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Chez Roxanne Butler
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Siana
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MessagePosté le: Jeu 26 Juil 2012 - 15:15    Sujet du message: Chez Roxanne Butler Répondre en citant

Il m'avait suivi jusqu'à chez moi. J'étais rassurée en un sens, je n'allais pas laisser un homme blesser repartir sans soin. Mais j'étais toujours un peu inquiète dans un autre. Et si je me trompais ? Et si il s'en prenait à moi. En tout cas, il m'écoutait puisqu'il me répondait. Lui aussi, il m'écoutait. Avant, à part Vaan, personne ne le faisait.
Bref, il préféra la salle de bain.


- Soit, cela me fera moins de nettoyage après et puis tu ne tacheras pas mes peintures, dis-je, toujours en le tutoyant et en montrant du menton quelques de toiles en train de sécher. Je venais de finir de les vernir quand je t'ai entendu dans le hall. Le vernissage c'est... mon moment méditation, c'est le moment où je peux agiter le pinceau sans réfléchir.

En effet, sur le sol, entre le salon et la cuisine, se trouvait les peintures en train de sécher. S'offrait ainsi à M-1012, les tréfonds de l'esprit de Roxanne. La vraie Roxanne. Un mélange de coloré et de sombre, ainsi qu'un auto-portrait fait au crayon.

(c) devient art mementomoryo


(c) devient art ~ElizaVanVeen


(c) devient art ~BaLiNa


Caché dans un coin, deux dessins vites griffonnés attendaient d'être terminés. Ils représentaient l'horreur que j'avais vu lors du grand cocktail.


Je m'étais éclipsée pour prendre une chemise et j'étais revenu avec, en plus, ma boite à postiche. Ou plutot, ma valise à postiche ! Je trainai une valise sur roulette, remplie de choses en tout genre.
Puis, je regardai le clone. Il s'observait dans un miroir. Il était dans un état pas possible. D'un autre côté, quand je repensais à ce que j'avais vu au Grand Cocktail, je n'étais pas plus surprise que ça. Je lui tendis une chemise noire que j'avais trouvé. Elle était un peu grande pour lui, mais au moins, cela ne se verrait pas si il devait ressaigner.


Les sourcils froncés, avec un air très sérieux, je lui demandai :

- Est-ce que tout ceci t'as été fait après ta fuite ? ou tu as des marques qui datent d'avant ? Heureusement que j'ai de grand pansement. Ma maladresse servira au moins à quelque chose : te proposer de grands pansements...

Je posai la chemise sur le bord du lavabo et laissai la valise de côté. J'osai à peine le regarder dans les yeux. Mon regard était omnibulé par les blessures. Je pris une serviette de bain et la mouillai. Mais, j'hésitai à lui nettoyer le dos. C'était un peu gênant. Non pas que je n'avais jamais vu d'homme torse nu mais... pas des inconnus... encore moins un ami de Vaan, et encore encore moins un clone affranchi.

- Je peux ? demandai-je en montrant la serviette. C'est que, j'ai pas envie de faire plus mal. Des bleus, j'en ai déjà eu plein, mais des comme ça... c'est...

Pas normal. oui, pas normal. j'avais déjà eu une gifle ou deux par mon père, qui m'avait laissé une belle marque. Je me plaignais mais là... j'étais bien ridicule à côté de lui.

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Laure Dubois
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MessagePosté le: Jeu 26 Juil 2012 - 15:15    Sujet du message: Publicité

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Gemini


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MessagePosté le: Jeu 26 Juil 2012 - 16:11    Sujet du message: Chez Roxanne Butler Répondre en citant

Relevant la tête vers elle, il acquiesça en voyant les grands pansements et tenta de se changer les idées et se tourna un peu pour lui faciliter l’accès à son dos. Maintenant qu’il était torse nue, chez elle et qu’elle le soignait…le tutoyait, il ne voyait plus trop le point de se borner à vouvoyer.

