haut. Étrange tout ça, très étrange. Je vous laisse un instant, je vais aller à mon labo me remettre en ordre. Mich, soit donc une délicieuse hôtesse et indique la chambre à notre nouvelle colocataire, elle va nécessiter un endroit pour dormir.

Elle aquiesça à ces mots puis s’éloigna vers la grande zone qui lui était strictement réservé.

-Ta chambre est là-bas, lui dit-il en pointant une porte un peu au sud de la cuisine. Tout cet espace t’appartient.

Il tendit le sac à celle-ci puis empoigna celui de Vaan pour lui donner.

-Je vais aller me changer aussi, je crois que j’aurai besoin de quelques retouches de tes doigts de fée, je sens que ça coule par en dessous, ajouta-t-il en grimaçant. Je reviens.

Et voilà, ils y étaient.

[HJ: Tu jetteras un oeil au plan dans le premier post edit! La carte m'a pris plus de temps que le post finalement, mais ça vallait le coup je penses bien!]
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MessagePosté le: Mar 23 Oct 2012 - 07:32    Sujet du message: Logement du groupe "Stricosus" Répondre en citant

Je regardai le "paysage", avec curiosité. Comment voir de la beauté la-dedans ? Comment était le quartier avant d'être cette ruine ?

- Tes souvenirs, il te suffit de les raconter. Comme une histoire !

On m'encouragea à avancer. Ce que je fis sans trop d'hésitation. Une fois dans le monte-charge je vis les étages défiler. Beaucoup d'étage. Puis quand la grille s'ouvrit, quelle fut ma surprise en arrivant sur un hall propre et salubre ! C'était différent du niveau 6, de l'appartement de papa. Mais c'était vivable. Je m'attendais à vivre sous un pont, dans une ruelle différente chaque soir. En fait, pas du tout ! J'allais loger dans un grand, très grand appartement. D'ailleurs, il était déjà occupé par un Vaan en pyjama.

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Cuisine du combattant. Voila comment je qualifiais les placards de Mich et Into.
Mon ventre gargouillait. J'avais vraiment les crocs. Je pris une barre nutritive et de quoi boire. Je m'apprêtai à continuer mon tour quand j'entendis des pas. Du bruit. Une, deux… non. Trois voix familières. Deux que j'avais l'habitude d'entendre ensemble. Que venait faire la troisième ici ? Que venait faire Roxanne au milieu de Mich et Into ? Je compris alors qu'elle avait fait le grand saut elle aussi.

Je fis le tour de l'îlot central de la cuisine et fis face à la porte d'entrée, qui s'ouvrit. ID était chargé comme un bourriquet. Mich semblait fatigué. Et Roxanne aux anges. Je regardai surtout Roxanne. Comment allait-elle réagir à tout cela ? A la fin d'une vie luxueuse. A la fin de la vie telle qu'elle l'avait connu. Quelle ne fut ma surprise de la voir rayonnante, souriante, amusée, riante.


- Oui, j'ai assez bien récupéré, répondis-je à ID en me tâtant le front. Mais ce n'était qu'une bosse. Rien de bien grave comparé à notre casse-croute pour Mutant, ajoutai-je en scrutant les bras de Mich. Tu n'as pas fait de grosses folies avec mes points de suture ? Roxanne ne t'a pas trop torturé ?

- Hé ! S'exclama-t-elle en se précipitant sur moi et en me pinçant le bras, me faisant grimacer et lancer à mon tour un "hé".

Je me frottai le bras et lui tapotai le dessus de la tête. Je posa une main sur sa joue et lui chatouillai la pommette du bout du pouce. Elle me sourit joyeusement.


- Bienvenue parmi nous Roxanne, déclarai-je en lui relâchant le visage, un peu gênait de ce geste familier devant Mich et Into, surtout après ce que Into m'avait dit concernant Roxanne. Heum… quel est notre sort afin de passer pour mort ?

La réponse d'ID fut immédiate. L'appartement avait fait boum. Je souris. Amusé de l'entendre dire cela ainsi. Un dysfonctionnement du chauffage ? Je me disais que ce dysfonctionnement devait s'appeler Intoccabile en mode ID.

Mich donna un sac à Roxanne et lui montra une porte. Au moins, je savais ce qu'il allait y avoir derrière cette porte et je considérai déjà ce qu'elle desservait comme zone potentiellement dangereuse pour mon énergie vitale. Roxanne prit son sac et alla d'un pas hésitant vers ce qui allait être son domaine. J'ouvris mon propre sac et découvris toutes mes affaires les plus précieuses.


- Merci Mich. Je vais ranger tout ça le temps que tu te changes, rejoins-moi dans mon "cabinet". Fiou ça fait bizarre de dire ça, Docteur Adiel a son cabinet médicale. Je te ferai un rabais sur la consultation, raillai-je après que Mich m'ait demandé de nouveaux soins.

Je retournai dans mon espace et posai le sac sur le lit. Je sortis d'abord quelques vêtements u sac, afin de me changer, ce que je fis aussitôt. Puis, quand j'arrivai sur le livre "Voyage au cœur des muscles du visage", je m'assis sur un coin du lit et le feuilletai. Je reprenais, sans m'en rendre compte, une lecture abandonnée quelques jours plus tôt. Le vidage du sac me sortit de la tête. Sur le lit, se trouvait la boite à chaussure contenant les photos et quelques souvenirs sauvés de l'incendie. Dans le sac, les autres livres attendaient d'être rangés. Mich allait revenir et me trouver plongé dans ma lecture.


====================================================


Me voila dans mon nouveau chez moi. Le coin qui m'était réservé était à peine plus petit que mon ancien appartement. Je n'allais pas être trop à l'étroit. Et puis, à voir la taille de la pièce principale, je me disais que j'allais avoir de l'espace ! Je déposai mon sac sur le sofa de mon petit séjour et rangeai mes affaires. Je pris les deux toiles sauvées de l'explosion et les posai sur la table basse. Mich ou Vaan allaient m'aider à les accrocher au mur. Une fois le sac vide, je fis un tour dans un espace vide de mon coin. Je voyais déjà un chevalet et plein de couleur au mur. J'allai dans le coin chambre et tâtai le matelas. Moui, j'allais bien dormir ici ! Peut-être que cela allait éloigner mes cauchemars sur les horreurs du Grand Cocktail. Dernier détour et surement un des plus importants : une salle de bain privée. Je me sentais déjà bien ici !

Ayant fouiné et regardé dans tous les recoins de mon appartement, je pris mon carnet à dessin, un crayon noir et allai dans la partie commune. Je m'assis dans la cuisine et, attendant d'avoir un peu d'explication voire tout simplement de l'attention, je me mis à griffonner, après avoir symboliquement détaché la page illustrant mon cauchemars et l'avoir grossièrement chiffonné et abandonné à côté de moi. Ce que je dessinai, c'était mon saut dans le vide avec Mich, ou du moins, ce que j'avais pu voir. J'étais totalement absorbée par mon dessin. Ce qui m'entourait semblait s'évaporer, j'étais presque dans une autre réalité. Comme chaque fois que je m'adonnais à l'art !


[HJ : super le plan ! Cela valait vriament le coup oui !]

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:03    Sujet du message: Logement du groupe "Stricosus"

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