Imaginarium Index du Forum

Chez Vaan Adiel
Aller à la page: <  1, 2, 3, … 12, 13, 14  >
 
Ce forum est verrouillé; vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Imaginarium Index du Forum -> Archives de nos anciens RPG -> Metropolis Everest
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Siana
Fondatrice


Hors ligne


Inscrit le: 09 Déc 2011
Messages: 2 641
Mon rythme pour mes posts RP est: fort à très moyen selon IRL

MessagePosté le: Jeu 19 Juil 2012 - 21:19    Sujet du message: Chez Vaan Adiel Répondre en citant

Jour 2
Fin de soirée

 


Lorsque j'arrivai enfin à la résidence, en passant le portail sécurisé, je vis une voiture sortir de la grande cour. Cette voiture, c'était celle des propriétaires de la résidence. Les parents de Roxanne. Que faisaient-ils ici ? Ce n'était pas le jour de l'inspection de l'appartement de leur fille...

Bref, je ne cherchai pas de réponse, j'entrai et une fois dans le grand hall, je tombai sur Roxanne. Elle patientai devant l'ascenseur. La lumière clignotait, l'ascenseur arrivait. Je me stationnai à côté d'elle et attendis aussi. Je jetai un bref coup d'oeil vers elle, sans tourner la tête. Elle restait muette et immobile. Pas un regard, pas un son. Elle m'ignorait totalement.

Je ne pus retenir un sourire. Les mains dans les poches, j'attendais en silence. Puis un bip retentit et les portes s'ouvrirent. Roxanne y entra la première et je la suivis. Elle composa le numéro de notre étage et le silence de mort se poursuivit après le bip de fermeture des portes.

Arrivé à mi-chemin, je décidai de rompre le silence.


- J'ai croisé tes parents dehors. Ils partaient...

L'évocation de ses parents la crispa. J'en déduis que sa soirée n'avait pas été des plus agréables. Elle ne disait rien, se contentant de serrer fermement son calepin. Je le connaissais bien ce calepin. Elle y faisait ses dessins.

- Encore une brouille avec eux ? demandai-je. Ou alors je me trompe et tu refuses tout simplement de me parler... je comprend très bien. Je n'ai pas été des plus diplomates en te parlant la dernière fois.

Et je me tus. Nous arrivions au 3/4 du chemin. Roxanne avait le menton baissé, les yeux rivé sur ses chaussures. Je ne disais plus rien mais comme j'étais légèrement derrière elle, je pouvais l'observer sans qu'elle ne puisse le faire.
Roxanne était une petite bourgeoise snobinarde, capricieuse, narcissique, rancunière et possessive. il lui arrivait de pleurnicher, de bouder et de faire semblant de pleurer quand elle n'avait pas ce qu'elle voulait. Mais les larmes que je voyais tomber sur ses chaussures, elles me semblaient vraies.

J'avais peut-être du mal à la supporter, mais je n'étais pas un monstre. Si lui demander pardon pouvait la faire aller mieux... alors autant le faire.


- Si je te demande pardon, tu arrêtes de m'imposer ce silence ?

Là, elle hocha la tête de haut en bas, mais des sanglots, qu'elle devait retenir depuis un moment, se firent entendre. J'avais donc vu juste, son état... cela ne venait pas de moi mais d'eux.

- Tu... tu avais raison... on... on ne me considère pas comme...

- Une adulte ? complétai-je.

Les sanglots devinrent des pleurs et entre deux gémissements, elle hochait de nouveau la tête de haut en bas.


- Les amis de papa... mes parents... toi... personne ne pense que je suis une...

Je n'allais pas avoir plus d'explication, elle n'était pas capable d'aligner deux mots. Je soupirai et levai les yeux au ciel. Je me détestais déjà pour ce que j'allais faire... Mais bon, sa tristesse était sincère et me touchait. Ma fin de journée avait été bonne malgré le danger car j'avais pu approcher Mikael. Donc, le tout me fit faire un geste que je n'avais jamais fais pour elle, en deux ans.
Je m'approchai d'elle et la pris dans mes bras. Je lui frottai doucement le haut du dos, afin de la consoler. Elle passa un bras autour de moi et de l'autre, elle tenait fermement son calepin. Les larmes coulaient encore plus.