-Ne t’en fais pas, si ça ne te dégoute pas alors vas-y, je n’aurai pas tant mal, du moins, rien comparé aux débuts et puis je suis fais résistant. Ils sont pire à regarder qu’à ressentir, mentit-il à moitié pour la rassurer. C’est chose fréquente quand on se bat. Ma blessure au cou date de ma libération il y a de ça quelques jours, quand mon ancien contingent a été envoyé pour massacrer les Pitchblack. C’est grâce à ça que mon esprit s’est libéré de la domination. Le reste, je l’ai acquis en protégeant ID de ma personne.

M-1012 regardait ses mains alors qu’elle s’afférait à lui prodiguer des soins. Il se sentait… à la fois ici et ailleurs, comme si son esprit tentait de voguer vers un endroit caché dans sa tête. Son cœur lui cognait dans les tempes. Afin de se changer les idées, il tenta une approche amicale.

-Tu peins depuis longtemps? Tu sembles doué. Tes peintures sont jolie, je ne dis pas ça pour faire plaisir, ce n’est pas trop mon genre d’être mielleux.

À vrai dire, était-ce son genre? Il découvrait sa personnalité depuis les derniers jours. Non, le terme milieux ne lui appartenait pas, il se considérait peut-être un peu trop honnête, quitte à se prendre des châtaignes pour avoir été sincère. Il tourna son regard vers celle-ci, la fixant un peu alors qu’elle le soignait. Quel étrange moment. Il reprit finalement la chemise pour l'observer, à quoi ressemblait les partenaires de Roxanne? Des monsieurs muscles? Il ne reconnaissait pas vraiment la marque, connaissait-il des marques? Oui, il en connaissait, mais appartenaient-elles à cette époque? Soudainement, il sembla sincèrement révulsé, choqué.

-En songeant que.. enfin, c'était un peu étrange cette situation. Il y a bien.. une demi heure tu me poursuivais avec une arme et voilà que je suis chez toi, en pantalon et tu me panses. Enfin, non, ce n'est pas vraiment ça qui est bizarre, c'est que... Je réalise que plein de femme du niveau supérieure me connaissent de A à Z alors que j'ignore tout d'elles. C'est... Un peu révoltant, voir, ça me lève le coeur.

Affichant un air masculin de vierge effarouché Mikael se mit soudainement à rire, fatigue et ridicule de la pensées probablement. Ce n'était pas aidant pour panser, ses épaules tressautaient à cause des rires.
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MessagePosté le: Jeu 26 Juil 2012 - 16:25    Sujet du message: Chez Roxanne Butler Répondre en citant

- Tu ne me dégoutes pas, tu me fais plutôt pitié en fait. Pourquoi ne cherches-tu pas à prouver à la télévision que tu n'es pas ce qui est dit ? Quant à ces vieilles perverses impossibles à caser et répugnante, elles aiment utiliser tes... clones jumeaux... pour assouvir tout ce que les humains refusent de leur faire, dis-je en riant mais avec une certaine gêne d'avouer cela. Je comprends pas qu'on puisse utiliser un être, alors qu'il n'a pas conscience de ce qu'il fait, et qu'il n'a pas la possibilité de les repousser. J'aime pas ce qu'elles font avec leur clone. Payer cher un de tes jumeaux pour ce genre de chose, c'est répugnant. C'est dégoutant ce qu'elles font. Elles méprisent les sentiments affectifs, ajoutai-je en songeant à Vaan qui était bien plus à l'écoute des mes états d'âmes que mes propres parents. Quant à tout à l'heure, disons que j'ai cru que tu voulais du mal à Vaan. Il m'est précieux et je ne l'aurai pas permis, quitte à perdre gros. Faut dire que... je... je t'ai vu à la télé et...

J'étais un peu gênée de lui dire que je l'avais pris pour un fou furieux alors qu'en fait, c'était tout le contraire. Ou alors, il cachait bien son jeu ! Finalement, je le lui dis et préférai changer vite de sujet.