- Chuuuuuut, ça va aller, murmurai-je. Tu seras une femme quand le moment sera venu.

Ce ne devait pas être les bons mots car un sanglot plus gros arriva. L’ascenseur bip pour signaler notre arrivée.

- Viens, je t'offre un chocolat chaud.

- C'est pour les enfants, je dois plus en prendre si je veux...

- Balivernes ! répliquai-je en souriant. J'en bois toujours un le matin et suis-je pour autant un gamin ?

Je l'entrainai hors de l'ascenseur en la tirant par sa main libre. J'ouvris ma porte, la fit entrer et lui demanda de s'asseoir sur le canapé. Elle obtempéra sans dire un mot. Je me dirigeai vers ma chambre pour retirer mon manteau et mettre un T-shirt plus confortable que mon haut. En passant de la chambre à la cuisine, je vis que Roxanne s'était roulée en boule sur le canapé, le nez enfoui dans un coussin. Ses sanglots s'étaient atténué... du moins pour ce que j'entendais.
J'allai à la cuisine pour lui faire le chocolat chaud. Il me fallut une dizaine de minute pour le préparer, le temps de trouver deux tasses propres dans l'amas de vaisselle propre que je n'avais pas rangé depuis trois jours, de préparer le breuvage et de sortir des gâteaux. Quand je ressortis de la cuisine avec le plateau "réconfort de gros chagrin", je découvris une Roxanne endormie dans mon canapé. Demi-tour en cuisine. Je mis sa tasse dans le réfrigérateur, bus la mienne et rangea les gâteaux. Je retirai délicatement les chaussures de Roxanne et l'installa plus confortablement. Je pris le plaid polaire posé sur le dossier du canapé et le déplia sur elle. Puis, direction la chambre, pour une bonne nuit de sommeil.


_________________________________________________________________
Laure Dubois
Clémence Destrées
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: Jeu 19 Juil 2012 - 21:19    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Siana
Fondatrice


Hors ligne


Inscrit le: 09 Déc 2011
Messages: 2 641
Mon rythme pour mes posts RP est: fort à très moyen selon IRL

MessagePosté le: Ven 20 Juil 2012 - 11:55    Sujet du message: Chez Vaan Adiel Répondre en citant

Jour 3
Petit Matin


Lorsque j'ouvris les yeux, je sentis une agréable odeur de pain chaud. Sur le moment, je crus être en train de rêver. Je crus avoir affaire à un de ses rêves "souvenir d'enfance", avec Maria dans le rôle de ma mère. Je me frottai le visage, étira les bras et cherchai à tâtons la table de chevet. Je trouvai l'interrupteur et appuyai dessus. Le volet déroulant du puit de lumière s'ouvrit doucement. La lumière du matin envahit petit à petit la chambre. Je poussai les draps et me dirigeai vers l'armoire. Je l'ouvris, en sortit un uniforme propre et allai vers la salle de bain. L'odeur était bien réelle et s'accentuait près de la porte de la chambre. J'ouvris lentement la porte et jeta un coup d'oeil dans le salon. Là, je vis Roxanne préparer le petit déjeuner. Je l'avais complètement oublié... Sans un bruit, je refermai la porte et commençai à me préparer dans la salle de bain.
Une fois en uniforme, je quittai le coin nuit pour entrer dans le salon.


- Bonjour, dis-je à Roxanne, qui faisait comme chez elle. Tu vas mieux ? demandai-je, par pure politesse, tout en allumant la télévision.

Ses états d'âme, je m'en moquais un peu. J'avais des préoccupations bien plus importante.


- Bonjour Vaan, désolée pour hier soir, me répondit-elle en m'apportant sur un plateau, le chocolat chaud que je lui avais préparé la veille, chocolat qu'elle avait réchauffé, ainsi qu'un petit pain au raisin qu'elle avait dû trouver dans mes placard. Je savais pas ce que tu mangeais le matin alors... J'ai fais ça. Je me suis permise de fouiller dans ta cuisine.

Quelle mouche l'avait piqué ? Bha, je préférai ne pas me poser trop de question. Elle faisait un effort pour se comporter normalement et poliment. Mais chasser le naturel, il revient vite au galop !

- C'est très bien merci mais tu n'avais pas à faire ça, ajoutai-je en posant la télécommande pour prendre la tasse et le pain.

- Si si ! assura-t-elle en fonçant vers la cuisine pour mettre dans l'évier, une assiette sale.

Je vis que ma vaisselle propre, qui trainait depuis trois jours, avait été rangée. Décidément, sa transformation subite devenait effrayante ! Qu'importe, j'avais d'autre chat à fouetter. Je reportai mon attention sur les informations et je pris connaissance de cette histoire de femme cachant un mutant chez elle. Je fus assez étonné de voir que l’aventure d'ID et Mikael à l'orphelinat n'avait pas fais le plus de bruit au journal télévisé. 

Je buvais la dernière gorgée de chocolat chaud quand Roxanne s'approcha et me dit :

- Ils parlent peu du clone. Tu sais... celui qui a les mêmes yeux que toi...

La fin de sa phrase me fit frissonner et j'en avalai mon chocolat de travers.

- Les mêmes yeux ? répétai-je en faisant semblant d'être étonné.

Roxanne m'offrit un grand sourire et ajouta :

- Tu sais, si tu es un clone affranchi, je ne t'en voudrai pas et je serai prête à te cacher comme cette femme l'a fait avec le mutant !

Ébahi par son manque de jugeote, je lui dis :

- Si j'étais un clone affranchi qui devait se caché, me montrerai-je au grand jour comme ça ? Travaillerai-je ainsi aux urgences ?

- Heu... non... c'est vrai. Mais pourquoi as-tu les mêmes yeux que ce clone ?

Je ne savais que trop répondre. Parler à une grande partisane de l'Organisation, qui en plus, était aussi bavarde qu'elle, cela ne pouvait que m'apporter des ennuis.

- Ne t'es-tu pas demandé si ce n'était pas lui qui avait les mêmes yeux que moi ? répondis-je pour mettre le doute dans ses pensées.

Roxanne en resta perplexe.

- Fais quand même attention, me lâcha-t-elle en prenant ses chaussures à la main. L'Organisation réserve de bien mauvaises choses à ce clone en fuite. Cela me rend malade rien que d'y penser. Crois-moi... c'est pas beau à voir... Alors fais attention, il ne faudrait pas qu'il te confonde avec un clone. Promis !?

*De bien mauvaises choses ?*
me dis-je en hochant la tête de haut en bas pour répondre à son "promis".

Ma réponse semblait lui convenir car elle me souhaita une bonne journée et quitta l'appartement.  De bien mauvaises choses ? Pas beau à voir ? Roxanne n'était pas une menteuse. Elle ne savait pas mentir. Que voulait-elle dire par là ?
Je ne tardais pas à faire de même, mais avec une multitude de question en tête. Je pris la direction de l'hôpital, intrigué par les révélations non voulues de Roxanne.

_________________________________________________________________
Laure Dubois
Clémence Destrées
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Siana
Fondatrice


Hors ligne


Inscrit le: 09 Déc 2011
Messages: 2 641
Mon rythme pour mes posts RP est: fort à très moyen selon IRL

MessagePosté le: Mar 24 Juil 2012 - 20:37    Sujet du message: Chez Vaan Adiel Répondre en citant

Jour 3
Fin de soirée
    

Une fois arrivé, je garai ma voiture en vitesse sur ma place réservée et n'avais qu'une hâte : être chez moi. Mon entretien avec Intoccabile m'avait donné une fatigue morale intense et l'arrivée de Vendel m'avait achevé. Ce soir, j'allais me coucher tôt. A pas lent, je me dirigeai vers le hall d'entrée.

Là, j'entendis quelqu'un descendre les escaliers. Puis, je vis une femme débouler à toute allure. Elle fonça d'un pas décidé vers l'appartement du concierge. Elle frappa une fois, deux fois, trois fois, sans avoir de réponse. Et moi, je restais dans mon coin, à l'observer alors que mon ascenseur était déjà là.