- Décidément, tu ressembles énormément en Vaan, du moins pour le peu que je puisse voir de toi. Vaan est le seul à m'écouter parler sans me dire de me la fermer, il est aussi le seul à m'avoir dis ça pour mes peintures... Je peins depuis très longtemps. J'apprends toute seule. Et rassures-toi, je ne cherche pas à ce qu'on me fasse plaisir en me flattant sur mes peintures. Sur autre chose, comme mon look, ça ne me dérange pas car c'est de l'apparat. Mais mes peintures... c'est... plus personnel.

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MessagePosté le: Jeu 26 Juil 2012 - 16:43    Sujet du message: Chez Roxanne Butler Répondre en citant

Pensif, il écoutait ce que Roxanne disait. Se rendait-elle compte du contrôle médiatique?

-J’aurais beau m’ouvrir le corps en deux, le Gouvernement ne présenterait pas un de ses ennemis comme un bon type. C’est comme l’Orphelinat avec ID, prise d’otage, la bonne blague. Nous étions en train de soigner des enfants malades et de leur donner des rations avant de se faire plomber comme des proies. ID s’est jeté sur les enfants pour éviter qu’ils prennent ses balles perdues et moi je ne suis jeté sur la porte défoncé pour la retenir et les empêcher de rentrer, ces gamins seront traumatisés pour un lustre. Bien entendu, les nouvelles diront que je fais de la propagande malsaine, toute personne en haut du niveau 5 te dira de ne pas écouter mes mots. Moi je te dis d’en penser ce que tu veux, mais l’Organisation ne jouent pas franc jeu, il y a bien des horreurs caché. Mais je ne veux pas faire comme eux alors je te dis de ne pas me croire si tu en as pas envie.

Calme de nouveau, il était plus simple de le panser ainsi. Elle le comparait régulièrement à Vaan, peut-être était-ce pour elle la meilleure manière d’être en paix avec sa présence? Se frottant le visage comme s’il voulait enlever des images, il repensa aux vieilles perverses.

-Elles sont dégoutante, ce n’est pas peu dire et tellement folle, de vrai… De vrai… Non, vraiment, je préfère me jeter en bas et m’écraser au niveau 1 que d’être pris dans une pièce seul avec ces femmes. Brrr! Mais bon, je ne vois pas pourquoi je ne t’écouterais pas, tu m’écoutes aussi. Je veux dire, écouter un clone est pas chose du commun et encore moins un criminel recherché. Je…

Il marqua une pause avant de dire les mots suivant, pensif.

-Je ne me sens pas différent d’une personne ni du temps où… j’étais moi-même et seul. Je me sens comme un humain ou un autre.

Ces mots avaient peut-être traversé ses lèvres trop vite.
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MessagePosté le: Jeu 26 Juil 2012 - 17:00    Sujet du message: Chez Roxanne Butler Répondre en citant

Je me tus. Soigner des enfants ? Mais... ce n'était pas ce qui était dis à la télévision. Il semblait si sincère en me disant ça.

- Je sais, murmurai-je quand il parla d'horreur caché.

Mes mains se contractaient sur la serviette et sans le vouloir j'appuyai un peu fort sur son épaule. Je m'en excusai rapidement et ajoutai :


- J'ai vu deux horreurs. Je... je ne pensais pas qu'ils faisaient ça. Et encore moins sur des clones auxquels ils donnaient une conscience. Ils leur donnent la possibilité de savoir et comprendre ce qui leur arrive et ensuite... vlan !  ils leur font subir les essais des plus horribles. Je pensais pas que l'Organisation travaillait ainsi. Ils sont sensés nous protéger de tout... des rebelles, des criminelles mais...

Je me tus. Cela faisait beaucoup de "mais". J'étais perdue. Mes yeux s'embrumaient. Les larmes montaient. Il fallait dire que je revoyais ce "clone homme" protéger "la clone femme". Je me mordais les lèvres pour retenir tout cela.

- Je regrette tellement de les avoir suivi dans cette salle de test et en même temps, je ne le regrette pas, dis-je avec la voix soudainement enrouée et affaibli par cette envie de pleurer. Je me croyais en sécurité ici mais maintenant... je ferme ma porte à clé, même quand je suis chez moi.