Elle sortit du recoin et se posta devant une fausse fenêtre lumineuse. Les mains dans les poches, l'air totalement blasé, elle semblait attendre.
J'entendis la jeune femme grogner et se lamenter. Intrigué, je l'interpelai.


- Mademoiselle ? Un souci ?

Elle se retourna et me fixa.

  


- Ha ! Vaan ! s'exclama-t-elle. Tu tombes bien !

- Roxanne ! m'étonnai-je en reconnaissant sa voix. Mais tu es...

- Oui... je suis horrible comme ça je sais ! se lamenta-t-elle en boudant. Pas la peine de remuer le couteau dans la plaie. C'est encore une punition de mon paternel...

- Je pensais pas du tout à horrible. Au contraire, rectifiai-je. Je te trouve plus...

- Femme ?
me demanda-t-elle sans attendre la fin de ma phrase.

Je ne pensais pas à plus femme. Je pensais à plus naturelle et plus jolie. Mais si cela pouvait m'éviter de la consoler une nouvelle fois...


- Plus mignonne aussi, dis-je afin de mettre toutes les chances de mon côté et éviter un déluge de larme comme la veille.

Cela avait fonctionné car elle se mit à sourire et à sautiller de joie jusqu'à moi.

- Maintenant que tu ressembles à une femme, il va falloir te comporter comme telle et ne plus sautiller ainsi, dis-je gentiment.

- Je vais m'y essayer ! Mais avant... j'ai besoin de ton aide... Mon père m'a sortit ce midi et j'ai laissé mes clés chez moi. C'est lui qui a fermé et je me retrouve dehors. Le concierge refuse de m'ouvrir... il est chez lui, j'entends la télé. Mais je suis certaine qu'il refuse de m'ouvrir.

Si je pouvais éviter de me la retrouver une nuit de plus sur mon canapé, je pouvais bien faire l'effort de lui trouver sa clé. J'allais donc frapper chez le concierge, tandis que Roxanne s'était caché de lui. Il me fallut qu'un essai pour voir la porte s'ouvrir et obtenir un double des clés.


- Tiens, dis-je à Roxanne en retournant vers elle pour lui donner les clés. Demain tu devras la glisser dans sa boite aux lettres.

Elle me remercia et nous montions tous les deux à notre étage. J'étais fatigué et parlais peu. Je me contentai d’acquiescer de temps en temps, quand elle arrêtait de parler pour reprendre son souffle. Quand nous furent à notre étage, elle ne tenta même pas de s'incruster chez moi. Une première ! Peut-être que mon hypocrisie de tout à l'heure avait fonctionné. En tout cas, j'allais pouvoir passer une soirée tranquille.

Une fois chez moi, je pris un en-cas et m'affalai sur le canapé. Je repensais à ce que Intoccabile avait dit sur ma famille. Cela me redonna envie de sortir les vieilles photos... celles que j'avais annoté avec mes suppositions. Je m'assis sur le parquet et étalai par terre le contenu d'une petite boite métallique que j'avais sortit d'un coffre à souvenir, caché sous le lit. De la boite, j'en avais retiré des photos de certains membres de ma famille, où j'avais écris quelques commentaires. Et un vieille arbre généalogique, créé avec mon père quand j'avais 7 ans. Cet arbre avait fais un séjour sur le réfrigérateur de la maison, et avait donc subi quelques annotations. Ses bouts étaient tous abimé par l'usure. Et surtout par le feu qui avait ravagé et tué mes parents et ma grand-mère maternelle. Trois Stricosus tués en même temps, dans un incendie...