Puis je respirai un bon coup et pris sur moi.

-Habituellement même si j'écoute, cela ne veut pas dire qu'on m'écoute, dis-je brusquement en réaction à ce qu'il disait. Et puis, tu ne ressembles plus vraiment à un clone. Enfin, autrement que physiquement je veux dire. Comme un humain... moui. En tout cas, tu en as l'air. Tu en as les réactions... comme ceux que j'ai vu dans la salle test d'ailleurs.

Sa dernière phrase m'interpela.

- Du temps où tu étais seul et toi-même ? répétai-je. Que veux-tu dire ? Tu parles de quand ?

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MessagePosté le: Ven 27 Juil 2012 - 04:04    Sujet du message: Chez Roxanne Butler Répondre en citant

Mikael se tourna vers elle avec un air un peu mal à l’aise, lui avait-il fait de la peine avec des mots trop dur? Ce serait peu probable. Mais elle entama bientôt l’explication à tout ceci, elle avait vue une part des horreurs que l’on fait aux clones défectueux, aux clones qui ne sont pas parfait et de qui on peut craindre une rébellion éventuelle. Que pouvait-il faire devant cette mine triste? Il se voyait mal être aidant pour la consoler, ils n’étaient pas encore des connaissances proches. M-1012 se contenta alors de hocher la tête et écouter le reste, c’était le mieux qu’il pouvait faire.

Les mots qu’il avait prononcé étaient peut-être un peu… éloquent, mais il pouvait s’en sortir sans trop parler. Pourquoi pas? Une part de ces informations aiderait Roxanne à comprendre l’univers qu’elle habite, le Gouvernement qu’elle respecte et qui ne mérite pas son estime.


-Tous les clones ont un originel, un être qui a servit à créer les copies. Le nom de mon modèle, Mikael, est le prénom de l’homme qui a servit à tous nous fabriquer. Cependant, contrairement à un autre Mikael du Gouvernement, j’ai les yeux du vrai et une part de sa mémoire. Le fait que j’ai hérité de sa mémoire est… difficile à expliquer. Mon moi Originel a vécu il y a quelques siècle, pendant la grande guerre. C’est là qu’il a été emprisonné et soumis à des expériences. Plusieurs clones sont dans le même cas mais n’ont pas cette étrange mémoire qui s’est transféré. Ce son le visage de gens du passé, des gens qui se sont tenu debout contre le gouvernement. On en a fait leur arme, leur prostitué, leur jouet. C’est une manière de démontrer qui a gagné la bataille j’imagine, ils retournent les forces de leur ennemi contre eux-mêmes. J’ai un peu de misère avec les époques, j’ai l’impression de m’y mélanger de temps à autre.

Lorsque les pansements furent remis et le dos nettoyé, l’ex soldat en profita pour se revêtir maladroitement de la chemise un peu trop grande. Le contact du tissu sec et propre était quand même un véritable réconfort.

-Merci, ça fait un bien fou d’être au sec et de ne plus puer le sang.

Il marqua une pause et continua.

-Je trouve ça dommage que Vaan te repousse, tu es quand même une gentille fille. Ton application à son bonheur peut flipper un peu par exemple. Si tu veux, je pourrais t'aider à trouver des trucs pour lui plaire, ça sera mon service en échange du logis de ce soir. Qu'en dis-tu?

La police n'était pas encore débarquée alors elle n'arriverait pas, il pouvait décompresser.
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MessagePosté le: Ven 27 Juil 2012 - 06:56    Sujet du message: Chez Roxanne Butler Répondre en citant

J'écoutai les explications sur la création des clones. J’ignorai tout ça, le Gouvernement ne nous disait rien de tout cela. Ou alors, je n'y avais jamais fait attention.

- Je ne comprend rien à vos explications d'héritage et de mélange. Mais pour ce qui est d'utiliser les clones comme d'un trophée, ça... je le comprends. Vaan a les mêmes yeux que toi. Je connais les couleurs par cœur et ce bleu, je le reconnaitrais entre mille. Et il est impossible de le reproduire ou de trouver dans des magasins. Comment a-t-il eu ces yeux là ? un héritage pour lui aussi ?


Puis, vinrent les remerciement.

- Ce n'est rien, après t'avoir traité de sale clone alors que tes intentions n'étaient pas mauvaises, je te le dois bien. D'ailleurs, je m'excuse pour ces mots. Non pas que maintenant j'ai de l'estime pour tout les clones, ha ça non, j'ai toujours cette impression de... de me... C'est juste que toi, tu ne me sembles pas en être un.

*de me voir en eux...* complétai-je pour moi-même.

Une gentille fille ? Cela me fit rougir. Si seulement Vaan me voyait ainsi... D'un autre côté, il ne me voyait pas telle que le clone me voyait actuellement... mais c'était tellement difficile de montrer mon vrai visage à Vaan. Cela le ferait fuir, j'en était certaine.


- Ho... merci de me proposer ton aide pour Vaan mais je ne veux pas le séduire, je veux lui plaire et le compléter. Je veux qu'il me trouve indispensable à sa vie. Il est toujours si réservé avec moi, silencieux, calme et tellement seul. Il se sent tellement seul. Alors moi, je fais en sorte de mettre un peu de couleur autour de lui. Je vais le voir tous les jours, j'évite de lui faire subir ma mélancolie, pour ne pas lui montrer mon vrai moi et le faire mourir d'ennui ou l'attrister encore plus, je me force à être joyeuse, d'aller le voir tous les jours, de faire du bruit pour ne pas laisser le moindre silence s'installer, pour pas qu'il se sente seul alors que je suis là, tu comprends ? même si ces derniers temps, ça ne marche pas très bien et au lieu d'être gentil comme au début, il dit que je le harcèle, que je suis une gamine. Hier je l'ai fais sortir de ces gonds. En deux ans que je le connais, c'était la première fois qu'il s'énervait, même quand l'autre garce lui a fait son sale coup, il n'a pas levé la voix... moi je... voila quoi. Enfin bref... peut-être que je me trompe sur lui et qu'il n'est pas aussi bien que je le pense...

Je jetai la serviette pleine de sang dans le lavabo et tirai la valise à postiche hors de la salle de bain.

- Demain matin, il va falloir nous lever tôt pour faire ton camouflage, et on va avoir du travail pour t'enlaidir ! Faut pas que j'oublie de te donner un tube de produit décollant. Sinon, tu pourrais bien garder un horrible faux nez à vie, dis-je en riant. Je vais me coucher, tu as un plaid sur le canapé, repose-toi et fais comme chez toi. Bonne nuit, ami de Vaan.

Et je sortis de la salle de bain. Mais comme ma chambre servait de passage entre la salle de bain et le salon, j'attendis qu'il eut terminé dans la salle de bain pour pouvoir fermer la porte de ma chambre.

J'attendais donc qu'il ait fini, assise sur le lit, à regarder mes pieds. Parler autant de moi à un inconnu, c'était rare. Mais à une clone affranchi et hyper recherché, cela me mit soudainement mal à l'aise. Où avais-je la tête ? Pourquoi avais-je pu parler si facilement ? Alors assise en silence, à regarder mes pieds balancer dans le vide, j'attendais qu'il fusse sortit pour me déshabiller et me coucher. Je pensais à Vaan et commençais à réfléchir. Ce clone affranchi et recherché était son ami... Décidément, Vaan avait des amis bien étrange. J'eus la sensation de ne pas si bien le connaitre finalement, et cela me rendit extrêmement triste. Je faisais ma tête d'enterrement, celle que je voulais désespérément cacher à Vaan et que je cachais sous une fausse bonne humeur excessive.