Couché sur le canapé, je regardai les photos et l'arbre.
Je regrettais de ne pas avoir des photos de mon père en aussi bon état que celles posées au sol. Les autres photos de mes parents et de ma grand-mère que j'avais étaient toutes dans un album, sous papier glacé et autocollant, afin de les préserver de l'émiettement causé par le feu. pour ce qui était de mes ancêtres, ces photos sur le sol étaient mes seules et uniques preuves de leur existence.
Je regardai donc les photos. En silence. je ne réfléchissais même pas. J'avais de temps en temps une pensée pour River. Sinon, c'était le vide dans ma tête. Pour une fois que ce n'étais pas dans mon cœur... Quoi que maintenant, je ne devais plus l'appeler le vide, mais le "Stimuli". Bref, je ne méditais pas. Je somnolais. Et rapidement, je m'endormis.

_________________________________________________________________
Laure Dubois
Clémence Destrées
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Siana
Fondatrice


Hors ligne


Inscrit le: 09 Déc 2011
Messages: 2 641
Mon rythme pour mes posts RP est: fort à très moyen selon IRL

MessagePosté le: Lun 30 Juil 2012 - 21:57    Sujet du message: Chez Vaan Adiel Répondre en citant

Jour 4
Matin
  

Bruit...
Bip...
Répétitif...
Ha ! C'était le réveil ! Mais son bruit était bien plus doux que d'habitude. J'ouvris les yeux et pus constater que j'étais dans mon canapé. Le réveil étant dans la chambre, son bruit jusqu'au salon avait été amoindris par la distance et la porte close. Mais pourquoi sonnait-il si tôt !? Je ne travaillais pas ce matin. Je n'étais de service que l'après-midi, à l'avant-poste des ambulanciers dépêchés sur les lieux du festival. J'aurai pu dormir jusqu'à l'heure du départ.
Je dus me lever pour aller couper le réveil. Au sol, je vis les photos et le dessin généalogique. Je m'étais donc assoupi en les regardant. Malgré le fait de dormir sur le canapé, mon sommeil avait été réparateur, calme, dénué de cauchemars ou de pensée étranges et résultants de ma visite chez Vendel. J'avais une plénitude inhabituelle en moi. Comme... comme quand le "stimuli" me titillait.


- Bha, probablement dû à hier, me dis-je en allant vers la cuisine pour manger.

Mais en passant devant l'entrée, cette sensation était légèrement plus forte. Je tournai la tête vers la porte et vis quelque chose sur le paillasson.


- Le facteur est déjà passé ! m'étonnai-je en regardant l'heure à ma montre.

Je m'avançai et me baissai pour prendre la lettre.

_________________________________________________________________
Laure Dubois
Clémence Destrées
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Gemini


Hors ligne





MessagePosté le: Lun 30 Juil 2012 - 22:04    Sujet du message: Chez Vaan Adiel Répondre en citant

La lettre était sans adresse ni marquée du nom de l’envoyeur. Lorsque celui-ci l’ouvrir, un papier beige s’offrit à lui. L’écriture était fine, féminine et attaché.

-Cher Vaan,

Désolée pour cette interruption ainsi que ce petit malaise occasionné par Vendel. Si tu le désires, je t’accueille ce soir à cette demeure dans le quartier moyen: 333, Avenue Delvis. Nous pourrons parler plus sereinement de tout cela. Je vais beaucoup mieux, pour ne pas dire que mon piteux état de hier n’est qu’un mauvais souvenir. Avec toute ma meilleure intention.

Intoccabile-
Revenir en haut
Siana
Fondatrice


Hors ligne


Inscrit le: 09 Déc 2011
Messages: 2 641
Mon rythme pour mes posts RP est: fort à très moyen selon IRL

MessagePosté le: Lun 30 Juil 2012 - 22:24    Sujet du message: Chez Vaan Adiel Répondre en citant

Intoccabile.
Elle acceptait donc de me revoir ! Ce fut même rapide. Et elle allait mieux. Tant mieux. Finalement, ma journée commençait bien !
Je déposai la lettre sur la table du salon et retournai vers la porte d'entrée. Décidément, cette sensation en moi me titillait encore un peu. Pourquoi ?

Je pris mes clés, ouvrit la porte et tomba nez à nez avec Roxanne. Elle ne venait pas frapper chez moi. Non. Elle rentrait chez elle. Que faisait-elle dehors à une heure si matinale ? Les virées à l'aurore, ce n'était pas son truc. Elle semblait ailleurs, elle n'avait pas fait attention à moi. Elle ne se retournait même pas. Je m'appuyais sur l'encadrement de la porte et l'observai. Pourquoi j'avais cette impression que mon "stimuli" était réveillé par elle ?
Je devais savoir pourquoi. Alors je l'interpelai.