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MessagePosté le: Ven 27 Juil 2012 - 11:55    Sujet du message: Chez Roxanne Butler Répondre en citant

M-1012 n’était pas un pro des relations, du moins, normalement il aurait dût être complètement inadapté là-dessus. Mais son cerveau avait une sorte de fond d’information, d’arrière plan qui lui faisait sentir que cette manière de combler le vide à Vaan n’était pas la bonne manière. Ce n’était pas une manière agréable pour lui que son vide soit comblé. L’air de Roxanne le convainquit de ne pas en parler plus.

-Je ne peux pas dire, une personne peut changer selon les gens. Peut-être pourrais-tu lui montrer simplement cette part de toi-même. S’il est ainsi, peut-être devrais-tu trouver ce que tu veux de lui, ce qui t’attire?

Il se leva, bougeant un peu ses articulations, les pansements allaient tenir, c’étais bon.

-Merci beaucoup, dit-il simplement pour ensuite sortir de la salle de bain et aller au salon.

Rendu dans le salon, il laissa celle-ci tranquille. Le défi était là : dormir. Il se sentait un peu nerveux, l’Organisation était à quelques niveaux trop proches pour lui. Était-ce seulement ça? M-1012 ne le savait pas trop, probablement que ses plaies n’aidaient pas non-plu. Il devait trouver une manière de s’installer sans avoir mal, ce qui s’approchait de l’impossible avec son torse, sa nuque et son omoplate. Il regarda le plaid, le canapé, comment s’installer? Assit restait encore la meilleure mesure. Il prit donc place en grinçant un peu des dents, levant les yeux au ciel avec un air de : pourquoi je me suis charcuté comme ça moi? Pour la suite, c’étais plus compliqué. Réfléchissant un instant, il finit par appuyer ses coudes sur ses genoux et déposer sa tête sur ses poings fermés. Ce n’était pas le grand luxe, mais c’est ainsi qu’il aurait probablement le moins mal. Il se mit donc à somnoler pour se réveiller de temps à autre, regardant autour, puis se rendormant.
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MessagePosté le: Ven 27 Juil 2012 - 12:31    Sujet du message: Chez Roxanne Butler Répondre en citant

Jour 4
A l'aurore
 

Ce qui m'attirait en lui ? Voila une question sans réponse. Il était toujours facile de dire pourquoi on aimait pas elle ou telle chose. Mais quand il s'agissait de justifier une préférence, un amour... cela devenait presque mission impossible. Du moins pour moi.

Quand l'ami de Vaan fut sortit, je fermai la porte de ma chambre et alla me coucher, après avoir réglé le réveil à une heure relativement tôt, comparée à mes habitudes.

Le lendemain matin, après une nuit à ne pas dormir, à tourner et tourner encore dans le lit, je me levai de bonne heure. J'avais passé la nuit à réfléchir à bien des choses, et surtout aux dernières paroles du clone : montrer mon vrai visage à Vaan et trouver ce que je veux.

Bien avant que le réveil n'ait émis le moindre son. Je le coupai, alla prendre une douche froide pour mieux me réveiller et me dirigeai ensuite vers le salon. J'ouvris doucement la porte pour ne pas réveiller l'ami de Vaan. Il tournait le dos à tout, car il avait la tête tournée vers le dossier du canapé. Je ne savais donc pas si il dormait et je n'avais pas envie de le réveiller. Je fis donc ce que j'avais à faire sur la pointe des pieds. Je traversai le salon sur des oeufs. Une fois à la cuisine, je m’attelai à préparer le petit déjeuner. C'était pour moi, le repas le plus important de la journée. Mais... que pouvait bien manger un clone affranchi et blessé ?
Bha, il était chez moi après tout, il allait devoir se contenter de ce que je mangeai. Et ce que je mangeai sortait des habitudes des niveaux inférieurs. Je sortis toutes sortes de gâteaux plus colorés et sucrés les uns que les autres, préparai du café chaud, du chocolat chaud, des confiseries...

Alors que je mettais tout sur un plateau pour l'apporter au salon, le téléphone sonna.


- Zut, c'est qui à cette heure-ci, marmonnai-je.

Heureusement que j'avais oublié de couper le répondeur, celui-ci avait pu se mettre en marche dès la première tonalité. Seulement, j'avais oublié de couper le haut-parleur, alors le message fut déclamé dans le salon :

- Vous êtes bien sur le répondeur de Roxanne Butler, si vous tombez sur ce message, c'est, soit que j'ai  reconnu votre numéro et que je ne veux pas vous parler, soit je ne suis tout simplement pas en mesure de vous répondre. Pour la suite, vous connaissez la marche à suivre.... BIIIIP disait ma voix à l'enceinte du répondeur. Roxanne ?! c'est maman. Tu ne décroches pas ? tu ne veux pas me parler ? tu m'en veux encore ? Enfin bref, je t'appelle pour te dire que ce matin, le salon est fermé exceptionnellement pour les festivités. J'ai entendu ton père en rire hier soir et j'ai hésité toute la nuit à t'appel... le voila... j'espère que tu n'as pas fais exprès de me mettre sur répondeur, disait la voix de femme. tu fais quoi ? tu l'as pas prévenu quand même ? ça lui fera les pieds et lui apprendra la vie, grogna une voix rauque.

Je me précipitai et coupai le répondeur avant d'entendre la fin du message. Je croisais les doigts pour que l'ami de Vaan ne fusse pas réveillé par ces deux monstres qui me servaient de parents. Je jetai un coup d'oeil vers lui sans savoir si il était éveillé ou non. quelle honte...

Je retournai en cuisine et déposai le plateau sur la table du salon. Puis, je retournai dans ma chambre pour finir de m'habiller et prendre quelques accessoires pour le camouflage de mon hôte.



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MessagePosté le: Lun 30 Juil 2012 - 14:17    Sujet du message: Chez Roxanne Butler Répondre en citant



Ouvrant un œil au son du téléphone puis le refermant aussitôt, M-1012 fit semblant de dormir. Les parents de Roxanne semblaient du type intransigeant, dominant et qui se croient bien malin, enfin, plus pour le cas paternelle. La mère semblait bien intentionnée mais en aucune mesure de protéger sa fille de l’exigence du père. À quoi ressemblaient ses parents jadis? Ou plutôt, à quoi ressemblait les parents de Mikael? Était-il Mikael? Non, il n’avait pas de nombril, un code derrière la nuque, il était une clone. Mais ces souvenirs qui le hantaient rendaient la dissociation difficile. ID lui avait dit qu’au fur et à mesure que le temps avancerait, sa mémoire héréditaire prendrait le dessus pour le rendre en tout point comme l’Originel : souvenir, raisonnement, ainsi de suite. Il avait hâte que ce soit le cas mais le tout l’effrayait aussi : ces souvenirs étaient aussi remplit d’horreur et de regret, peut-être même de deuil ou de « mal du présent ».

Ce que Roxanne déposa semblait réellement bon et ce n’était pas une nourriture qu’il avait mangé auparavant : les clones mangent uniquement une mixture aqueuse nutritive qu’une machine leur sert dans leur chambre/cellule respective. Roxanne maintenant éclipsé à sa chambre, il osa une main vers un gâteau et y gouta. Le sucre le fit grandement saliver et il s’étonna même à ouvrir des yeux gourmands sur le reste. Avec un brin de retenu, il tenta de séparer mentalement le plateau pour évaluer la moitié des sucreries et commença à engloutir le plus poliment possible les aliments. Il venait de découvrir la chose suivante : Il était gourmand et il était un gouffre. Alternant café et gâteau, il fit un effort titanesque pour reposer le tout quand il entendit Roxanne approcher et fit passé ses joues pleines avec une gorgée de café tant bien que mal. Se raclant la gorge, donnant toute sa volonté, il dit simplement quand elle approcha :


-C’est excellent, merci beaucoup.

Visiblement, le clone usait de toute sa retenu pour faire preuve de savoir vivre et ne pas continuer à tout engloutir devant elle : son regard gourmand trahissait toute trace de retenu.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:30    Sujet du message: Chez Roxanne Butler

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