- Bonjour Roxanne.

Je la fis sursauter. Elle se tourna vers moi et là, je vis son regard. Il avait quelque chose de changé. Ce n'était pas celui de la fille guillerette que je connaissais, il était plus dur. Comme exténué. Cela me surpris. Voire m'inquiétait.



- Bonjour Vaan, me dit-elle simplement, sans ses excentricités habituelles en trouvant les clés dans la poche de son manteau, qui n'était pas rouge, mais noir de jais.

Pas de fausses lunettes à montures rouge, pas de cheveux rouges, ni même de perruque ou de lentilles. Pas de petits sauts jusqu'à moi pour me tirer sur un bras ou essayer de s’engouffrer chez moi, malgré ma porte restée ouverte.


- Tu es bien matinale...

- J'avais des choses à faire dehors, me répondit-elle, toujours sur un ton monocorde, sans cette pointe stridente que je redoutais chaque fois qu'elle me voyait et m'interpelait au loin.

- Tu vas bien ? demandai-je, au cas où elle décidait finalement de se morfondre comme elle en avait l'habitude.

- Hmmh... oui. Juste fatiguée. Je vais aller me reposer. Bonne journée Vaan.

Et elle partit, elle rentrait chez elle et fermait sa porte. Elle partit. Sans une fantaisie ! Que lui était-il arrivé ? Pourquoi cette présence à la Stricosus dans le hall. Peut-être que cela venait du hall et pas d'elle.  En tout cas, cela n'expliquait pas son attitude si lointaine, si maussade... et si fatiguée et usée par un quotidien pesant. Une attitude qui ne ressemblait en rien à celui de la gamine excitée qui me servait de voisine.

Ébahit, j'avançai jusqu'au milieu du pallier et restai dubitatif devant sa porte d'entrée, qu'elle s'était empressée de refermer à clé. La présence dans ce pallier était forte. Je regardai autour de moi, je cherchai sans trop savoir quoi chercher.

_________________________________________________________________
Laure Dubois
Clémence Destrées
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Siana
Fondatrice


Hors ligne


Inscrit le: 09 Déc 2011
Messages: 2 641
Mon rythme pour mes posts RP est: fort à très moyen selon IRL

MessagePosté le: Lun 30 Juil 2012 - 23:01    Sujet du message: Chez Vaan Adiel Répondre en citant

Je soupirai. Je devais surement halluciner en ce qui concernait le "stimuli". Et l'attitude de Roxanne me perturbait, m'empêchait de me concentrer. Je m'avançai vers sa porte et voulut y frapper. Mais ce fut moi, qui fut frappé. Frappé par la poignet de la porte. Tâchée de rouge. Tâchée de sang presque sec.

La, une vague d'image me traversa l'esprit. Que lui était-il arrivé ? Qu'avait-elle fait ! Que devais-je faire ! Je tournai en rond sur le pallier. Un coup je m'avançai vers sa porte pour y tambouriner et la harceler de question, un coup je fuyais vers la mienne pour contacter la police. Que faire ? Puis je passai devant les escaliers. "Stimuli". Oui, un "stimuli" dans l'escalier.

Je pris donc l'escalier. Et le parcourut. La sensation me menait jusque dans la cour mais à mesure que j'avançai, cela s'estompait. Tout comme le sang sur la rambarde, qui diminuaient jusqu'à disparaitre en bas.

Une fois dans le hall, je sortis dans la cour. Plus rien. Plus de sensation. Je poussai la porte totalement vers l'extérieur pour la fixer à l'aimant permettant de la laisser ouverte. N'ayant pas mes clés, c'était le seul moyen pour ne pas me retrouver bloqué dehors. Mais quelque chose m'empêchait de pousser la porte jusqu'à la butée. Je regardai au sol et vis une arme à feu, je la pris.

Une idée horrible ne fit qu'un tour dans mon esprit.

Intoccabile déposant la lettre. Roxanne en mode "harcelons Vaan" sort avec une arme. Roxanne blessant Intoccabile avec son arme, sans faire le moindre bruit -détail qui me parut étrange- et Roxanne qui sort régler des choses. Régler quoi ? La dissimulation du corps de Intoccabile ? Et son air bizarre... cela ne pouvait venir que de là.

Le sang ne fit qu'un tour dans mon cerveau. 

_________________________________________________________________
Laure Dubois
Clémence Destrées
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Siana
Fondatrice


Hors ligne


Inscrit le: 09 Déc 2011
Messages: 2 641
Mon rythme pour mes posts RP est: fort à très moyen selon IRL

MessagePosté le: Mar 31 Juil 2012 - 08:57    Sujet du message: Chez Vaan Adiel Répondre en citant

Je rentrai chez moi avec une allure de zombie. Quelle mouche avait piqué Roxanne ?! Elle était si... si... Le bon mot ne me venait pas mais au fond de moi, je savais pertinemment quel mot utiliser. Elle n'avait rien de la gamine que je connaissais, celle qui pleurait pour un rien. Ce mot, c'était "femme".

Mais tout ceci ne m'aidait pas à comprendre pourquoi je ressentais quelque chose de typiquement Stricosus. Cette sensation diminuait petit à petit.

Je pris un seau et de quoi nettoyer les escaliers et je retournai sur le pallier. Je commençai par nettoyer la poignet de la porte de Roxanne.  Le sang... cela ne pouvait venir que de là. Après tout, notre stimuli n'était-il pas dans notre sang ? Mais pourquoi du sang sur la poignet de sa porte et pas sur la mienne ? Le Stricosus ici, c'était moi ! Pas elle ! Quel rapport entre elle et du sang de Stricosus ? D'ailleurs, à quel Stricosus pouvait bien appartenir ce sang ? Pas Intoccabile, c'était tout ce que j'espérai. Peut-être Mikael ou ID ? Des Stricosus que je connaissais, c'était les deux qui avaient été récemment blessés...

J'astiquai la poignet de la porte de Roxanne tout en tendant une oreille pour voir si je l'entendais pleurer. Mais non, rien, un grand silence. En un sens, pour une raison qui m'échappait, j'espérai qu'elle fusse en train de pleurer. Je n'espérai pas cela par sadisme, non... mais peut-être parce que je ne la connaissais que comme ça : soit en train de rire, soit en train de pleurer, et que pour moi, pour ce que je savais d'elle, c'était signe qu'elle allait bien. Mais une telle dureté dans le regard et dans la voix, c'était du jamais vu. Et si elle disait vrai ? Et si elle n'avait pas dit ça pour m'embêter ? Et si elle jouait un rôle devant moi ? Mais pourquoi avoir fait ça ? pourquoi avoir peur de me montrer ce qu'elle était vraiment ? C'était trop de question sans réponse. Et des questions sans réponses, j'en avais déjà beaucoup avant même que celles-ci n'arrivaient.

Après la poignet, je m'attaquai à la rambarde d'escalier. Quand je fus en bas, je vis la porte du concierge. Et je me souvins alors de la clé de Roxanne, qu'elle devait lui rendre. J'avais pas envie de la lui rendre. Je pouvais toujours en avoir besoin... pour voir comment elle allait ou juste pour...

J'allai donc voir le concierge et lui expliquait que je gardais la clé au cas où Roxanne en avait encore besoin, lui évitant ainsi d'être dérangé par la fille du propriétaire. Il vit cela comme une libération et me laissa la clé avec joie.

De retour chez moi, je rangeai ce que j'avais laissé par terre, la veille au soir. Puis, je m'assis dans le canapé et restai dans un silence de mort. Je réfléchissais. Parfois, je songeai à Roxanne, parfois à l'origine du Stimuli dans la résidence. Je n'allais pas bouger de là, du moins, pas avant l'heure pour aller travailler.

_________________________________________________________________
Laure Dubois
Clémence Destrées
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Siana
Fondatrice


Hors ligne


Inscrit le: 09 Déc 2011
Messages: 2 641
Mon rythme pour mes posts RP est: fort à très moyen selon IRL

MessagePosté le: Mer 15 Aoû 2012 - 06:57    Sujet du message: Chez Vaan Adiel Répondre en citant

Jour 4
Midi  

Quand je refermai la porte devant Roxanne, je ne pus m'empêcher d'avoir un sentiment de regret. Pourquoi ? Probablement parce que je regrettai de ne pas avoir notre conversation maintenant. Mais j'étais aussi inquiet. Que savait-elle exactement ? Dans quoi cela allait-il la mettre ? Au fond de moi, j'appréciai vraiment Roxanne. Elle était comme cette petite sœur que j'avais voulu étant petit et que je n'avais jamais eu. Cette petit sœur qu'il fallait protéger... C'était ainsi que je la voyais.

Je me changeai en quatrième vitesse, me débarbouillai dans la salle de bain et prit dans ma chambre un sac contenant des affaires de première nécessité. Le sac que j'utilisai habituellement lors des nuits de garde aux urgences. En retournant au salon, je vis que je n'avais pas éteint l'ordinateur. Il devait tourner ainsi depuis 2 jours. Je ne savais pas si j'allais rentrer tôt, alors je décidai de l'éteindre. En le sortant de sa veille, je vis qu'il y avait un nouveau mail. Moi ? avoir un mail ? A part les blagues stupides de Marshall, les mails du travail et les mails inutiles de Roxanne, je n'en recevais jamais.
Intrigué, j'ouvris ma boite mail pour le lire.


_________________________________________________________________
Laure Dubois
Clémence Destrées
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Gemini


Hors ligne





MessagePosté le: Mer 15 Aoû 2012 - 13:08    Sujet du message: Chez Vaan Adiel Répondre en citant

E-mail:
source: Le même e-mail que Vaan, comme s'il se l'était envoyé à lui-même.
Heure du e-mail: Juste un peu le début du combat de Marius Hollingberry, une dizaine de minute

"Bonjour Vaan,

Je crains que nous devons déplacer notre rendez-vous cet après midi, j'ai un contre-temps musclé. Je suis désolée, je te recontacte."




Journal Télévisé:

Pendant ce temps au festival, les choses avaient passablement mal tourné. Une fois le combat entre Utopia et triclope terminé, l’armée surgit de toute part alors que Marius saluait le publique en délire. À cet instant, M-1012 qui se tenait à ses cotés ne lésina pas. Tournant son shotgun vers l’autre clone, il lui envoya la tête en purée et sorti une bombe fumigène pour en plaquant Marius au sol. La scène où ils se tenaient ne fut pas transpercé d’un feu nourrit, ils voulaient ID vivant, ils voulaient «Intoccabile » vivante. Lorsque la fumée se dissipa, un grondement se fit entendre sous la scène et une moto sortie d’un faux coté à cet effet, le Gouvernement devait se mordre les doigts. Cependant, une des caméramans sur la route de la moto remarqua que la personne sur son dessus était seule et habillé comme le clone militaire. Le feu ouvrit sur M-1012, l’armée se mit à sa trousse. Il roula à toute vitesse vers une limite interne de cette part du niveau 5 pour tenter de freiner à temps, mais malheureusement, il allait trop vite. Sa moto bascula dans le vide immense qui s’arrêtait probablement vers le niveau des usines. Il ne fallait pas un génie pour juger cette chute mortelle. Cette manœuvre avait cependant donné le temps à ID de dégager, va savoir où il était maintenant. Les médias décréta M-1012 Mort jusqu’à preuve du contraire.
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 15:02    Sujet du message: Chez Vaan Adiel

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Ce forum est verrouillé; vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Imaginarium Index du Forum -> Archives de nos anciens RPG -> Metropolis Everest Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: <  1, 2, 3, … 12, 13, 14  >
Page 2 sur 14

 
Sauter vers:  

Index | creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
darkages Template © larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
© Design et Contexte général : Siana - crédits
Toutes reproductions (intégrales ou en partie) du contenu et du code sont interdites.